INSTRUMENTS ET OBJETS DE DESSIN
1036. Les instruments et objets dont on fait usage pour V exécution du dessin linéaire et du lavis sont : la règle, l'équerre, le té, le pistolet, Ir compas, le compas de réduction, le compas de proportion, le double décimètre, le raf)porteur, le tire-ligne, la plume, le crayon de mine de plomb, l'encre de Chine, quelques couleurs à l'eau, le godet, le pinceau à laver, le caoutchouc ou gomme élastique, l'éponge, la colle à bouche, la petite pointe, dite punaise, servant à fixer le papier sur la planche quand on se dispense de le coller, le papier, la planche sur laquelle on colle le papier.
Nous allons passer en revue les principaux de ces instruments et objets de dessin.
i037. L'ne règle doit être en bois (ordinairement de poirier ou de pommier bien sec), afin que sa légèreté permette de la faire glisser facilement sur le papier, et que sa rigidité s'oppose à toute flexion sous la pression de la pointe qui trace. Elle doit de plus être mince (0",003 au
Fig. 219.
plus)» afin qu*il soit facile de toujours tenir la pointe du crayon ou di: tire-ligne à la même distance de son arôte en traçant laf ligne; c'est pour obtenir le même résultat que le dessinateur doit promener le crayon ou le tire-ligne le long de la règle en le tenant toujours parallèle à lui-même.
Pour pouvoir tracer les lignes droites, il est nécessaire que Tarêtc de la règle soit bien dressée; ce dont on s'assure en vérifiant si cette arête peut coïncider avec une droite AB , ou mieux, l.i règle étant placée dans la position AliCD, en traçant une ligne dans toute la longueur de l'arête AB, et, la règle étant retournée dans la position ABG'D', en traçant une seconde ligne suivant AB. Si les deux lignes coïncident, c'est que Tarcte AB est droite. Ce deuxième moyen de vérification a l'avantage de doubler les quantités dont l'are ti: AB s'écarte de la ligne droite et, par suite, de les rendre plus visibles. 1058. Véquerre a la forme dun triangle rectangle. Comme pour la règle, elle doit être en bois mince, ot elle est percée d'uiî trou, appelé ceil de l'équerre, qui permet de la faire glisse) plus facilement sur le papier, et à l'aide duquel le dessinateur peut la suspendre quand il n'en fait pas usage. Comme le bois mince est sujet à se contourner, il faut éviter de placer l'équerre sur des objets mouillés ou chauds et de l'exposer au soleil. Dans l'industrie, les règles et les équerres sont ordinairement en métal, afin qu'elles ne se déforment pas quand elles so^nt choquées par des corps durs, et le plus souvent les équerres se composent de deux règles formant seulement les deux côtés de Tanglç droit, afin qu'elles puissent servir à vérifier si un angle dièdre saillant d'une pièce est droit, aussi bien que si cet angle était rentrant.
Le plus ordinairement les angles aigus de l'équerre sont de 3i*,5 eî 58^,5. Il y a des équerres dites à 46«», parce que les deux angles aigus valent chacun 45"; d'où il résulte que les deux côtés de l'angle droit sont égaux entre eux. Il y a aussi des équerres dont l'un des angles aigus a 30' et l'autre 60", et que l'on nomme équerre à hexagones, a cause do l'usage facile qu'en font les dessinateurs pour tracer les hexagones
Fig. tso.
On s'assure que les
Fig. 2SÎ.
arêtes d'un équerre sont droites en opéran*. comme pour la règle (1037), et l'on reconnaît que son angle est droit, en appliquant dans deux positions, comme l'indiquent les fiff, 221 et 222, un des côtés de cet angle contre l'arèfe MN d'une règle; si les lignes AC, AC tracées le long de l'autre côté de l'angle se confondent en
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n$ rmOISIÈME PAKTIB. — CiOBÉTItlX.
ufac Ui*imc droite Ai, c'est que l'angle e^t droit; la ^ fSBk i est ai'jindro qu'on droil, et la fig. iii montre ^n iicaii^tK.
1059. Le compcjf est un in^tninieat fbmé de dem bnnelio ifB, ‫ ordinairement en cuÎTre, i iiniii» nr me extpé-
iiiit<' au moyen d'un axe autour duquel elles peu» vent tiMiraer à frottement nî trop fort m trop faible, et amié^ à rextrêmîté libre d'une pointe fine en arier, dite pointe sèche. Quand le compas est einpioxtî pour tracer des arcs de cercle sur le papier, une des pointes sèches est remplacée par un porte-irayon on par un tire-ligne, dont on augmente au besoin la longueur par une rallonge mobile si le cercle à tracer est griai Lor5([ue le frottement de la lèle en compas est \ trop considérable, les branches fléchissent quand
\ on ouvre ou ferme le compas, et îl est éiflictie de
^c prendre exactement une longuenr donnée; quand au contraire il est trop iàiblr^ les pointes peuvent se rapproeher ou s écarter pendant qu*OB trace nn arc de cefde. On obtient un frottement convenable en serrant plus on moins un écrou dont est armé Taxe du compas. On reconnaît que la charnière d'un compas est bien ajustée, en ouvrant et fermant ientennent le compas; si Ton n'ol>serve aucune secousse, c'est que Ti^natement est bon. Dans ifes meilleurs compas. Tune des branches est à tète d'acier; comme c'est la tête qui pénètre dans l'autre, et qu'eUe est simple, on dit pour e:'tt(t raison que le compas est à simple d'acier.
1^0 ur conserver en bon état un compas, et en général tout instranenl; uiétaliique, il faut, immédiatement après sVn être servi, .FeMoyer tnvtc un Diorreau de peau de gant; sans cette précaution, l'acier et mente le i'ilMf peuvent s'oxyder en quelques jours.
Lorsque les cercles sont trop grands pour qu'on puisse le» tracer avec le compas ordinaire à rallonge, on a recours au compas à verge, qui w coiiiposo de deux embrassés ou coulisses mobiles le long d'une ràgie graduée*, eu un point quelconque de laquelle on peut le» fixer par une vis de pression. L'une des embrasses, qui est le plus souvent fixe, porte tuie pointe sèche qui se place au centre du cercle k tracer, et l'autre, qu'on peut fixer en un point quelconque de la longueur de la r^e, peut recevoir une seconde pointe sèche, ou un porte-crayon, ou un tireiigne.
NOTIONS DB DBftSIf».
IMO. Le compas de réduciûni, se compose de deux branches dVtgalc Pig. • m. loDgueup AB, CB^ mobiles autour d'un axe 0
placé en un point intermédiaire aux exlrémités, de manière que ces branches forment un compas à pointes sèches de chaque côté de Taxe. Une rainure pratiquée suivant Taxe de chaque branche permet d'y faire gHsser Taxe de rotation, et par suite de faire varier le rapport eatre les longueurs des branches des deux GompA». Coittme les ouvertures des compas sont proportionnelibs aux longueurs des branobe» (les deux triangles semblafaies MC et OBD donnen^t en elM A£ : BO := OA : Ôfi), lion oon^oit qu!on peut obtenir des ouvertures qui soient entre elles dans un rapport quel** conque. Uuq éahi^Ue gravée sur Tune dm branelie» indiifue le point ou l'on doit fixer Taxe d'articulation pour obtenir le rapport voulu de réduction*
SA les longueurs des branches n'étaient pas dans le rapport ifui a: été gravé, ce qui peut arriver par suite d'une mauvaise graduatien ou d'mi accident qui a obligé de naocouroir les pointes^ pour eëtBnir dea ouvertures qui soient dans un rapport donné, i : 'S par exemple, on traeerail» parles moyen» ordinaires (994), deux droites dont les longuouns fussent dans le rapport 1:3; puis on ferait par tàtannement glisser Taxe ducorapas jusqu'à ce que l'une des ouvertures étant prise égale àlalontgueur deTune des lignes, l'autre ouverture fut égale à la seconde lignc« et dans cette position de Taxe, une oui*erturo queloonque serait à Fouvei^ tme correspondante dans le rapport i!:3.de8 kmgueumdes lignée. Ultl. Le oomjms de proportion^ fondé sur le niètno- pninoipe que ie précédent, se compose de doute règles d'égale longueur^ réunies à une extrémité par une chamièdre dont l-aïae' est au point de concours des bord» intérieure dBs> deux règles* Les deux règles ayant été divisées eni parties d'égale longueur à partir de Tartieulatie»^ ai. l'on vont» par exemple,, aiiroir les 3/ 10 d'une longueur donnée, on ouvre lo compas jusqu'à oe que Iftdlstnuœ' des divisions marquées 10 sur If», deux règles aoiti égale à la longueur donnée, et la distaaee des diivisiena maitqjaées 3 est la longueur cherchée;
s. ÎS5.
328 TROISIÈME PAUTIC. — GÉOMETHIZ.
1042. Le rapporteur consiste en un demi-cercle , ordinairement en
corne transparente ou en métal évidé, afin qu*on Fig. î«6. puisse voir le dessin qui se trouve dessous. Le
bord ou limbe est divisé en 180 parties égales ou degrés, divsisés en demi-degrés. Le diamètre, base de l'instrument, qu'on appelle ligne defyù correspond aux divisions 0<» et 180". Le centre est indiqué par un point qui permet de le faire coïncider avec le sommet de Tangle à mesurer ou à rapporter. Une graduation commence à chaque extrémité de la ligne de foi, afin de n'avoir jamais à retourner
rinstrument, et de pouvoir lire immédiatement la valeur de l'angle et
celle de son supplément.
La description de l'instrument suffît pour faire comprendre comment
on en fera usage, soit pour mesurer un angle A'O'B', soit pour tracer
un angle A'O'B' égal à un angle.donné AOB (967, 1006).
1043. Un bon tire-ligne a ses lames ou palettes en acier, parfaitement égales, minces, sans cependant qu'elles fléchissent sous la pression que le dessinateur peut exercer contre la règle, ce qui ferait varier leur écartement, et par suite la largeur de la ligne qu'on trace.
L'encre de Chine s'introduit le plus souvent dans le tire-ligne en trempant celui-ci dans le godet, en ayant soin ensuite d'enlever avec le doigt l'encre qui est à l'extérieur des lames, laquelle s'attacherait à la règle et souillerait le papier. Mais il est préférable de se servir d'une plume dont le bout a été plongé dans l'encre; on ne risque pas ainsi d'émousser les extrémités des lames en les posant sur le fond du godet, et les faces extérieures ne se couvrent pas d'encre.
Le tire-ligne se tient de manière que les deux lames reposent bien uniformément sur le papier, et qu'il soit vertical ou très-légèrement penché du côté vers lequel on trace la ligrte, et on le promène lentement parallèlement à la règle en n'appuyant que légèrement sur le papier et contre la règle. Après s'en être servi, on le suce pour enlever l'encre qu'il contient, on l'essuie avec soin, et, les lames écartées, on le renferme dans la boîte. Chaque fois qu'on veut recommencer à se servir d'un tire-ligne, on en suce la pointe, ou au moins on la trempe légèrement dans l'eau; l'encre de Chine monte mieux entre les lames ainsi décapées et humectées.
Comme l'encre de Chine sèche très-vite, il faut la renouveler souvent dans le tire-ligne et il est bon de la couvrir dans le godet pour éviter son épaississement trop rapide.
Quand les pointes du tire-ligne sont émoussées par suite de l'usure ou d'un accident, on n'en obtient plus que des lignes très-irrégulières. Pour rajuster instrument, les lames étant rapprochées à l'aide de la vis, on égalise leur longueur en frottant le bout sur une ardoise ou mieux sur une feuille de papier d'émeri à la marque 00 du commerce; puis on arrondit le bout en faisant décrire une demi-circonférence au manche du tire^ligne.
NOTIONS DE DBSSIN. 329
Si la vis devenait difficile à tourner, on la lubrifierait avec une trèslégère goutte d'huile non siccative, telle que Thuile de pied de bœuf.
1044. Les crayons de mine de plomb sont les seuls employés pour le dessin linéaire; ils doivent être d'un grain fin et homogène, et tracer deslipes également noires; on doit pouvoir les taiUer fin sans les casser. Ceux du n* 3 lignes sont les plus convenables; pour les croquis et le dessin pittoresque ou d'ornement on emploie ceux des n*" 1 et 2 dessbiy qui sont moins fermes. On donne ordinairement la préférence aux crayons Conté; mais les crayons Gilbert ^ Faber et Walter sont trèsemployés.
Le classement des crayons se fait d'après leur dureté, les tendres portent le n' 4 ; mais il varie quelquefois notablement d'un fabricçint à l'autre; voici celui des crayons Gilbert :
N* i (BB) très-noir et tendre pour ombrer. '
N* 0 (HB) dur et noir pour écrire et dessiner.
N* i (F) pour ombrer moins noir.
N* 3 (H) dur pour les bureaux.
N*" 4 (HH) plus dur pour les ingénieurs.
N* 5 (HHH) très-dur td.
Le n* 4 (HH) nous fait un très-bon usage.
4048. L'encre de Chine n'est autre chose que du noir de fumée agglutiné avec une colle de gomme et de gélatine. Sa qualité dépend surtout du dégraissage complet du noir, auquel on peut suppléer en partie en versant la teinte d'encre dans une petite cuve en papier h gros grains, et en la faisant rouler sur les parties encore sèches du fond. La plus grande partie du noir gras qui forme une couche terne à la surface de la teinte reste adhérente au papier.
L'encre de Chine, qui est la plus importante des couleurs employées pour le dessin, doit être choisie de la meilleure qualité possible. Elle doit être très-dure et a cassure luisante et d'un éclat métallique.
En frottant l'extrémité d'un bâton d'encre de Chine sur l'ongle humecté, elle doit s'y étendre sans le rayer, c'est-à-dire qu'elle doit être unie et sans gravier, et la tache noire qui en résulte doit sécher rapidement, et être luisante avec reflet bronzé. Si au contraire l'encre est raboteuse et d'un noir mat, elle est de très-médiocre qualité.
Quand on délaye de l'encre de Chine, il faut frotter légèrement le bout du bâton sur le fond du godet en porcelaine, qui doit être bien lisse, et éviter tout mouvement brusque ou choc qui pourrait détacher du bâton de l'encre mal délayée.
Si l'encre délayée est trop épaisse, elle ne coule pas assez vite pour le mouvement du tire-ligne; si elle est trop claire, les traits ne sont pas assez apparents; dans les deux cas les lignes manquent de netteté.
Il faut essuyer le bâton d'encre de Chine après s'en être servi ; sans quoi son extrémité se gerce en séchant, et quand on s'en sert de nouveau, il s'en détache des parcelles et le délayage se fait mal. Le linge employé ne doit pas laisser de duvet adhérent à l'extrémité du bâton. ^
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330 TROISIËU£ PARTIE. — GBOMÉTRIC.
VencTO qui a séché dans le godet, ne doit pas être enqil^ée une seconde fois; elle se délaye mal, eaule dificilement dans le tiee-lîgne, et de plus elle a perdu sa qualité indélébile; ainsi en lavant par dessus les lignes qui en sont tracées, elles déteignent et salissent le dessin.
L*enere ordinaire à écrire attaque les palettes du tire-ligne» ooula trop fort et ne peut donner des traits uns et purs.
I4>4B. Les pineeaux dont, on fait ordinairement usa^ pour le lavia sont montés dans une plume de cygne qui a de 0",00& à 0*^007 de diamètre intérieur près du piaceau. Les meilleurs sont en poil de martna; ils sont plus fermes et plus élastiques que ceux en petit gris; uitde ces derniers du prix de i fr. 50 vaut environ o fr. en poil de martre.
Prenant un pinceau par Textréraité supérieure de La plume, le trempant dans un verre d'eau, puis Le secouant en frappant Tautre extMtuiia de la plume sur le doigt, il doit faire parfaitement la pointe. De plus, si après ravoir trempé dans Tcau on le courbe en Tappuyant sur le bord du verre, et qu'on le fasse glisser, en quittant le verre il doit reprendre subitement sa forme primitive. Si à ces deux épreuves le pinceau se déforme, et si au lieu de faire la pointe il fait la fourche, c'est qu'il a été mal fabriqué ou qu'il manque d'élasticité.
Pour se servir d'un pinceau, on le garnit d'une hampe, petit manche en bois, en ivoire ou en pointe de porc*épie, et pour exécuter un lavis» il est nécessaire d'avoir deux pinceaux montés sur La môme hampe ; l'un, celui qui fait le mieux la pointe, pour poser les teintes, et l'auti» pour y ajouter l'eau nécessaire pour les fondre et lea adoucir. Ce dernier ne doit jamais, servir à prmidre une teinte, il doit toujours restftP propre et trempé d'eau, afin qu'il soit tout prêt quand on en veut faira usage. 11 faut éviter de se servir d*un bon pinceau pour délayer dâ» couleurs.
Après s'être servi d'un pinceau» il faut le laver ai^c soin dans de l'eau claire, et le secouer légèrement pour chasser l'eau qu*il conticoit et lui. faire reprendre sa pointe; sans ceLa, il se déforme en séchant, il est difficile à nettoyer quand on vent s'en servir de nou\H3au, et bientùt on ne peut plus l'employer pour des dessins soignés.
1047. Le papier employé pour le dessin linéaire doit avoir le plus d'épaisseur possible, être d'un grain fin et être bien collé. Le papier à /a forme, qui est fait feuille par feuille, est préférable k celui fabriqué à. ia mécanique^ qui ne résiste pas assez au frottement de la gomme élastique. Les feuilles de papier a la forme se distinguent par leun» bords minces et inégaux appelés ébarbvres. Celles de papier à la mécanique sont coupées nettement sur tout leur contour.
Le papier à la forme qui porte des tUagrammos transparenta pamllèlcs et espacés de 0",03 environ est dit vergé.
Ccst surtout quand il s'agit d'exécuter ua lavis soigné qu'il fiaui ap^porter une grande attention dana le choix et.la.codasenv^ition du papier. Le grand^aigle vergé convient pour les études simples^, et. le grandr* aigle vélin, à grain» est préférable pour les dessins plus compliqués, il doit être sans taches ni grattures, d'une épaisseur uniforme, d'ur
KOnONS M DESSIN. 311
giain un et r^ulier,. ot de plus être bien H unifonnéitteiit coUé. Le pqiier à la marque WJiatinaa est tro^-eniployé, mais il o»à(te moitié ca ms an papier ver^
Dimeff^ions des fpmUe^ êepoj^er emplotfées pour le étesshr:
Grand-monde.
sur 0",90
JésuBk-
0%7Û. sur ^aô
«caiidMgle. .
«r,Jo
Grand^reiflin. .
Plombier. . .
Petitrniisîiu . .
C]iapelet. . . .
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Carre. . . . . .
«> ,»:i 0^ ,Aa
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Ces papiers, goiIBBIo le papier ovcUnatre k écrire, dit papier écolier^ se lirreatau eommerce en mains de 25 feuilles et en rames de 20 mains. 1048» La planche à dess^iner doit être en bois tendre et bon^ogène, tel que le peuplier et le tilleul; elle est ^*** *^^" emboîtée en hêtre ou en chêne, et elle
doit être parfaitement plane. De plus, ses côtés doivent être bien dressés et perpendiculaires entre eux si Ton veut faire usage du té.
L-c té est composé d'une règle bien ajusiée à an^le droit sur une tête plus épaissii forn^ant une joue qui s'appuie conslamïuenl roAire k» bords de la planche. Le té, en remplaçant la règh^ et réqueiTO, permet de tracer très-rapidement des droites parallèles el perpendiculaires entre ellc.«. C'est surtout en architecture qu'il est trè.semployé.
DESSIN UNÉAmK.
1M8. i)è:< que le dessin exige quelque précision, et surtout s'il doit recevoir des teintes de quelque étendue posées avec le pinceau, lo par pier doit être collé sur la planche à l'aide di' la colle à bouche.
Pour coller une feuille de papiei-, on l'étalé sur la planche; avec uue éponge fine imbibée d'eau, on en mouille toute la surface, k lexoeptioA d'une bande de û",03 environ tout autour; quand le papier est bien pénétré par l'eau et qu'il n'est plus mouillé, on passe l'éponge exprimée sur la bande de 0'",03, en évitant de trop humecter celle-ci, car mouillée eafiore par la colle k bouche, elle sécherait plus lentement que le centre de la feuille, et le papier se décollerait.
La feuille étant convenablement humide, on la retourne de manière que la face mouillée soit appliquée sur la planche; alors, k l'aide du bâton de colle k bouche humecté d'eau ou mieux de salive, on comniencc par coller la feuille sur une étendue de 0*,03 a 0~,04 vers le Qùlieu d'un de ses petits côtés; on en fait autant au milieu du côté opposé; pois successivement, en tendant toujours coavenablomcnt la ffiuiUe, aux milieux des grands côtés et aux quatra angles,, et enfin on
colle les parties intermédiaires. La surface du bâton de colle étantrendue convenablement gluante en le trempant dans Teau ou en Fagitant entre les lèvres, on en frotte le dessous du papier sur une laideur de 0*,006 environ ; on applique sur la planche la partie de papier lubrifiée, et dessus on pose un morceau de papier un peu fort, sur lequel on frolU* vivement avec Fongle ou avec tout autre corps dur, tel qu'un couteau à papier ou un manche de canif.
Plus Topération du collage est faite rapidement, moins le papier est sujet à goder. Une fois la feuille collée, on la laisse bien sécher, et lentement; une trop forte chaleur pourrait la faire décoller, en la tendant trop brusquement avant que la colle fût sèche.
1050. Tracé des directrices. Quand la feuille de papier est sèche, de ses quatre sommets A, B C, D comme centres, avec un même rayon un peu plus grand que la moitié de AD, on décrit quatre arcs de cercle qui
se coupent deux à deux en E, F; de *^' ces points obtenus comme centres,
A n avec un même rayon plus grand que
hY
la moitié de EF, on décrit quatre autres arcs de cercle qui se coupent en G et H. Menant EF, GH, ces droites, appelées directrices, sont perpendiculaires entre elles (973), elles divisent la feuille de papier en 4 parties à peu près égales, et elles sont d'un grand secours, tant pour disposer convenablement les différentes parties du dessin sur la feuille, que pour donner de Texactitude au dessin lui-même. Les directrices se tracent au crayon seulement, et on les efface quand le dessin est passé à Fencre.
Les lignes d'un dessin de machine, et surtout d'architecture, jetant pour la plupart parallèles et perpendiculaires entre elles, on les dispose sur la feuille dc»manière qu'elles soient parallèles aux axes EF, GH, et pour tracer Tune quelconque IK de ces lignes, on mène toujours une parallèle à Taxe EF, et non à une droite LM tracée précédemment, afin de ne pas ajouter k l'erreur qui a pu être commise en menant la parallèle LM, (îelle que Ton peut commettre en traçant IK (977). Sans cette précaution, on s'expose, après avoir mené quelques lignes, à avoir des droites qui s'écartent sensiblement du parallélisme, et le dessin est trèsinexact.
Quand on a plusieurs parallèles à mener, il convient de fixer la position de chacune d'elles par un point, puis de les tracer toutes sans que réquerre mobile cesse d'être en contact avec la règle ou l'équerrc ûxe; on n'a ainsi qu'une seule fois à faire coïncider l'arête de Téquerre avec l'axe EF ou GH.
Quand on fait usage du té (1048), les directrices n'ont plus la même importance, puisqu'elles ne servent alors qu'à diviser la feuille de ^ pier en 4 parties à peu près égales; aussi se dispense-t-on souvent de les tracer, et dans le cas contraire on les trace directement avec le 1^,
nns les déterminer par des arcs de cercle, on les place seulement le mieux possible an milieu de la feuille de papier.
1081. Échelle du dessin. Lorsque Tobjet (ju'on représente est de petite dimension, chacune de ses piirties est représentée en vraie grandeur par le dessin, et Ton dit que le dessin est de grandeur naturelle ou de candeur d^ exécution; cette dernière expression est surtout usitée dans les ateliers.
Lorsque les objets qu*on représente sont de grandes dimensions, on ne peut plus les représenter en vraie grandeur sur la feuille de papier; alors le dessin n*est qu'une figure semblable à l'objet, c'est-à-dire que le rapport de chaque dimension du dessin à la dimension correspon-
dante de l'objet est constant (998). Selon que ce rapport est -, -, --...,
1 i i on dit que le dessin est à Véchelle de -, -, -tr." ^^^^ ^^ pratique, selon
M 5 lu
qu'an mètre de longueur est représenté sur le dessin par 4 décimètre, f centimètre, 23 centimètres, 1 millimètre, etc., au lieu de dire que l'é-
14 4 4 chelle est de i» ïââj i» tsâô' ^*^-» ^" ^'* '® P^^^ souvent qu'elle est
de ! décimètre^ 4 centimètre j 25 centimètres, 4 millimètre, etc., pour mèlre. ^
Quand l'objet qu'on représente est très-petit et très-détaillé, pour la clarté du dessin, on adopte un rapport d'échelle plus grand que 4, et selon que ce rapport est égal à 2, 3, 4..., on dit que le dessin est au double, triple, quadruple.,, de grandeur naturelle ou de grandeur d'exécution.
L'échelle d'un dessin se trace au bas de la feuille, et on la représente
par une ligne droite sur laquelle on porte c A B ^es longueurs égales
*•* '^"'*[, 1 2 j 4 P représentant chacune
un décimètre, un mètre, 400 mètres, etc.,
selon les dimensions de l'objet représenté. L'échelle étant de j^ {Jig 229j,
chacune de ses divisions est égale à un centimètre et représente an mètre.
Le 0 de l'échelle se place au premier point de division A, et l'on di-
▼ise l'intervalle AC en 40 parties égales, représentant chacune — de
l'unité figurée par AB; c'est un décimètre dans la figure.
Pendant l'exécution du dessin, l'échelle sert a donner à toutes ses parties les dimensions convenables, et après elle permet de retrouver les dimensions de chacune des parties du dessin ou mieux de l'objet représenté. Ainsi, ouvrant les branches d'un compas d'une quantité ^pleàl'une des dimensions du dessin, et faisant glisser Tune des pointes jusqu'à ce qu'étant placé en un point de division de l'échelle, l'autre
Fif. 229.
TI101SIÈ1I£ PAIITIK. — GÉOMÉTniS.
pointe tombe entre A et C, le nombre de mètres indiqué par ia pramièBe pointe, plus le nombre de décimètres et parties de décimèlKe indiiiiié par la seconde pointe, cs^t la dimension de Tobjet figuré «itr le de^ein par Touvepture du comfMus; par ««emple, cette dimenmon est de il^^iS» si la première pointe étant placée au noialire A de réciielle, la seconda tombe au imlinu de TiniervaUe des dini8ion8 3>et4 de AiG k partir en point A.
Les fractions des inlervalles des diviaions de àC me fieiAvoïkt être qu'apf^roximatives, et Ton conçoit qu'on peut oenunettre de ^aves erreurs quand le rapport de Téchelle est très-petit, comme pottr les traeéit de routes, chemins de fer ou canaux, et «a général pour tous les plana topographiques. Afin d'obtenir plus d'exactitude, on adopte la dispos!*
tien do la^^r. 230, qui représente une échelle de mqââ» soit2 cpntimèlros
pour 100 mètres.
Âuai points €, A, B... oa élève des perpeodiculaipes à CB; aur Ak' o»
Fig. 230.
rt r
porte 10 longueurs égales, et par les points de division on mène des parallèles à GB; on prend A'a égal au dixième de X'C ou de AC; on joint Aa, et par tous les points de division de AC on mène des parallèles à \a. Une oblique quelconque Aa s'écartant de la perpendiculaire AA' menée
{ par son pied de quantités qui augmentent de — de A'a (de 1 mètre dans
la figure) en passant d'une parallèle a CB ii la voisine, cette échelle, bien exèoutée, donne exactement les dixièmes de A'a, i^ approximattvoment une fraction de ces dixièmes.
Ayant ouvert les brancliesdu oompaa d'une quantité égaie à.unc dimension du dessin, on place une des pointes sur un point de division de AB, de manière que l'atitre pointe tontbe en A et C; puis, en tenant toujours la première polnle sur la perpendiculaire à AB, on fait monter le compas parallèlement à lui-même jusqu'il ce que la seconde pointt^ rancontpe une oblique à AC. -Bupposanl^ qu'^après ce moujvemant Time des pointes soit en o et l'autre en h, la dimenaion cherchée «est de i90 + iO + 6 = St46 mètres; les £00 mètres ^oat indiqués par ia fiar^ pendtcolaire o, les 40 mètres par l'oblique A, et les 6 mèiiiea (par Ja pe^ rallèle à AB. Si la scconde.pointe avait rencontré l'oblique ft«ntfe<li^st^.
NOTIONS VE Dxssnt. 33S
par la distance du point de rencontre an pomt %, on ffnrait jugé approximativement le nombre de décimètres qn*il faut ajouter *à 846 mètres pomr avoir la dimension cherchée.
Il convient que les échelles soient tracées sur lafeuîlîeméme du dessin, afra que les retraite on altongements du papier ^e ftissent indistinctement sentir sur le dessin et sur les écîïeHes. 'La pins grande variation du papier se produit quand on coupe lu feuille, qu'on avait es la précaution de coller sur une planche, afin de la bien tendre pour fticilitpr Texécution du dessin.
Cependant les échelles iopograpkiques [jfig. 990} sont généralement (gravées avec le plus grand soin sur des règles en cuivre ou en rvoire.
liMSÎ. Quoique l'échelle permette de trouver les dimensions des différentes parties d'un dessin, en mécanique et en architecture on écrit ces dimensions sur les objets représentés; elles prennent le nom de cotes, et un dessin doit en général être coté avec le plus grand soin avant d'être remis au constructeur, pour lui faciliter son travail et éviter les erreurs.
WB. Ocmnd les directrices et Téchelle sont tracées, on fait le desstJi m^cray&n, complètement et btcc exactitude; sans quoi on s'expose ii finre des erreurs en passant à Tencre, et en somme on ne gagne rien fomme temps. Il faut éviter de trop se servir de la gomme, qui graisse 1p papier et empêche Tencre de Chine de marquer.
Bans Texécution d'un dessin, il est important de commencer par établir avec soin dans les proportions voulues 'les lignes principales, tettcK qne celles de plus grande hauteur et de plus grande largeur. Elles déterminent les points extrêmes et principaux, qui sencnt avec elles de guide pour tous les détails du dessin.
WS4. En fossamt tm dessin à Venore, on suit le même ordre d'exécution que pour l'esquisse au crayon; on répète ainsi les mêmes constructions, et Ton «'aperçoit plus facilement d'une erreur qu'on a pu cmniaettre dans le travail au crayon. On doit s'attacher à faire les lignes <^lc8 dans toute leur étendue, convenablement fines, et d'une teinte H>ncre uniforme pour tout le dessin.
Le n^oi^ des courbes entre elles ou des courbes avec des droites doit dtre sens pli wij&rrëL Aussi, quand on a a raccorder une courbe avec une droite, doit-on tracer lu courbe avant la droite.
C'est toujours un inconvénient que de gratter sur un dessin, et quand il y a nécessité de le faire, il convient d'attendre que le dessin soit coniplétement passé ii Tencrc; car aux endroits grattés le papier boirait, et («soignes qu'on yiraceraît ne seraient pas nettes.
C'est surtout quand le dessin doit être lavé qu'il faut éviter de gratter on de «e servir de la gomme-ponce; le papier absorberait la teinte aux endroits grattés ou efiiicés, et il en résulterait des taches qu'on ne pourrait réparer. Dans ce cas, avec une éponge douce imbibée d'eau très- 'laire, on forme unegootte reeoiivrant totalement la partie h effacer, et «pand eelk-Ksi eut convenablement détrompée, c'eet-îv-dire après 2 ou 3 mimite», on passe l'éponge dessus, légèrement et à plusieurs reprises.
33S mOlSlÈMB PARTIK. — ciOMÉTKIB.
jusqu'à ce qu*elle ait disparu ; alors on lave la place avec de l'eau trèsclaire, et on laisse sécher le papier.
Comme cette opération altère le papier, il est l>on d'encoller la partie épongée, au moyen d'une légère eau d'alun, qu'on passe dessus à l'aide d'un pinceau. Cette dissolution se prépare en mettant dans un verre on morceau d alun avec une petite quantité d'eau, et en remuant jusqu'à ce que celle-ci prenne une saveur saline assez prononcée. Une dissolution trop chargée donne un dessin sec et dur, et trop faible elle n empêche pas le papier d'absorber les teintes.
I0)S5. La forme et les dimensions des corps se représentent en géDéral par les projections de leurs lignes de contour sur deux ou un plus grand nombre de plans, en ayant recours à des traits de force ou à des cnibres, qui permettent de distinguer facilement les pleins, les creux, les saillies, en un mot tout le relief des corps.
Le plan d'une machine, d'un bâtiment, d'un terrain, etc., est la projection, sur un plan horizontal, de la machine, du bâtiment, du terrain, etc.
La projection sur un plan vertical, d'une machine, d'un bâtiment, etc., est appelée élévation^ que l'on désigne souvent sous le nom de vue; l'élévation ou la vue est dite de face quand elle est la projection de la face principale; elle est au contraire dite de côté ou latérale ^ quand elle est la projection d'une face latérale.
La section faite par un plan est dite horizontale ou verticale, selon que ce plan est horizontal ou vertical. Une coupe verticale est encore dite longitudinale ou transversale^ selon le sens suivant lequel elle est faite dans l'objet qu'on représente.
La coupe verticale d'un terrain se nomme profil. Le profil fait suivant Taxe d'une route, par exemple, se nomme profil en long; ceux faifc transversalement sont des profils en travers. 4056. En dessin géomctral, on suppose que la source lumineuse est
le soleil, et qu'elle est située à Tinfini, c'est-à-dire que ses rayons sont parallèles entre eux. On suppose de plus que les rayons lumineux arrivent inclinés de haut en \ bas, de gauche à droite et de l'ar-
46*r. rière à l'avant du spectateur, cl
'"^ T que de plus si Ib et l'b' sont les projections d'un rayon, ces droites font des angles de 45* avec la ligne de terre LT. Ainsi les rayons lumineux sont parallèles à la diagonale d'un cube dont une face est paral- ^ lèle au plan horizontal et une autre
au plan vertical.
Diaprés ces conventions, ayant les projections d'un corps, il est tou* loian facile de déterminer quelles sont celles de ses faces qui sontéclai*
Fig. 232.
fc'e
réeSf et par suite de tracer les trait»- de force, que Ton place sur les arêtes saillantes qui séparent une face éclairée d'une face qui est dans rombre. Ainsi Tauge représentée par la^^r. 231 a en projection horizontale des traits de force sur les arêtes bc, cd, gh^ giy et en projection verticale sur les arêtes b'f, J'e'\ toutes les autres arêtes sont en traits fins. Les arêtes en creux, telles que km^mn^ kg,., sont toujours en traits fins. Les arêtes cachées, telles que e/, Ar'm'... sont en lignes pointées.
Les traits de force sont motivés par la considération que Ton admet qu'il n'y a pas d'arêtes vives dans la nature, qu'elles sont toutes plus ou moins arrondies, et que par suite quand elles séparent deux faces, l'une éclairée et l'autre dans l'ombre, elles sont privées de lumière et se projettent suivant de petites bandes noires.
Gomme on le voit dans l^fig, 231, les traits de force montrent bien si une partie du corps représenté est en creux ou en relief.
Lorsque deux faces adjacentes d'un coq)s sont parallèles au rayon lumineux, on met un trait de force sur leur arête commune, afin que le dessin rende mieux le relief, quoique cette arête ne soit réellement pas dans l'ombre.
La fig. 232 représente un cylindre creux avec l'application des traits de force. En menant a la base des tangentes parallèles à la projection horizontale ri du rayon lumineux, on a les limites a, 6, c, d, des traits de force; quand la base est circulaire, ces limites sont mieux et plus facilement déterminées en menant par le centre une droite ah perpendiculaire à ri, et par suite faisant un angle de 45' avec LT. Les traits de force se ter^ minent en s'amincissant, et se raccordent avec les traits fins en arrivant à la ligne ab.
La ligne ^qui limite la projection d'une partie arrondie, sans être la projection d'une arête saillante séparant une surface éclairée d'une surface dans l'ombre, ne doit pas recevoir de trait de force; cela permet de distinguer de suite, à la simple inspection d'une projection, si la section de la pièce est polygonale ou courbe.
gf est un trait de force, qu'il convient d'amincir aux extrémités, afin de faire sentir le relief qu'a le corps vers son milieu. C'est également pour faire sentir le relief des pièces ou des parties de pièces l'une sur l'autre, que dans l'ensemble d'un dessin les traits de force devraient être d'autant plus faibles qu'ils représentent des arêtes plus éloignées pour la projection verticale et situées plus bas pour îa projection horizontale. C'est ce qu'on néglige le plus souvent de faire dans la pratique. 1037. Ordinairement les écritures d'un dessin sont en « CAPITALE » pour le titre général du dessin, en « Romaine » pour le titre particulier de chaque dessin, et en « Italique » pour les écritures à l'intérieur, telles que légendes ou notes. La position et la hauteur des écritures se
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338 TROISIÈME PA&TI£. — GtoMÉTRIE.
déterminent par deux lignes parallèles tracées an crayon, ^ un deasi* nateur qui n'est pa» liabik écrivain doit les» esquisser au crayon avant de les faire à Tencre.
la^d. Copie des dessins. Si le dessin doit être reprodint à la imème échelle, il Faidc du compas on rapporte successivemont >sur la feuille de papier, Ics^axes, les points principaux, puis les détails. Quand le dessin e^ terminé au crayon, on le passe à Tencre.
Quand dans un dessin à reproduire il y a un conÉoiur sinueux qui n*a rien de géométrique, on a recours à une droite du-debsin ou, si cela est utile, à une droite auxiliaire, sur laquelle on abaisso des perpendi^ culaires d*autaat de points du contour qu'il est nécessitire. Ayant ro* produit la droite et les perpendiculaires, on a des points qui petoMltent de tracer le contour.
Au lieu d'avoir recours a des perpendiculaires, on peut reporter sur la copie un point quelconque du contour en le considérant conime«étaiit le sommet d'un triangle qui a pour base la droite auxiliaire. Avec denx conipas, un dans chaque main, on prend à la fois les distances du point considôrô aux extrémités de la base du triangle, et Ton reporte simultanément ces distances sur la copie, ce qui donne sans tracé le point considéré, qu'on ne fait d'abord que marquer légèrement avec la pointe de Tun des compas.
La reproduction des dessins à la mèine échelle se fait le plus souvent sur un papier rendu transparent à Faide d'un vernis gras ou gommeux, ou sur un calicot très-fin, imprégné d'un vernis gras, séché et laminé. Le dessin obtenu se nomme calque^ il est fait sur du papier à calquer ou de la toile à calquer. Ayant étendu une feuille de papier à calquer ou de papier-toile sur le dessin, on reproduit directement celui-ci en en suivant les contours avec le tire4igne ou la plume.
Quand il n'y a pas d'inconvénient, on peut obtenir promptement la copie d'un dessin, en appliquant le modèle sur une feuille de papier, et en piquant avec une aiguille les points principaux en nombre suffisant pour pouvoir faire ensuite tout le tracé avec facilité.
Si le dessin doit être reproduit k une autre échelle, après avoir dessiné cette nottvôlle échelle sur la feuille de papier, comme au n° 1051, on lui rapporte ies différentes parties du modèle, et on les dessine au fur et a mesure qu'on les obtient à la nouvelle échelle. Le compas de réduction (1040) permet d'obtenir très-raprdement à une autre échelle la reproduction d'un dessin. Ayant pris une dimension du modèle avec nn côté du compas, il suffît de la repiorter sur la copie nvec l'autre c64é. Le compas de proportion (1041) peut aussi être employé à cet e^ fet; ukais moins avantageusement que le précédent
La reproduction à la même échelle ou à une éohaUe plus grande ou plus petite, d'un dessin très-chargé de détails ou de contours qui n*on4 rien de géométrique, se fait avantageusement par la méihode des cat^ reaux. On renferme le dessin k reproduire dans \m iwdtangle qu'on divise en carrés égaux, et l'on reproduit le rectangle divisé ^n earreaux k U nouvelle échelle; dans la/^. 333 la reproduciion se faisant dnns-
le rapport 3 : 5, on a pris ab = 3/5AB, et ad == 3/5A*D (095). Celk^ait, on
"1 iTTrfTj.,LS
dessine de proche en proche dans les carrés successifs du second cadre tous les détails qni se trouvent dîhis les carrés correspondants de Torigintl.
Si l'on veut conserver intact le modèle, il suffit de le recouvrir de papier à calquer, sur lequel on établit le système de carreaux.