‹ Introduction à la science de l'ingénieur Aide-mémoire des ingénieurs, des architectes, etc. Partie théoriqueChapitre 234 sur 346 · INSTRUMENTS. LEUR USAGE · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS. LEUR USAGE

1516. D'après Texposé que nous venons de faire des principes sur lesquels repose le lever des plans, on voit que Ton a constamment :

r A déterminer sur le sol une ligne droite, ou plutôt une ligne se projetant sur un plan horizontal suivant une ligne droite : c'est ce qu'on appelle tracer un alignement;

^ A mesurer la longueur d'un alignement, ou mieux de sa projection sur un plan horizontal;

3" A mesurer l'angle de deux alignements, c'est-à-dire l'angle formé par les projections de ces alignements sur un plan horizontal.

1517." Jalons et balises. On fixe un alignement au moyen dejalonsy que l'on plante de distance en distance dans le sol. Ce sont des baguettes de 1",30 environ de longueur, appointées à l'extrémité qui doit pénétrer dans le sol, et fendues à l'autre pour recevoir un voyant ou feuillet de papier qui les rend visibles à une certaine distance.

Pour les opérations d'une certaine importance, comme pour le tracé d'une route, les jalons sont des piquets ferrés par le pied, et peints alternativement dans leur longueur en couleurs éclatante^ ordinairement rouge et blanche. Souvent même, pour faciliter l'opération et en conserver la trace, quelques jalons sont remplacés par de grands signaux appelés balises ; ce sont de grandes perches, au sommet desquelles on fixe souvent un petit drapeau.

494 SIXIÈME PARTIE. — LEYEll DES PLANS. ARPENTAGE. NIVELLEMENT.

1518. Tracé d'un alignement, i* Si de Tune dee extrémités A de Ta-

lîgnement on peut découvrir Tautre

^' ^^^ Bou au moins un jalon planté ver-

-, ticaiement en B, Topérateur place

J I j I u» second jalon en A; puis, dirigeant

A t) c B un rayon visuel sur la ligne qui

anît les jalons A et B, il en fait planter d'intermédiaires par un aiée, en commençant par le plus rapproché de B, et en continuant successivement par ceux qui s'en éloignent davantage. L'aide étant vers le point C, il présente le jalon verticalement et l'avance à droite ou à gauche, d'après les indications que lui fait de la main l'opérateur, qui se tient à une certaine distance en arrière du jalon A. Quand l'opérateur s'est assuré, en visant tangentiellement aux jalons alternativement à droite, k gauche et même psr les sommets, que le jalon est bien dans l'alignement, il fait signe à l'aide de le planter dans le sol. Cela fait, on opère de même pour le jalon suivant D et successivement pour tous les antres. V Quand de l'une des extrémités A^ B onjne peut voir un jalon ou un

Fig. 333.

signal quelconque placé à l'autre extrémité, ce qui arrive, par exemple, quand les points A et B sont séparés par une élévation de terrain, deux opérateurs qui remplissent en même temps les fonctions d'aides, en opérant comme dans le cas précédent, placent simultanément^ par un double tâtonnement, l'un le jalon D dans l'alignement GA, et l'autre le jalon G dans l'alignement DB. Les deux alignements AGD et CDB ayant une partie commune CD n'en forment qu'un seul AB.

On opérerait encore de la même manière si, voulant agir en toute rigueur, les extrémités A et B étaient séparées par une vallée profonde, quoique de A on pût distinguer un jalon placé en B.

Remarque. Il se présente des cas particuliers où l'on est obligé d'avoir recours à d'autres moyens pour placer les jalons d'un alignement; mais ces moyens seront mieux compris quand nous connaîtrons les instruments dont on est alors obligé de faire usage.

Fjg. 334.

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