‹ Introduction à la science de l'ingénieur Aide-mémoire des ingénieurs, des architectes, etc. Partie théoriqueChapitre 239 sur 346 · LEVERS AU GRAPHOMÈTRE · texte numérisé non relu

LEVERS AU GRAPHOMÈTRE

iS4&. A l'aide du graphomètrc et de la chaîne, on peut opérer par cheminement (1337), en mesurant les c6tés avec la chaîne et les angles avec le graphomètre (i3î5).

i544. Lorsque la surface du tens^^in est partout accessible, on applique la méthode par rayonnemeni (i33&), en mesurant, bien entendu, les angles ave« le graphosnètre. Il est évident que le centre de rayonnement peut encore être un sommet du polygone à lever.

1345. Le le&er au grcvphoinètre par intersections est usité dans les cas de terrains inaccessibles, mais découverts (1342).

1346. Lorsque le terrain est couvert de bois ou de constructions, et même s'il est inaccessible k son intérieur, on l'entoure d'un polygone,, appelé polygone iopo^taphigue ; on lève ce polygone par cheminement (idtô), ou eneore par intersections s'il est découvert (1345) ; puia, prenant ses côtés pour bases, on lève le contour du terrain. Cette dernière partie de l'opération se fait ordinairement avec Téquerrc (1340).

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5ii

LEVERS A La boussole.

Fig. 358.

1547. La boussole fournissant les moyens de mesurer un angle (iô3l). Ton cençoit (fu'avee cet instrame»! onpeu^ résomire tes néraes proUèmes qu'avec le graphofuètre ; mais comme elle donne la valeur de» angics avee beaucoup moixiâ de précision que ce dernier instrulaenfc, elle n'est guère d'un bon usage que pour le lever des détails, à regard desquels la positMn précise est généralement beaucoup moins importante que La rapidité des opérations.

L'ineertitttde ées indications fournies par la boussole donne, plus encore que pow le graphomètre , une grande importance aux diverses vérifications propres à manifester Tinexactitude des résultats. Ainsi, pfflir un contour polygonal complet, la somme des angics trouvés doit é^e égaie à U somme des angles du polygone (618).

Le» mineurs et les fore»tie»8 font un usage presque exclusif de la

boussole, a cause du moyen commode qu'elle leur fournit pour dé-

tensiiner le» diireelifiins de» galeries d'une mine ou des chemins d'une

ibnt

Supposan» qn'ii s'agiâse delevvr ub£ getorie de mine. On &xe par des

jaioA» l'axe ABCI>£1»' de la galerie, el établissant s«uece»âiveineiitla boussole aux aoonnets A,B)G,D... ée eet axe^ on détenaiae Les angle» pAB , pB€^ pCD... (1331).

Un point A de l'axe de la galerie ayant été rapporté à la surface du sol à laide d'un puits, si toutefois il n'est pas à l'entrée à ciel ouvert de la galerie, on trace AB sur la surface du sol en faisant usage de la boussole.

La mesure de AB de la galerie permet de déterminer le point B de la'^ surface du sol. La boussole établie en ce point B permet de tracer BC; puis on détermine Le point C, et l'on continue ainsi de suite. L'axe étant tracé sur la surface du sol , on peut tracer les parois de la galerie dont on a mesuré les distaBces à droite et à gauche de l'axe souterraili aux différents points de cet axe.

Pour rapporter le plan de la galerie sur le papier, on fait {Jg. 359) l'angle pab égal a l'angle pAB {Jig. 358 ), et on prend la longueur ab représentant AB à l'échelle adoptée. On fait ensuite l'angle p^c =rpBC, et l'on prend 6c représentant BC à la même échelle. Continuant ainsi de suite, on rapporte tout l'axe de la galerie, dont on peut ensuite rapporter les parois après avoir mesuré leurs distances à l'axe aux différents points de la longueur de cet axe. *

5lt nxobn tkwra. — LEvn des flahs. AtmiTAGB. nTBLLnnvT.

Fig. 3«0.

IXfEtA A LA PLAHCHSTTE.

1548. Méthode par cheminement (1343). Soit ABGDE le contour du

terrain ou le polygone topognn phîque à lever (1346). On établit la planchette au sommet A, et on trace Fangle a = A (1332); puis on prend sur ses côtés des longueurs oe, ab qui représentent £ et ÂB à une échelle convenable pour que le dessin puisse tenir sur la feuille de papier. Cela fait, on établit la planchette au sommet suivant B, de manière que b corresponde à B, et que ba soit dans Falignement BA; puis on trace bc dans la direction BC, et l'on prend bc proportionnel au côté BC. Une aiguille plantée au point b facilite beaucoup le placement et la manœuvre de Talidade. On met ensuite la planchette en station aux sommets suivants en opérant comme en B, et à Tavani-demier sommet D le polygone doit se fermer en e si Ton a bien opéré.

1549. Méthode par rayonne^ ment (1344). Comme, par ce moyen, on ne met la planchette en station qu'une seule fois, il convient toujours de l'employer quand la surface du terrain à relever est accessible et décou-^ verte. La figure montre du reste assez comment on opère.

i5»0. Méthode par mterseciions (1345). En prenant pour base un

Fig. Ui,

Fis. m.

côté de polygone [fig. 362), ou une droite tracée dans l'intérieur du po-

LEVER DES PLANS

Fîg. 394.

lygone (Jig. 363), et mettant successivement la planchette en station à chaque extrémité de cette base, on peut opérer par intersections. . Dans le cas où le polygone serait inaccessible, mais découvert, en

prenant une base MN sur le terrain accessible, duquel on peut apercevoir tous les sommets du polygone, on peut encore opérer par intersections.

On fait quelquefois usage de la planchette pour relever les détails d'un plan dont le canevas a été levé au graphomètre ou au cercle (1325, 1334). Pour cela, on emploie la méthode par intersections, en prenant pour base un des côtés du canevas. Cependant c'est avec réquerre qu'ordinairement on relève ces détails (1340).

PLANS PARCELLAIRES. ÉCHELLES.

iSSl. Plan parcellaire. Pour dresser Tensemble d'un avant-projet de route, de chemin de fer ou de canal, on se sert ordinairement des levers cadastraux. Ensuite, sur le terrain, on lève la zone qu'il faut acquérir pour établir la voie. Comme chaque parcelle de terrain sera payée d'après les indications de ce plan, on conçoit qu'il doit être fait avec la plus grande exactitude. L'administration prescrit de dresser ces plans parcellaires a l'échelle de 0",001 pour 1 mètre, et l'on inscrit sur chacun d'eux les noms des communes, et les lettres qui désignent les sections dans lesquelles le cadastre a divisé chacune d'elles.

Chaque parcelle porte en outre :

1** Lé numéro d'ordre qui lui a été assigné dans sa section cadastrale;

2« Sa dénomination locale ou vulgaire, s'il y a lieu;

3« Son genre de culture ;

4** Le nofn du propriétaire inscrit a la matrice cadastrale, ainsi que celui du propriétaire actuel et du fermier, locataire ou usufruitier;

5* Un second numéro d'ordre écrit en rouge et correspondant à celui que porte la même parcelle sur le tableau récapitulatif destiné au règlement des indemnités.

Il est également commode d'indiquer sur le plan la contenance à prendre sur chaque parcelle, et celle qui restera libre après l'exéculion des travaux.

On figure avec soin sur le^ plans parcellaires les murs, fossés, halos et autres clôtures, les chemins d'exploitation, les ruisseaux, et en général tous les objets qui peuvent avoir de l'influence sur la valeur des propriétés ou sur le dommage qui leur sera causé.

A cause de Tenquète publique k laquelle les plans parceUaires sont soumis dans les mairies, on les dresse, et quelquefois même on les scinde par commune.

15^2. Échelle des plans (1051). Des instructions administratives prescrivent d'adopter exclusivement dans le service des ponts et chaussées, pour les plans proprement dits, des échelles dont le rapport soit

simple, c'est-à-dire, selon le cas, j^, ^, ^, g^. j^. ,

Lorsque le terrain est vaste, on le divise en plusieurs parties; on fait un plan spécial de chacune de ces parties avec tous ses détails, et, k une éclielle plos petite, on dresse un plan d'ensemble pour indiquer la disposition relative des feuilles de détails. Les échelles sont ordinairement :

*-jjr pour les plans spéciaux de peu d'étendue, -^^ pour le plan d'ensemble ;

..^.- pour les plans spéciaux de moyenne grandeur, et ■ ■- pour leur

ensemble;

. ' pour les feuilles de détails de la carte de France, et pour

Tensemble de ces feuilles.

Pour les plans des portions de villes, bourgs ou villages a£fectées au passage d'une route, comme ils doivent conserver les limites du terrain affecté à la circulation et la trace des alignements adoptés pour les constructions riveraines, on les fait à l'échelle de ^^x:;.

Les plans d'ensemble des bâtiments et des travaux d'art en général s'exécutent souvent à l'échelle de—. Quant aux détails, on les dea-

sine à l'échelle de ^,1,1 oui.

Pour les machines, les ensembles se dessinent assez ordinairement à

l'échelle <^*^ ôk ^" ôâ» l^s détails à celles ^^ ta» î? ou r, et les dessins

que le chef d'atelier remet a ses ouvriers sont habituellement de grandeur d'exécution.

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