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Pour des cotes supérieures, on fixe le voyant sur la division deux mètres de la première échelle ; là il* est solidaire avec la règle A', et il est indépendant de celle Â, qui ne s'élève pas jusqu'à ce point. On desserre la vis du collier inférieur C, les deux règles deviennent indépendantes, et Ton peut faire monter à volonté la règle A' et par suite le voyant.
L'extrémité de la règle A' ne descendant que jusqu'au sommet du talon T, une seconde échelle, faite sur la face latérale de la règle A, et qui commence à l'extrémité inférieure de la règle A', sert à évaluer de combien le voyant s'est élevé au-dessus de la cote deux mètres. Le collier G', qui se meut avec la règle A', avec laquelle il est solidaire, porte, comme celui G, une échancrure dont une arête verticale sert encore à évaluer les millimètres.
Comme la règle A' peut coulisser de i",80 le long de la règle A, il en résulte que l'on peut mesurer des cotes s'élevant jusqu'à 3",80.
Quand on fait usage du niveau d*eau,' le voyant n'est ordinairement divisé qu'en deux rectangles, l'un rouge et l'autre blanc, séparcS par une ligne de foi horizontale ; mais avec les niveaux à lunettes, il convient d'employer la première forme, dont le trait vertical doit coïncider avec le fil vertical de la lunette.
1403. Manœwûre de la mire. Le porte-mire la repose sur le sol par sa pédale, et il la tient dans une position aussi verticale que possible ; avec un peu de pratique et d'attention il ne tarde pas à la placer toujours dans une position convenable. Quand elle penche à droite ou à gauche, l'observateur peut s'en apercevoir à simple vue, ou en se guidant avec le fil vertical de la lunette ou même avec le côté de l'une des fioles du niveau d'eau, et il en avertit le porte-mire en portant la main du côté opposé, la distance qui les sépare excédant généralement la portée de la voix.
L'opérateur indique au porte-mire de monter ou de baisser le voyant en élevant ou en abaissant la main à plusieurs reprises ; il a soin de diminuer l'amplitude et la vitesse de ses mouvements à mesure que le voyant approche davantage du point de visée, afin que le porte-mire prenne plus de précautions pour ne pas dépasser ce point.
Pour indiquer qu'il faut faire usage de la coulisse, l'opérateur porte la main au-dessus de la tête et il l'élève à plusieurs reprises. Alors l'aide fixe le voyant à la cote deux mètres, il desserre la vis du collier inférieur G', et il fait monter la règle A' et par suite le voyant d'après les indications qui lui sont faites.
L'opérateur indique que le voyant est au point convenable, par un mouvement horizontal de la main; alors le porte-mire le fixe avee la vis G ou G'; il remet la mire en place, et l'y maintient jusqu*à ce que l'opérateur lui indique par un dernier signe que le coup a été bien donné.
L*opérateur se fait lire à haute voix la cote par le porte-mire; puis il se fait présenter la mire, et il contrôle la première lecture, dont il avait préalablement écrit le résultat au crayon.
Fig. 4t3.
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1404. Mire parlante. Pour éviter fcoutes les causes d'erreurs auxquelles est sujette la mire à coulisse, soit dans la lecture de la cote, soit dans la fixation du voyant, et supprimer la manœuvre, toujours assez longue, de celui-ci, M. Bourdaloue, conducteur des ponts et chaussées, a imaginé de diviser la mire d'une manière assez a^yparente pour que Topérateur puis&e viser directement sur les divisions sans Iq secours, d'un voyant, et lire lui-même la cote.
Après bien des essais, la disposition que M. Bourdaloue paraît préférer, consiste en une règle en boi& de O'fi^ environ de largeur, divisée en parties égales de 0",04, alternativement rouges et blanches. Ces parties sont, réunies par groupes de 5, équivalant par conséqueut à deux décimètres. Chaque groupe n'occupe que la moitié de la largeur de la règle, dont l'autre moitié porte un gros chiffre indiquant le nombre entier des groupes qui se trouvent en dessous. Les groupes de rang pair occupant la gauche de la mire et ceux de rang impair la droite.
Comme on voit la mire renversée, les chiffres qui s'y trouvent ont la téte^ en bas, afin qu'on les voie droits, ce qui facilite la lecture. Les chiffres de la. seeonde dizaine portent un point en dessous; ceiuL de la troisième en ont deux, et dans l'évaluation des cotes par la méthode Ëgault, le nombre àes points est celui des mètres qui entrent dans la cote. Avec cette disposition, si l'on ne donnait qu'un coup de niveau, pour avoir la cote, il faudrait doubler le chiffre correspondant écrit sur la mire, ce qui donnerait des décimètres, quadrupler les petites divisions entières comprises entre ce chiffre et le point visé, ce qui donnerait des centimètres; puis enfin évaluer la portion de petite division, infé^ rieure au point visé, et faire la somme des trois résultats. Ainsi 1&
ligne de visée aboutissant en AB, qui correspond aux -- de la division Diy, la cote est (r,70 x 2 4- ^,04 x ^ +^,04 x | = l-,50a. Cette
évaluation n'est pas sans qfuelques difficultés., qu'on évite par l'application de la méthode de M. Ëgault (1^9), qui consiste, dans ce cas, non à prendre la moctié de la somme des cotes données par les deux, coups de niveau, mais k évaluer ces cotes en considérant les chif&es de la mire comme exprimant des décimètres, et les subdivisions comme valant deux centimètres, et à faire la somme des deux cotes trouvées pouB avoir la cote réelle. Ainsi la ligne de visée du premier coup aboutissant
en AB, on mscrit sur le carnet la cote 0,70 -f 0,02 x 2t + 0,0» x - = 0,7{ia;
retournant le niveau et la lunette, et donnant le second coup, dont la
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ligne de visée aboutit en A'B^ qui correspond aux y de la division D^D*',
la seconde coie a inscrire sur le carnet est (K'775, et Le coup r^el est 0>7aa 4- 0,775=: 1-^20.
Les mires parlantes ont ordinairement 3 mètres de longueur; elle** se replient en leur milieu à Taidc d'une charnière pour la facilité du transport. On a mente porté la longueur jusqu'à « mètres. Qitelquelbis OBL fait usage de deux mires. Tune avant, Tautre arrière, qui peuvent au besoin être réunies bout a bout au moyen de boulons réunissant des tètes a oreilles.
Afin de pouvoir placer verticalement des mires aussi longues, elles sont garnie^ d'un fil à plomb, dont s'occupe le porto-mire, qui n'a pas de voyant à mouvoir. Du reste, comme la lecture du coup de niveau est très-rapide, on peut prendre, comme se rapprochant le plus de la verticale, le plus petit de ceux qu'on lit pendant que la mire oscille.
La division de la mire en centimètres paraît devoir être au premi<*r ajbord la plus convenable; mais des intervalles aussi petits sont à peu près cachés par le fil de la lunette, et il est difficile d'évaluer les millinaètres. Quelle que soit l'incertitude qui existe dans l'appréciation des parties d'intervalles de 0",04, d'après plusieurs operateurs, la mire parlante a une supériorité incontestable sur celle h coulisse, tant sous le rappivrt de l'exactitude des résultats que sous celui de la célérité des opérations.