Tweedie, System of Practical medicine, vol, V, pp
nées; c’est un système d’uniforme absurde comme celui qui a amené la défaite complète du 12° Caméroniens, à son arrivée en Chine en 1841; c’est l’incurie grâce à laquelle le 18 hussards a été décimé par le choléra à Secunderabad, où, malgré les protestations que le corps médical ne cesse de faire entendre depuis 1818, on persiste à loger les soldats dans des baraques qui ont « dans l'Inde tout entière une réputation épouvantable #. » Il faut s’arrêter dans cette énumération. Citons encore, pour terminer, le temps qu’on a mis à savoir que l’ipécacuanha est un spécifique contre la dyssenterie, qui fait tant de ravages parmi nos troupes de l’Inde.
« Le voyageur brésilien Marcgrav et le médecin Pise « (1648), qui ont introduit l'usage de l’ipécacuanha dans la « médecine européenne, avaient explicitement déclaré que « prise par doses d’une drachme et au-dessus, la poudre de «ce médicament constituait un spécifique contre la dys- « senterie. Mais personne ne se servit du renseignement « jusqu'en 1813, époque à laquelle M. G. Playfair, chirur- « gien au service de la Cie des Indes, attesta par écrit l’effi- « cacité de ce remède pris aux doses indiquées. En 1831, «le Medical Board de Madras publia plusieurs rapports « émanés de médecins et établissant les effets marqués « de l'ipécacuanha, pris d'heure en heure par 5 grains à la « fois, Souvent jusqu’à concurrence de 100 grains dans un « laps de temps très-court. Quelque poids qu’eût ce témoi- « gnage, il était destiné à avoir le même sort que les autres, « et on n’en à tenu aucun compte jusqu’au jour tout récent « où ii à été remis sous les yeux du gouvernement indien, « qui fait en ce moment de vigoureux efforts pour introduire « la culture de l’ipécacuanha dans les districts de l’Inde qui « conviennent à cette plante 2, »
Ainsi, malgré la gravité du mal et bien que l’attention des autorités de l’Inde fût attirée périodiquement sur le pressant besoin qu'on avait de ce remède, près de soixante ans se passèrent avant qu'on prît les mesures nécessitées par æs circonstances 3,