‹ Introduction à la théorie de l'énergieChapitre 17 sur 28 · VITESSE · texte numérisé non relu

VITESSE

moyenne

de p.

quadratique.

Ul

VITESSE moyenne.

Ces valeurs sont relatives à la température de 0°, ce que nous indiquerons en affectant de l'indice zéro les lettres p, V, W. Les valeurs relatives à une autre température 6 peuvent s'en déduire avec le secours de la loi de Gay-Lussac, exprimée par la formule

P.^ Ap(n-a6),

où k et a désignent deux constantes dont il faut d'abord préciser la signification.

En faisant 6~:o", et ayant égard à l'équation (2), on voit

LES MOLÉCULES. l6r

de suite que la première, A:, a pour valeur

elle est les deux tiers de la hauteur à laquelle s'élèverait la molécule, animée de la vitesse Wq suivant la verticale et n'étant déviée par aucun obstacle (*).

La seconde, a, désigne w/i nombre abstrait divisé par i^^ puisque 6 est un nombre concret exprimant des degrés, et que le produit a6 est homogène avec le nombre abstrait i. On sait qu'elle est la même pour tous les gaz, et sa valeur classique (*) est

o,oo3665 j, I ,> «

' d'oii -=iox ^73=:273^

Si l'on pose

on tire aisément des équations précédentes

relation qui exprime que les vitesses V ou W sont proportionnelles aux racines carrées des valeurs de T, et permettra de les calculer pour une température donnée 6.

La fonction auxiliaire T s'appelle la température absolu^

(') Pour Tair atmosphérique, on a Wo=485'", et la hauteur dont il s'agit est de douze kilomètres. Ce serait celle de l'atmosphère si aucune molécule ne possédait de vitesse supérieure à W,. Mais il yen di presque 5o pour 100 qui sont dans ce cas.

(') D'après une discussion des faits aujourd'hui connus, la valeur la plus probable serait

?i = î-> d ou - = 27i''/i

{Comptes rendus, 1876, t. LXXXII, p. 4^0 )•

JorFFBBT. — Énergie, 11

l62 NOTE A.

et son point de départ, c'est-à-dire la température centigrade de — 278°, s'appelle le zéro absolu. En dépit du qualificatif, dont quelques personnes ont été dupes, il ne faut voir dans ces deux couples de mots que des métaphores donnant à la loi de Gay-Lussac une forme imagée et souvent commode, mais non des réalités physiques, même à titre d'approximation ou de limite. Car s'il nous était possible d'abaisser une masse gazeuse à la température de — 273°, nous la verrions se liquéfier bien avant d'y arriver, et nous n'aurions plus, ni vitesse W, ni loi de Gay-Lussac. D'ailleurs, cette loi n'est qu'une/or/nw/e empirique ou d'interpolation, et les formules de cette nature perdent toute valeur dès qu'on sort des limites entre lesquelles ont été faites les expériences dont elles sont la représentation.

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