CHAPITRE VI. ÉTLOn PES FONCTIONS '\O
en désignant par z un nombre compris entre a et.// ; pour rpic l'on ait I /' (z) I > A, il sulfil de choisir ./; de façon que l'on ait
l/(-'-)l>l/Wi + l'--l-^.
ce qui est certainement possible, puisque | /(■/") | grandit indéfiniment quand ./; s'approche de .'',. Désignons maintenant i)ar A,» A,, .... A„, ... uno suite de nombres j)Ositifs telle que l'on ait lim. A„ = -r- X ; par a,, a,, ..., a„, ... une suite de nombres in-
térieursà l'intervalle (a,./;,) tels que l'on ait lim a„ —■ .'■, ; désignons
enlin i)ar ç„, le nombre | déterminé comme on Aient de l'expliquer en prenant a =^ a„, A = A„ ; on aura
»n < Il < ■'■i, I /' il,) 1 > A„,
ces inégalités elles hypothèses faites sur les suites dont <i„ et A„ sont les n"" termes mettent en évidence la vérité de la proposition énoncée. 11 est bien clair que si, à l'intérieur de l'intervalle [a, .r,), la dérivée /' (.r) est soit toujours croissante, soit toujours décroissante, on aura, pour les valeurs de ./,■ intérieures à cet intervalle, soit lim. /" (.'•) r= + ce , soit lim. /' (./;) ^= — ce.
Il est clair auss? qu'on aurait un théorème analogue pour le cas où la fonction/ [x) augmenterait indéfiniment, en valeur absolue, quand ./; tend vers Xi par des valeurs plus grandes que Xi.
235. — Les règles que j'ai maintenant en vue concernent la recherche de la vraie valeur d'une fraction •'—W dont le numérateur et le dénominateur s'annulent ou deviennent infinis pour une même valeur de x.
Plarons-nous d'abord dans le premier cas, et supposons que les fonctions /(.a;), '^ (x) soient nulles pour ./; = a, que ce nondire a appartienne à un intervalle (/;, y) dans lequel les fonctions /(x), 'v (c) admettent des dérivées /' (x), d (x), dans lequel enfin les
fonctions '> (x), 'J (./•) ne s'annulent pas, sauf i)Our ./• = a.
Dans ces conditions, je vais montrer que, si le rapport --,-4^
tend vers une limite /lorsque ./• tend vers a par des valeurs a[)par-
^oS
INTRODUCTION .V L\ TIlÉOniE DES FO^iCTIONS
tenant à l'inlervallc (p, q), le rapport -'—V^/v tendra aussi vers celte
limite.
Si^ en elTct, le rapport VVJ tend vers /, à chaque nombre positii' c correspondra un nombre positif z^, tel que l'on ait
sous Ta condition que ,r appartienne à rintcrvalle (/). (j) et que Ton" ait
Pour ces mêmes valeurs de x, on a
fji) — /•c^)-/(^o =IJÏ)
? étant un nombre compris entre j? et a et satisfaisant donc aux inégalités o < | ; — a | < r. : on aura par conséquent
fJ:'') /
ainsi, à chaque nombre positifs correspond un nombre positif /; tel que les inégalités o < | ■'' — « | < ^^j entraînent l'inégalité
en supposant toujours que ,/; appartienne à l'intervalle {p, 7). C'est dire que lorsque x tend vers a, le rapport -V.( tend vers /.
On ne peut pas conclure de la démonstration précédente que, réciproquement, si le rapport t-^, tend vers la limite / lorsque x
tend vers a, le rapport "^-7-/— x tend vers la même limite; on peut toutefois affirmer l'existence d'une suite infinie de nombres c,, I2,
cnAPlTUF. M. — ÉTUDE DES FONCTIONS ko-J
appaitcnanl à l'inlcivallc (/), 7^ et ayant pour limlle le
nombre a, telle que l'on ait
En effet si. en supposant
lim. J^^, =-- l.
on considère une suite infinie de nombres x^, x,^, ..., x,,, ... appartenant à l'ialervallc (/), q) et ayant a pour limite, on aura
lim. f-YA = l :
or, à chaque nombre x„ correspond un nombre £„, compris entre x„ et a, tel que l'on ait
et l'on aura évidemment
11m. ?„ = a, lim. -^-Ife = '•
Si, donc, le rapport -'-r-T^' s tend vers une limite lorsque./; tend
vers a, cette limite ne pourra être autre que /. Il en sera ainsi, en
particulier, si les deux fonctions /' (./■) etç:' (.r) sont continues pour
.c = « et si l'on a o' la) § o. Au surplus, cette conséquence est
contenue dans le théorème direct.
Revenons maintenant à ce théorème et à la règle qui en résulte.
r i^) • Il peul arriver que, pour x = a, les termes du rapport"' , --- r soient
nuls ; dans ce cas il semble qu'on n'ait rien gagné à l'application de la règle ; toutefois le nouveau rapport peut être plus simple que l'ancien ; il peut être plus facile d'en calculer la limite. Au surplus on peut appliquer à ce rapport la même règle qu'au précédent : si, dans l'intervalle {p, q) les fonctions/' (.c), '^' (./;) admettent des dérivées/" (./;), '>"(•'-■)' ^' '^^ fonctions d {x) et o" {x) ne s'annulent
4o8 INTRODUCTION A LA THÉORIE DES FONCTIONS
pas pour d'autre valeur que ./• = a, si enfin le rapport'-,,, . . tend
f ( —\ vers une limite / quand x tend vers a ; le rapport-; , .; tendra vers
la même limite, et il en sera par conséquent de même du rapport
•^ etc
D'ailleurs, si dans Tinlervalle (/^ 7) les fonctions / (./;^, ç; (.r) admettent des dérivées d'ordre i, 2, ... /et sont, pour x = a, nulles ainsi que leurs dérivées jusqu'à l'ordre / — i, si les fonctions ç; [x), d {x), ..., ç.'' (.r) ne s'annulent pas pour d'autre valeur que X = a, la suite d'égalités, obtenues par l'application répétée du théorème du n° 217
oîi les nombres r, |', ç", .... ^^'- ') sont compris entre xci a, met directement en évidence cette proposition : si, dans les conditions
fi) [x] spécifiées plus haut, le rapport •[,-, / -; , tend vers une limite /,
lorsque x tend vers a, le rapport -M-x tend vers la même limite. Si l'on considère par exemple le rapport
dont le numérateur et le dénominateur s'annulent pour x = o, on voit, en appliquant la règle précédente, que, [x tendant vers zéro, il doit tendre vers la même limite que les rapports successifs
I — cos a- sin X I
dont le dernier est évidemment la vraie valeur que l'on cherchait.
Considérons maintenant un rapport-'-^ dont les deux termes
deviennent infinis pour x = a; je ferai tendre x vers a par des valeurs moindres que a ; le raisonnement serait le même si x tendait vers a par des valeurs plus grandes que a. Je supposerai