‹ Introduction à la théorie des fonctions d'una variableChapitre 15 sur 115 · iMuonrcTiOM a la TUKOUIE OES 1-ONCTIONS · texte numérisé non relu

iMuonrcTiOM a la TUKOUIE OES 1-ONCTIONS

si, quelque [)clil que soit le nombre posilif î, on peut lui faire correspondre un nombre naturel p tel que l'on ait | ;/., — A| <C £ pour tous les entiers /? supérieurs l\ p. S'il en est ainsi, tous les termes »„ de la suite apparlienucnl à l'intorvallo (.V — :, A -f- s) lorsque n est plus firaïul que p ; quelques-uns des termes «i,

a, , Ui, peuvent (Tailleurs appartenir à cet intervalle : en tous

cas, les termes de la suite qui n'appartiennent pas à cet intervalle sont en nombre iini. Kéci[)roquement, s'il existe im nombre A tel que, quelque soit le nombre positifs, le nombre de termes de la suite («) qui n'appartiennent pas à l'intervalle (A — s, A + i) soit toujours Iini, la suite a pour limite le nombre A ; car si l'on se donne i, et si l'on désigne par /> le nombre de termes de la suite qui n'appartiennent pas à l'intorvallc (A — i, A -i- c), u„ appartiendra certainement à cet intervalle si n est plus grand que p et l'on aura | u„ — A | < £ sons la condition n > yj.

Une suite («) ne peut avoir deux limites distinctes A, B, car si

la suite (n) a pour limite A cl si l'on prend i = - — ^ , tous les

termes de la suite, à partir d'un certain rang, appartiendront à l'intervalle (A — î, A -t- s) et leur difTérence avec B sera au

. , , , I \ - B I moms égaie a ■ ' ,

Les deux égalités li m. u„ = A, lim, (a„ — A) = o ont le même

n := oc n =i X)

sens.

Voici quelques exemples de limites :

Un nombre A peut être regardé comme la limite de la suite des

valeurs anprocliées de A à — , — :. ..., — , ... près, par défaut, '-^ lO lo- lO" 1 ' 1

ou de la suite des valeurs approcbées de A à — , — , , . — , ....

]o lo- ■ ■ lo"

près, par excès.

La suite i, -,

La suite i, - ,

, ... a pour limite o.

... a pour limite i, puisque la

vm- '* II 1 • ^ I

dillerence i — = - sera plus petite que i pour /?>•.•

Si l'on considère une fraction continue illimitée qui définisse •le nombre A, dont les quotients incomplets forment la suite a^»

tl,.

..., Cl

tliUU l(

'Qo'

cIki

Oo'

ClI.Vl'ITHi: II. SLITES IMINIES "JD

, cl tliint los rrdiiilrs successives soient les nombres clKininc (les suites

aura pour limite A; la dilTérence entre \ et le n" terme de cctic suite est alternativement positive et négative pour la |)rcniière ; elle ■est toujours positive pour la seconde, toujours négative pour la •troisième ; dans tous les cas, la valeur absolue de cette dillérencc peut être supposée aussi petite qu'on le veut, pourvu que n soit •suffisamment grand.

Page 1