‹ Introduction à la théorie des fonctions d'une variable (volume 2)Chapitre 58 sur 167 · CHAPITRE III. SERIES A ENTREE MULTIPLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. SERIES A ENTREE MULTIPLE

Supposons que l'ensemble (E) soit l'ensemble des systèmes (a, fj, y) de trois nombres naturels, positifs, nuls ou négatifs. A chacun de ces systèmes correspond un terme Ua.^.v et l'on suppose toujours que la série

étendue à tous les éléments de cet ensemble soit absolument convergente. On peut prendre pour ensemble partiel (Ea) l'ensemble des systèmes (a, fj, y) pour lesquels a a une valeur fixe ; si l'on désigne alors par u'a la somme de la série

la somme de la série proposée sera encore ^ iVx ou, si l'on veut.

co

on peut continuer ainsi.

Au lieu d'écrire, avec le sens qui vient d'être expliqué,

a^ -|- oo

/v = -f co

a = — co

Vp = -co /

a := co

,3 = — co

Vï=^-

on écrit plus simplement, et avec le même sens,

a = — oo p^ — 00

a=-|-oo p = -}- 00 vr=-l-oo

jiaM JêêêM ^^

OL^z — 00 3=: oo ytrr — ce

110. — Il convient de remarquer que l'emploi de ces symboles est légitime lors même qu'on n'a plus alîaire à des séries absolument convergentes, sous des conditions que je me contenterai d'énoncer pour le premier de ces symboles, celui qui comporte deux signes^ .

l/i8 INTRODUCnON A LA THÉORIE DES FONCTIONS

1° On suppose que la série

est convergente quel que soit a, c'est-à-dire (n» 108), que les deux séries

sont convergentes.

P = + co

1" En désignant par Wx la somme de la série 7 w^ p, on sup-

pose que la série

est convergente : la somme de cette série est la valeur de la somme double

2 2vr .

a=:— co p = — 00

Mais lorsqu'on n'a pas affaire à des séries absolument convergentes, l'égalité

où le second membre doit être défini comme on a fait le premier, n'est pas toujours vraie ; il peut même arriver que le second membre n'ait plus de signification ; on ne peut plus affirmer non plus que l'un

OU l'autre membre soit égal à la somme ^ Un de la série dont

les termes sont les nombres Ua, p, rangés dans une suite linéaire, et cette dernière série peut n'être pas convergente.

On donne souvent le nom de séries à double, triple, . . . entrée,

CUAPITUE ni. SÉUIES A BISTRÉE MULTIPLE I '| 9

de sommes tlonblcs, triples, ... à des expressions telles que celles que l'on vient de considérer.

m. — Considérons la série V x"^ + ^ où l'on suppose que les

systèmes (a, /5) sont formés de deux entiers positifs ou nuls, d'ailleurs quelconques. Cette série est absolument convergente quand on a \x 1< I, ainsi qu'il résultera du calcul même qui fournit sa somme, en regardant x comme positif. On a

3 = 00 P = co

En rangeant les termes de la série dans le tableau

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