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Les quatre revêtements sont

1° Le corps ou degré nervo-physique où se trouve actuellement le siège de la Manifestation intégrale ;

2° Le corps ou degré nerveux. C’est le corps astral ou corps du Désir des théosophes. Paracelse l’a appelé « astral » parce que, d’après lui, l’homme prenait rapport magnétique avec les astres grâce à cette partie de son être. Il est le centre de toutes les intensités conservatrices et reproductrices de l'individu ;

3° Le corps ou degré psychique, siège des émotions supérieures, partie Sentimentale de l’'Ame évoluée ;

4 Le corps ou degré mental, organe de l’intelligence, partie Intellectuelle de l'Ame évoluée.

Chacun de ces quatre degrés est lui-même divisé en quatre sous-degrés de subtilité croissante : les sous-degrés physique, nerveux, psychique et mental dont l’effectivité est variable.

Chacun de ces états d’être est, suivant ses capacités propres, son pouvoir réceptif, en rapport avec une Force qui pénètre, permée

la Substance, Force quaternaire elle-même, pathotique (du grec pathos — affinité suprême, Amour), spirituelle, intellectuelle et vitale. Et de cette Force, il a été écrit :

« — La Force bien qu’universelle ne se manifeste pas universellement, mais seulement à mesure qu’elle rencontre ce avec quoi elle a la plus grande affinité. L’affinité est sa puissance motrice, sa raison d’être. Dans l’état où elle affecte la Terre et ses habitants elle présente quatre degrés de raréfaction ou de subtilité, à savoir ceux qui peuvent être reçus respectivement par les degrés mental, psychique, nerveux et physique de tout être. Chaque être individuel, chaque molécule individuelle, chaque atome individuel mesure, d’après son évolution, sa réceptivité pour cette Force Quaterpaire composée ».

Ainsi tout est Quaternaire dans la Substance et dans la Force ou puissance de perméation du plus dense par le plus raréfié, du principe passif ou féminin par le principe actif ou masculin. Cette division synthétise toutes les manifestations possibles de l’homme, de plus, elle correspond à une Vérité profonde, objet de

l'Enseignement des Temples et Collèges Initiatiques de PAntiquité.

7° Le Quaternaire; le chiffre 4! « La Tétrade sacrée, immense et pur Symbole », a proclamé Pythagore. Dans l’alphabet sacré des mages de l'Egypte chaque lettre se liait à un nombre, chaque nombre correspondait à un arcane.

chaque arcane signifiait une puissance occulte. Le chiffre 4,la lettre daleth, symbolisait la nature divisible et divisée, le Quaternaire universel. Le ciel égyptien possédait quatre piliers, quatre montagnes ; sur les sarcophages des momies quatre éperviers (images de l'Esprit) perchés sur les montants, veillaient aux quatre points cardinaux et défendaient le cadavre, tout en assurant à l’âme la circulation dans les quatre maisons dont le monde se composait.

Des quatre points cardinaux, le Nord représentait la Force Mentale, le Sud la Force Nerveuse, PEst la Force Psychique, l'Ouest la Force Physique ; ces quatre Forces habitaient les quatre maisons de l’Univers de densité correspon-

dante. Enfin les quatre points cardinaux étaient le séjour occulte des quatre éléments dont Jacob Bœhme nous raconte ainsi la naissance :

« — Lors de la création de ce monde, toute PEssence de l’Eternité s’émut et sa forme s’alluma du désir de la Manifestation ; et, à la génération, elle se sépara en quatre parties dans le bouillonnement igné : ce furent le Feu, l'Eau, la Terre et l’Air. »

Dans l'initiation centro-américaine, le nombre 4 joue de même un puissant rôle occulte. Nous lison dans le Popol Vuh, le Livre du Conseil :

«— Grande l’exposition, l’histoire de quand s’achevèrent tous les angles du ciel, de la terre,

la Quadrangulation, sa mesure, les quatre pointes, la mesure des coins, la mesure des lignes,

au ciel, sur la terre, aux quatre angles, aux quatre coins, ainsi qu’il fut dit par les Constructeurs, les Formateurs, les Mères, les Pères de la vie, de l’être, ceux qui font respirer, ceux qui font palpiter le cœur, ceux qui engendrent, ceux qui pensent ».

Selon la parole de Socrate : « Connais-toi toimême et tu connaîtras l’univers et les dieux »,

dans les degrés qui composent l’être humain se trouvent les éléments de la Vie Spirituelle, classifions les.

8. — C’est dans le plan mental que s’élaborent nos conceptions, se développe notre faculté de comprendre, naït l’Idée du Vrai qui sera la base de notre Conduite et la cause de notre Amour, de notre affinité pour tels mondes, tels êtres, tel ordre de choses. L’Idée du Vrai ! Je vous ai parlé du symbole qui s’attachait aux lettres et aux nombres. Vérité — V. R. T. La lettre V représentait l’intermédiaire entre la Cause et l’'Effet ; elle signifiait aussi l'Œüil et les Egyptiens savaient que le monde émanait de l’œil de Ra ou Soleil, et dans le Barashith, de la Genèse, Moïse entend les six directions célestes qui suivent les Forces de l'Esprit pour toucher la Matière. Et V symbolise encore cette Union sainte, ces noces divines de l'Esprit et de la Substance. La lette R tire son origine selon Bœhme, de la faculté ignée de la Nature, elle indique la Force qui gouverne, la

Raison des choses. Enfin la lettre T figure la Totalité, l'Ame universelle ; les Egyptiens la consacraient à Thot, Dieu dont les écrits et les paroles interprétés avec rectitude permettaient aux hommes de devenir maîtres des éléments, de l’univers. V.R.T. — vers la Ratio ! — (mot latin, signifiant Raison) Combien il est beau de constater que, dans le langage même, la Vérité demeure une chose relative, un Absolu vers lequel on tend. V. R. T. — Virtus (terme latin signifiant Vertu). — Les mots Vérité et Vertu possèdent les mêmes racines et représentent le même symbole V.R.T. La Vertu est de la Vérité en acte, la Vérité vécue. La Vérité est dans l’Union de l’homme avec la Raison universelle.

Comment réaliser cette Union Sainte ? « La Force se manifeste seulement à mesure qu’elle rencontre ce avec quoi elle a la plus grande affinité ». Pour atteindre au Vrai, il est donc nécessaire d’évoluer sa mentalité de manière qu’elle puisse recevoir les influx de la Force Mentale Cosmique, autrement dit réaliser le rapport de son intelligence avec les régions subtiles de la Substance où se manifeste, sous

des aspects différents, l’Intelligence Universelle. Ceux qui ont accepté d’être les étudiants de la Loi Initiatique de Vie savent que le pouvoir réceptif dont dépend la puissance de ce contact se développe par la pratique persévérante de la méditation et de la contemplation. Alors le degré mental de l'être prend conscience de lui-même, s’individualise et, comme il fut écrit :

«— L'Homme conçoit sa grandeur et le rôle important, immense qu’il joue dans le Cosmos, et c’est avec charité, avec justice, avec sagesse qu’il préserve en ordre ses actions, ses paroles, ses pensées. En vérité, la préservation de l’ordre dans la pensée est la plus essentielle parce que les pensées sont les germes des faits et que, tandis que les actions de l’homme et les paroles n’affectent pour la plupart du temps que le degré le plus dense de la Matière, les pensées qui appartiennent au degré mental de la Substance touchent les états les plus raréfiés de la Matière correspondant à la Manifestation de la Mentalité ou Intelligence ».

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9° Des quatres enveloppements successifs constituant le corps de l’homme, le degré psychique (du grec psuché-Ame) suit immédiatement le degré mental. Celui-ci ne peut vivre dans la plénitude de son individualité que dans la mesure où les capacités propres au revêtement psychique plus dense se sont développées, épanouies.

« — Science sans conscience est ruine de l’âme », a écrit Rabelais. « Les grandes Pensées viennent du Cœur », a dit Vauvenargues.

La faculté psychique qui sustente notre vie mentale est complexe. Notre désir, notre persévérance, notre ardeur, notre confiance, notre foi en relèvent. Elle évoque aussi l’image de la surface limpide, sereine des eaux, dans lesquelles se reflète l’image des cieux. Toucher subtil, tact supérieur qui permet à notre âme de se pénétrer des aspects sans nombre de la Vie universelle et, dans la mesure où s’opère cet agrandissement d’elle-même, de s'ouvrir toujours davantage au savoir des infinies et éternelles transformations des formes de la Substance. Dans ce glorieux contact naît la conscience de notre Moi. Par quel processus ?

Grâce aux contrastes et aux similitudes perçus. dans la sérénité de notre esprit qui, s’opposant ou s’identifiant aux autres formes — manifestations innombrables du Réel — se perd dans leur universalité ou s'affirme dans une personnalité qui est son rôle, son utilité. C’est bien cette conscience dont Thémanlys a écrit : « Une propriété inhérente à la Vie de la cellule est la conscience, la perception de sen monde intérieur par le monde extérieur, et celle du monde extérieur par son monde intérieur ».

Mais ces sommets psychiques peuvent être atteints seulement par l’homme qui possède, sustente, évolue son Désir, son Aspiration. Non pas le vague espoir, le souhait timide qu’anéantissent la moindre déception, le moindre échec et que formule l’homme « parlant trop du destin, de l’étoile, niveau inférieur et dangereux invitant les maux redoutés et provoquant ce mécontentement, manque de confiance en soi, infirmité du vouloir »comme le dit Emerson.

Mais ce Désir, cet Foi transportant les montagnes, cette persévérance aidant à surmonter les obstacles qui, le plus souvent, sont en nous

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et non autour de nous, cette ardeur engendrant l'audace, gage des victoires dont la plus belle est la victoire sur soi-même, cette confiance permettant à l’homme de forger son destin parce que son être entier devient une force consciente d’elle-même, « vis sua conscia ».

10° Dans le développement de ces facultés mentales et psychiques les éléments de la Vie Spirituelle abondent. Mais dans quel plan de notre être peuvent-ils se réaliser dans leur plénitude ? Dans le degré le plus dense, le nervophysique, siège actuel de la Manifestation intégrale, avons-nous dit. Cependant, nous ne pouvons passer sous silence le rôle important que joue le degré nerveux dans cette Manifestation dont la grandeur dépend de notre certitude de la nécessité d’une vie spirituelle.

Le degré nerveux, intermédiaire entre le psychique et le nervo-physique. On pense à Typhon, le principe égyptien du déséquilibre, — à Siva, dieu destructeur de l’Inde, que servent les instinctifs, les impulsifs, — à Pluton, à Sa-

tan, à Ahrimane, divinité des ténèbres, du vice chez les Perses. Le centre de toutes les intensités conservatrices et reproductrices de l’individu. Conservation, reproduction ! Ces deux principes n’évoquent-ils pas l’idée du Moi, du Moi égoïste centralisant en excès vers sa satisfaction personnelle, son bonheur unique. Mais quel peut être l’équilibre, l’harmonie, la joie d’une cellule, d’un être, d’une cité, d’un pays, de la terre, si l’équilibre, l'harmonie, la joie ne sont pas réalisés dans l’organe dont la cellule est un membre constituant, dans la famille, dans la Société, dans l’ensemble des pays formant les divers continents du globe, dans le système planétaire. Parole initiatique, parole de sagesse, celle qui dit :

« — Tant que l’individualité n’aura pas éprouvé et compris qu’elle n’a de satisfaction complète que dans l’Universalité et par elle, tant que la Lumière n’aura point pénétré toute ombre, tant que l'Amour n’aura pas fondu tout l’égoisme, l’Equilibre mobile ne sera pas établi, la progression ordonnée et hiérarchique n'aura pas détruit le désordre de la Mort, la

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Vie Cosmique n’aura pas achevé d’animer l’universelle harmonie. »

L’harmonie, la balance entre l’excès et le défaut, la puissance d’éviter Charybde et Scylla, linvariabilité dans le milieu de Confucius réalisée grâce à l’équilibration du nerveux.

« — Avant que la joie, la satisfaction, la colère, la tristesse, se soient produites dans lPâme (avec excès), l’état ‘dans lequel on se trouve s'appelle milieu », a dit le Maître chinois. « Lorsqu'une fois elles se sont produites dans l’âme et qu’elles n’ont encore atteint qu’une certaine limite, l’état dans lequel on se trouve s'appelle harmonique. Ce milieu est la grande base fondamentale du monde, l’harmonte en est la loi universelle et permanente. Lorsque le milieu et l'harmonie sont portés au point de perfection, le ciel et la terre sont dans un état de tranquillité parfaite et tous les êtres reçoivent leur complet développement ».

Le nerveux évoque l’image de nuées sombres et épaisses qui cachent aux mortels la beauté, la splendeur des cieux. Qu’elles se dis-

sipent, que l’atmosphère retrouve sa transparence, sa limpidité et le Ciel se révèle à la Terre. Le degré nerveux équilibré se laisse pénétrer par toute la Vie, toute la Lumière, toute la Puissance du degré mental et du degré psychique et ainsi l'Homme peut se manifester dans la plénitude de sa spiritualité acquise.

11° Frères et sœurs, j’ai essayé de représenter le champ immense de cette Vie, de ses modalités infinies et éternelles que nous pouvons sentir et concevoir dans la mesure où notre sensibilité se spiritualise et où notre raison devient réceptive. En montrer toutes les Vertus, quelque difficiles à réaliser qu'elles soient, en dépeindre la grandeur dont les limites ne sont que celles de notre conception, n'est-ce point vouloir déclarer avec force combien il est nécessaire à l’homme de vivre cette vie de l’'Ame. En vous parlant de la conscience du Moi qui naît dans le degré psychique de notre

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être, je vous disais comment nous apprenions à connaître notre rôle, notre utilité.

La nécessité, l’utilité de la Vie Spirituelle ! Ces termes puissants évoquent le maximum d'équilibre possible réalisé par l'individu, l’influence de raison, d’amour et de justice qu’il acquiert sur son entourage. Quels sont les êtres qui peuvent exercer cette influence ? Ceux qui vivent par le Sentiment et par la Pensée, ceux qui se forgent une Ame et ceux qui cherchent des âmes autour d’eux — tels de modernes Diogènes voulant trouver des Hommes dignes de conduire la France et le monde dans cette autre Athènes, dans ce Paris, cette ville de Lumière vers laquelle se centralise la Pensée de l’univers entier inquiète du Mieux !

Il est nécessaire de se forger une âme pour sentir toute la grandeur des monuments de sagesse que l’antiquité nous a laissés, pour concevoir toute la profondeur des conseils et des préceptes que les philosophes et les initiés de tous temps ont formulés au nom de l’Evolution, de l’Amélioration qui doit être la Loi, pour vivre selon l’exemple de Vie de ces Sages, Lumières les plus puissantes des Atlantes,

de l’Inde, de la Chine, de la Perse, de la Chaldée, de l'Egypte, de la Grèce, de l’Etrurie, des druides. Ainsi le contact interrompu en Europe par les siècles ténébreux du Moyen Age sera repris avec la leçon vivante du Passé, le vaste enseignement qui se donnait dans les Temples et Collèges Initiatiques.

12° Se forger une Ame ! Pour faire le Présent plus glorieux en acceptant cet enseignement du Passé et former un Avenir qui le surpasse. Car les réalisations des heures actuelles préparent les cadres d’évolution pour les temps futurs. Et pour cela sachons nous manifester en énergie, en droiture, en sagesse.

Transformons-nous nous-mêmes, afin de transformer notre entourage, sachons nous redresser afin que notre Vie soit, à son tour, un exemple direct pour les contemporains.

Il est nécessaire de se forger une âme car, selon la forte parole d’Emerson : « L’immortalité viendra à ceux qui sont faits pour elle.

Pour être une grande âme dans la vie future, il faut en être une maintenant. »

Que savons-nous des modalités de Vie dans cet infini et cet éternel qui constituent l’audelà ? Cette science dépend de notre développement psychique et mental tel que l'enseigne l'initiation traditionnelle antique. L'homme attend beaucoup de l’Eternité, — à tort ! C’est l'éternité qui attend de lui, de son effort. Dans le « Livre des Morts », de l'Egypte se trouvent les instructions pour une âme qui voyage dans l’au-delà. Il y est dit que l'âme périrait dans la région nerveuse si elle n’était pas avertie ou individualisée durant sa . vie sur terre, grâce à l’évolution des degrés les plus raréfiés de l’être. Et viennent ensuite les régions bienheureuses où les âmes au courage plus grand, plus préparées peuvent suivre le Soleil. Ainsi l’Eternité ne se révèle à l’homme que dans la mesure où la volonté de celui-ci la force à dévoiler ses mystères.

Il est nécessaire de se forger une âme. Pour vivre selon la Plénitude Quaternaire de notre Etre mis en rapport avec la Plénitude Quaterpaire de l’Univers. Les flammes Saintes de nos

Aspirations seront attisées, notre persévérance dans l’étude de l’origine et de la fin des choses sera affermie avec la conviction que les bases contribuant à l’élargissement de notre Science se trouvent en nous-mêmes, nos joies s’intensifieront parce que notre Vie aura pour but la réalisation de l’Idéal le plus noble, le plus élevé qui soit : notre Bonheur qui dépend de la connaissance, de la puissance, de l'utilité contenues dans l’œuvre réalisée par nous icibas, et la conquête de l’Immortalité qui, selon la parole de Paul, est le seul prix digne d’être couru.

De la Force universelle quaternaire. — La parole vivante est un levain. — Quelques mots sur le sang des vies nerveuses, psychique et mentale de l’homme. De la santé harmonieuse.

De la force vitale. Les sens effectifs, les sens lalatents de l'être humain. De la force intellectuelle et de la spiritualisation de l'intelligence. La Pathotisme. Etat Supérieur de la Substance qui répond à l’Amour.

1. Nous avons parlé de ia Force Universelle quaternaire pathotique, Spirituelle, intellectuelle et vitale « qui affectait la Terre et ses ha-

bitants à mesure qu’elle rencontrait ce avec quoi elle avait la plus grande affinité ».

Que puis-je dire encore de la manifestation de cette Force qui n’ait été répété déjà à travers les âges, dans les recommandations minutieuses des Lois de Manou, dans les préceptes du Zend-Avesta et des Kings, dans Platon défi-

nissant la pleine Beauté qui habite l’homme ayant appris à se gouverner et dans les pages de Marc Aurèle, le dernier grand vertueux de l'antiquité ?

2. Mais pourquoi de nouveaux discours pourquoi d’autres livres, pourquoi des échanges constants entre ceux que pousse le Désir de s’intellectualiser, de se spiritualiser plus, pourquoi la nécessité — malgré le nombe et la splendeur des monuments d’Intelligence et d'Amour élevés sur la Terre — d’autres efforts pour comprendre avec plus de largeur, interpréter plus dignement, vivre enfin tout l’Art, toute la Science de ce Mieux que les Meilleurs parmi les Hommes ont, avant nous, beaucoup étudiés et approfondis.

La parole vivante est un levain, l’âme en-

thousiaste transmet son exaltation, l’esprit inspiré anime souvent la matière la plus rebelle à tout Idéal. Que de richesses, certes, dans un livre, que de pensées fécondes, que d’images ressuscitant des mondes évanouis à jamais !

Mais la lettre trompe, égare, la simplicité de l'expression déconcerte ; le simple, dans les écrits sacrés, — l’homme l’a oublié — dissimule parfois des complexités qu’une heureuse synthèse harmonise, et le lecteur, déçu par l’apparente facilité du texte à laquelle se joignent fréquemment les singularités d’une forme étrangère, parcourt avec distraction une œuvre que la renommée lui indiqua...

La parole vivante est un levain et ma tâche, aujourd’hui, est de vous faire sentir toute la grandeur, la beauté de la Vie, de la Vie vraie, seule digne de ce nom, celle où l’Homme rend effectives les Forces divines qu’il revêt, de la Vie qui se manifeste par FlIntelligence, par lIllumination progressive, incessante. Mais pour que la Lumière puisse perméer notre être entier, il est nécessaire que le quaternaire des Forces habitant l’homme reçoive un épanouissement approprié, que toutes les facultés

d’un esprit sain puissent se développer dans : un corps sain. Dans ce but, le Sage se préoc- …

cupe surtout d’accroître sa Force Vitale afin de « se bien porter », d'augmenter sa Force Intel- lectuelle afin de « Comprendre », de sustenter sa Force Spirituelle afin de « Mesurer, Compter, Peser », de reconnaître en lui la Force Pathotique afin d’ « Aimer ». De léclosion pleine de toutes les capacités correspondant à chacune de ces Forces dépendent la Santé.

lEquilibre de l'Homme soucieux avant tout de réaliser son destin propre sur la Terre.

3. — Rien n’est simple, les choses ne se présentent jamais sous une face unique, la sagesse ne réside pas dans l’accomplissement spontané d’un équilibre facile mais dans lunification spirituelle d’un être ayant dominé un long.

enchaînement de complexités progressivement résolues. Le problème de la santé ne se tranche pas, surtout pour ceux qui sont nés à la vie spirituelle, par l'observation de quelques

règles d'hygiène élémentaire concernant l’exer- cice physique, la sobriété, le fonctionnement régulier de l’organisme humain, luttant avec succès contre les troubles physiologiques qui l’affaiblissent constamment.

— « Ceux là sont des sages qui vouent leur intelligence à l'étude de la nature physique de l’homme. Le plus grand, à cause de sa plus grande utilité, est celui qui peut garder le = corps intact », a écrit Kelaouchi, un mage

médecin de l’antiquité, et nous lisons dans la

« Tradition Cosmique » : « La cause de l’évo- __ lution est la préservation de soi-même. Aucun état raréfié ne peut être atteint avant que l’état plus dense ne soit détérioré ou désintégré. La souffrance et la perte de ce dernier degré mettent en danger l’état physique quaternaire. Les quatre degrés de l’être ne sont pas nettement distincts ; chacun glisse, pour ainsi dire, dans le suivant ; ils passent de l’un à l’autre par - des nuances imperceptibles, comme les couleurs de l’ar-en-ciel. Du mental au nervophysique, chaque degré enveloppe et protège le degré immédiatement plus subtil. Mais le nervo-physique, degré actuellement le plus

dense de l’homme n’a ni enveloppe ni protection. »

Ainsi l'être humain se développe, grandit, évolue dans un cadre du Réel dont les limites s'étendent très loin au delà des frontières étroites où le fixe notre sensibilité normale. Le sang rouge, ce liquide nourricier, ce puissant engendreur de vie n’est point l'unique sève sustentatrice du corps à laquelle nous devions fournir les matériaux indispensables à sa conservation. Les sangs de nos vies nerveuse, psychique et mentale ont de même besoin d'éléments constamment régénérateurs qui leur permettent de satisfaire aux manifestations vitales des degrés les plus raréfiés de l’homme. En vue de la plénitude de la santé un équilibre doit s'établir. Le système circulatoire nervo-physique remplit sa fonction intégrale lorsqu’il acquiert la puissance de nourrir et de protéger le subtil système ternaire qu’il enveloppe : de nombreuses maladies, des arrêts dans l’évolution psycho-intellectuelle d’un ‘être proviennent du manque de cette force indispensable pour sustenter les formes d’intelligence et d’esprit que le corps revêt. Et

Phomme doit veiller aussi à la santé qui contribue au développement le plus complet possible de ces éléments les plus nobles de sa Vie. Car le bien-être de l’individu dont le regard et le front ne porteraient pasle reflet de ces principes supérieurs vivant en lui, ressemblerait à l’état normal d’une bête repue dont l'organisme fonctionnerait avec une régularité presque désespérante.

4. — Nous avons dit que notre effort devait tendre vers la réalisation d’une harmonie, d’une juste combinaison de ces forces quaternaires, aux manifestations innombrables, qui sollicitent notre être. L’équilibre serait un état de repos irréalisable et indésirable. Des principes constitutifs variés et contraires, très personnels, luttent, chacun pour soi, afin d’assouvir tous les enfantements passionnés de leur égoïmes, s’opposent, se font obstacle dans notre mentalité, notre psychisme inévolués, dans

notre corps nervo-physique et surtout dans notre degré nerveux.

— « Du nombre infini des formes, produi-

sant chacune sa volonté différente nous pouvons déduire que l’Adversité existe aussi en l’Essentialité première, que les péripéties de cette lutte où une Essence attaque toujours l’autre et l’introduit dans une autre forme lorsqu’elle la rompt et la vainc, engendrent les maladies et les douleurs. Là est le fondement de la médecine, c’est-à-dire l’art de tempérer les Essences l’une par l’autre et de les mener toutes vers une santé harmonieuse », a écrit Bœhme.

- L'homme peut parvenir à réaliser en lui un certain maximum de stabilité, un balancement de toutes ces intensités qui engendrent dans les plans différents de son Moi désordre et confusion par leurs tendances hostiles les unes aux autres. Platon, dans son « Banquet » fait dire au médecin Eryximaque :

— « Il est beau et il est nécessaire de complaire à tout ce qu’il y a de robuste et de sain en chaque organisme ; il est honteux, par contre, de favoriser ce qu’il y a en lui de mauvais

et de morbide. Celui-là est un excellent praticien qui sait faire naître l’amitié entre les élément les plus ennemis du corps et inspirer à tous un mutuel amour, C’est pour avoir su introduire l’amour et la concorde entre tous ces contraires que notre ancêtre Esculape a, comme les poètes le chantent, et, comme je le crois, institué notre art. »

5. — L'homme sage n’appelle ce médecin du corps et de l’âme qu’aux périodes de crise, lorsque seul il se trouve impuissant à rétablir ce balancement dont j'ai parlé ; le médecin peut aussi être un conseiller averti, empêchant ou retardant la venue de ces phases aiguës, parfois dangereuses. C’est en lui que le disciple de la Sagesse doit évoluer la connaissance et la puissance nécessaires pour introduire dans son être l’amour et la concorde dont parle Platon. Ainsi apparaît un autre aspect des Forces humaines : celui de l’intellectualisation. :

La Force Vitale est utile et féconde dans la

mesure où l’'Intelligence la permée, la gou- verne et celle-ci appartient à celui qui a voulu comprendre après avoir senti ou après s’être ressouvenu. Mais qui peut comprendre avant de connaître les origines successives des choses ? La méthode initiatique duelle, logique ou intuitive, conseillée pour élever l’homme à la notion des manifestations vraies de la Réalité, ne peut être suivie qu'après une éducation préalable, psychique et mentale, du pouvoir réceptif du néophyte. Il n’y a pas réceptivité pleine aussi longtemps que l'Homme ne reconnaît point que la Vie est partout, dans le visible comme dans l’Invisible et que les cinq sens ne suffisent pas à le mettre en contact avec les états quaternaires du monde extérieur. Il n’y a pas réceptivité réelle tant que la matière résiste, tant que les degrés d’être humain n’ont pas appris à se rendre à l’évidence de la lumière illuminatrice.

6. — Les étudiants de l’Initiation savent que les organes de la vue, de l’ouiïe, de l’odorat, du

goût et du toucher ne sont pas les seuls qui permettent à la sensibilité humaine de se développer. De nombreux phénomènes, classés aujourd’hui comme relevant des maladies nerveuses ou mentales, d’autres faits comme la seconde vue, la télépathie, la médiumnité, enfin des cas vérifiés, précis, d'augmentation de la puissance de la sensibilité et de la pensée humaines, consécutifs à des états provoqués, somnambuliques ou autres, montrent que des facultés latentes, développables et correspondant à des organes donnés, existent et que notre pouvoir de sentir est beaucoup plus complexe et plus étendu que ne le croient certains savants modernes.

Notons que les philosophes hindous distinguaient onze organes des sens : l’œil, l’oreille, le nez, la langue et la peau — ils les nommaient ceux de l'intelligence ; l’organe de la paroles, les mains, les pieds, anus et les organes sexuels — ceux de l’action ; et le onzième, l’interne, appelé Manas, qui participe de l’intelligence et de l’action. Les facultés de ce dernier organe étaient doubles, car Manas représentait l'intelligence instinctive et prenait le

nom de Mahat où Bouddhi, lorsqu'il incarnaït le principe intellectuel pur.

7. — La « Tradition Cosmique.» reconnait douze sens : la vue, l’ouie, l’odorat, le goût et le toucher. Ce dernier est considéré comme, peut-être, le plus précieux dans le degré nervophysique, le nôtre actuellement. « L’homme pense parce qu’il a une main », disait Anaxagore, le maître de Socrate. Et nous lisons dans la Tradition : « Le toucher est le plus sensible, le plus délicat de tous les sens. On ne doit jamais contraindre un enfant à toucher ce qui lui répugne ; ce qui répugne au tact est toujours nuisible, directement ou non. L’évolution du sens du tact est précieuse à chaque être individuel pour le guider dans la sélection naturelle et sexuelle qui est très importante pour son bien-être et son bonheur. Le sens du toucher, dûment évolué, serait le moyen le plus assuré d’éviter les unions malheureuses entre hommes et femmes, actifs et

passives, car il ferait percevoir le manque d’affinité, et les individus, avant leur union, seraient conscients qu’ils ne peuvent la contracter sans violer la loi de charité envers euxmêmes, leurs enfants et la Société. » :

Après la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher dont nous venons de parler, la clairvoyance, la clairaudience, la clairsentience, la prévoyance, l'intuition, la prédilection et la prédiliction sont les sept autres sens actuellement latents chez l’homme mais dont les organes rudimentaires se trouvent dans chaque être individuel, dans chaque groupement de cellules même.

— « La voyance ou clairvoyance n’est que l'éveil à l’activité efficace du sens de la vue dans les degrés nerveux, psychique et mental. La clairaudience est une évolution semblable de l’ouiïe. La clairsentience est un effet du développement des autres sens, elle évolue en prévoyance.

Les prévoyants furent comptés, dans tous les temps, parmi les plus grands et les plus rares des sensitifs : quelques-uns ont pu avertir leurs semblables des calamités qui les mena-

çaient, leur permettant, s'ils possédaient la puissance et la commaissance requises, de les détourner d’eux. Le sens de l'intuition appartient au degré psycho-nerveux ; par son évolution, l’homme devient conscient des degrés d’être plus raréfiés. La prédilection est le onzième sens par lequel l’homme évolué peut refuser le mal et choisir le bien. Ce sens résulte de l’évolution du sens de prévoyance.

Enfin la prédiliction est le douzième sens qui permet d’éviter toute chose antipathique et de rencontrer toute chose sympathique ou d’éveiller en l'individu la préconscience de ce qui est bienfaisant ou nuisible, soit pour lui-même soit pour ceux avec qui il est en affinité. Ce dernier sens résulte de l’évolution de lintuition. »

8. — Toutes ces capacités latentes en l’homme correspondent, je le répète, à des organes connaissables grâce aux méthodes initiatique, traditionnelles de travail. Que je vous dise : l’intelligence est la moindre erreur et

vous concevez immédiatement l'importance pour l’homme d’amener graduellement à l’effectivité, ces facultés dépendent de chacun des douze sens et ce par un travail constant du néophyte sur lui-même. Certes, dans les plans les plus raréfiés comme dans les degrés les plus denses de la matière éternelle et infinie. Tout ce qui attend pour être reçu et manifesté sera toujours supérieur à Tout ce qui recevra et manifestera dans la densité nervo-physique actuelle. Mais que le néophyte détourne sa pensée et son regard de l'impossible, qu’il grandisse sa réceptivité et mette ainsi son être quaternaire en contact avec toute la Vie à laquelle son Moi profond peut répondre ! Que profitant de la connaissance et de la puissance ainsi acquises, il contribue au développement de cette Science qui, selon la parole traditionnelle initiatique « sera capable de restituer l'homme divin en lui donnant le pouvoir de transformer ses conceptions en émanations dans le monde de la matière mélangée dont il est environné, de revêtir ces émanations et de matérialiser ses conceptions dans des formes dignes d’elles. »

Et que, dans ce monde de la matière mélangée, le néophyte choisisse le milieu le plus propice à l’épanouissement harmonieux de ses facultés sensitives et intellectuelles qui lui permettent de remplir son rôle propre utile à luimême et à la collectivité. Un milieu favorable agit sur un sensitif comme la douce caresse d’un rayon solaire ou comme la fraîcheur vitalisante d’une pluie printanière sur une fleur. Il fait naître en lui la joie et la joie est l’oxygène des plans subtils de l’être. La Vie ne commence qu'avec l’Ilumination, avons-nous dit, l’Ilumination est impossible sans l’échange, et l’échange grâce auquel grandit la force intellectuelle, est la communion devenant plus intime, par l’évolution, avec. ce que la pensée initiatique, philosophique, artistique produit de plus vrai, de plus juste dans le présent, a créé d’immortel dans le passé.

9. Voici donc l'Homme en possession de la puissance sensible et intellectuelle dont le perfectionnement lui permettra de sentir davan-

tage, de comprendre mieux, de connaître. Cependant il peut encore, selon l’écrit de Saint- Paul : « ne pas faire le bien qu’il voudrait faire et faire le mal qu’il ne voudrait pas faire ». Souvenez-vous, frères et sœurs, du songe royal que seul Daniel sut interpréter. Tout est pesé — que le néophyte apprenne à être lui-même, sinon, dans la balance, il sera trouvé trop léger ; Tout est mesuré — ce qui divise l’homme contre lui-même sera retranché de lui ; Tout est compté — nos jours sur la Terre sont calculés et ce qui n’est pas réalisé à telle heure de la vie peut ne s’accomplir jamais ! La conception droite, la connaissance seules ne suffisent pas.

Sage est celui qui spiritualise son intelligence. Relisons ensemble ce passage admirable du « Ta-Hio » ou « la grande Etude » de Confucius.

« — Les anciens princes qui désiraient développer et remettre en lumière, dans leurs Etats, le principe lumineux de la raison que nous recevons du ciel, s’attachaient auparavant à bien gouverner leurs royaumes, à mettre le bon ordre dans leurs familles. à se corriger eux-mé-

mes, à donner de la droiture à leur âme, à rendre leurs intentions pures et sincères, à perfectionner le plus possible leurs connaissances morales et perfectionner le plus possible ses connaissances morales consiste à pénétrer et approfondir les les principes des actions. » |

10. Se conduire selon cette connaissance des causes les plus profondes est agir selon la Force Spirituelle. Que de fois est-il répété au néophyte, dans tous les textes traditionnels initiatiques, d'apprendre à user seulement de termes revêtant des conceptions claires, précises, à ne faire aucun geste vain, à ne tendre sa volonté, à ne porter son désir, à n’exercer son action que pour l’utile au bien-être individuel et collectif, à ne pas construire sur des sables mouvants ; mais à remettre en ordre la base fondamentale des choses afin que l’édifice élevé puisse défier le temps, à ne rien entreprendre inconsidérément, à ne pas trai-

ter à la légère de graves problèmes et à ne pas mettre au premier plan ce qui est secondaire, à ne pas profaner le sublime en le rapetissant par des paroles incompréhensives, à ne pas donner de place à l’insignifiant, d'importance au mesquin ! Alors seulement ce qu’il y a de grand, de noble, de beau dans les Forces qui, dans le visible et l’invisible, attendent d’être revêtues, pourra descendre afin d’être porté par nous, de rayonner sur la Terre à travers nous. Ceci est la science de l’empire sur soi-même, de la réalisation du moi supérieur psychique et mental de l'individu ; ceci est la Vie en Spiritualité !

11. Spiritualiser son intelligence! Mais l’homme ne doit-il pas tout d’abord reconnaître la nécessité de ce nouveau travail ? Il oublie ce que l’expérience lui démontre presque chaque jour, presque à chaque pas : jusqu’à quel point telle erreur, telle maladresse, telle ignorance, telle inconscience, tel manque de désir ,telle fausse conception, tel relâchement de volonté,

telle incompréhension, tel manque de souplesse ont contribué à perdre le riche destin d’un être, des êtres ! Souvent les hommes les plus évolués se refusent à admettre tel défaut de caractère qui l’empêche de se réaliser pleinement lui-même. Manque de plasticité, manque de lucidité, manque de courage pour se labourer soi-même et faire le geste difficile du semeur dans les terres intérieures profondes. Et la conception à redresser qui ne se redresse pas à cause de la résistance à l’illumination supérieure fait que la santé physique en souffre. que la santé morale se trouve atteinte, que le cœur se dessèche, que l’intelligence se ferme, que l’homme tombe d’accidents insignifiants en catastrophes et que l'Humanité lasse, par sa propre faute, de lutter contre tous les maux qui l’accablent, succombe sous le poids des erreurs qu'elle ne peut Rep parce qu ‘elle ne veut pas les reconnaitre !

La Bible nous conseille de spiritualiser notre intelligence. N'est-ce point à un festin spirituel que Salomon nous invite, lorsqu'il écrit au chapitre IX de ses « Proverbes RE la sagesse dit à celui qui manque d’intelligence : venez, mangez de mon pain et buvez

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