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CHAPITRE Yl

rieur qu'il ne le serait à Tâge adulte ; et par conséquent'C'est avec raison que Geoffroy SaiDt*Hilaire a comparé les Poissons à Fembryon du Mammifère ou de rOiseau, lorsqu'il a voulu saisir les analogies dans la composilioa de la charpente solide du corps des divers Vertébrés. CeUe roé-* thode a conduit égalemeat M. Serres à des résultats importants pour Tanalomie comparée du cerveau ^ et elle est indispensaUe pour la solution d'une multitude de questions du plus haut intérêt ; mais une étude attentive des phénomènes génésiques et de la structure permanente des animaux inférieurs fait voir que ce n'est pas un simple arrêt de dévelqiperaent dans la série des transformations organiques du type zoologique le plus élevé qui détermine le caractère de chacun des grands appareils chez les animaux inférieurs.

Ainsi le système nerveux d'un Vertâ>ré ne présente jamais le mode d'organisation caractéristique de ce môme système chez un Mollusque ou un Articulé. Chez ces derniers, les principaux centres médullaires unis entre eux par des commissures et des connectifs plus ou moins longs, forment, comme on le sait, une sorte de collier autour de l'oesophage et sont situés les uns au-dessus, les autres audessous du tube digestif. Chez les Vertébrés, au contraire, tous les foyers d'innervation sont placés du côté dorsal de ce canal et y constituent l'axe cérébro-spinal. Or, dès l'origine, ce système cérébro-spinal occupe dans l'économie la place qu'il doit conserver, et il n'a jamais avec l'appareil digestif les rapport» de position qui existent entre cet appareil et l'ensemble des ganglions nerveux du Mollusque ou de l'Articulé. Le plan d'après lequel ces parties sont disposées n'est donc pas le même chez le Vertébré et chez rinvertébré \ à cet égard, ainsi que pour l'ensemble de

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son organisation, Fembryon du premier ne représente pas d'une manière transitoire Tétat permanent du second. Il en est de même quant à la composition de ce système. Les anatomistes ne sont pas d'accord sur la détermination des parties qui entrent dans la formation de la chaîne ganglionnaire des Invertébrés ;mais^quelle que soit l'bypothèse que Ton adopte, on arrive au même résultat en ce qui touche à la théorie de la concordance des formes embryonnaires et des types zoologiques inférieurs. Eifectivement, pour les uns les ganglions céphaliquesde Tluseete seront l'analogue du cerveau de THomme, et la moelle allon* gée de celui-ci aurait pour représentants les ganglions postœsophagiens du premier; or une pareille disjonction des cléments de Taxe cérébro-spinal n'existe chez le Vertébré à aucune période de la vie embryonnaire, et cet axe offre dès l'origine une structure qui n'existe dans les ganglions d'aucun Invertébré. D'autres anatomistes, adoptant les vues ingénieuses de M. Serres, considèrent tous ces ganglions de l'Invertébré comme étant les analogues, non pas du cordon cérébro-spinal, mais des ganglions qui se voient sur la racine postérieure des nerfs rachidicns du Vertébré -, mais s'il en est ainsi, à quelle période du développement trouverait-on chez ce dernier une disposition analogue? quand verrait-on dans l'embryon humain un système nerveux composé de nerfs rachidiens avec leurs ganglions radicaux, et point de cordon rachidien ni d'encéphale ? On sait, au contraire, que chez le Vertébpé l'axe cérébro-spinal se montre dès les premiers moments du travail organique, et tout porte à croire qu'il commence à se former avant que l'ensemble des nerfs périphériques ne se soit encore constitué.

Je le répète donc : à aucune période de la vie embryon-

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