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CHAPITRE VI. i

naire le système nerveux du Vertébré ne présente les caractères essentiels du système nerveux du Mollusque ou de l'Articulé, et ne peut être considéré comme en offrant transitoirement la disposition.

L'encéphale d'un Âfammifère ne passe pas davantage par rélat caractéristique du cerveau d'un Poisson ou d'un Oiseau. En effet, chez l'embryon des Mammifères on ne voit jamais aucune trace de ces lobes inférieurs qui sont si remarquables chez le Poisson et chez les Batraciens ; et l'encéphale de' ces Vertébrés supérieurs, longtemps avant que de rappeler vaguement la forme générale d'un cerveau d'oiseau adulte, possède déjà un corps calleux et d'autres parties dont l'encéphale de Toiseau sera toujour privé.

Il est également facile de montrer que le squelette en se constituant chez un animal supérieur ne présente pas d'une manière transitoire la disposition anatomique qui caractérise la charpente solide dans les classes inférieures du Règne animal. En effet, chez le Vertébré cet appareil, au moment de sa première apparition, de même que pendant tout le reste de la vie, est radicalement différent du squelette tégumentaire d'un Articulé ou de la coquille d'un Mollusque; le test corné ou calcaire d'un Insecte ou d'un Gru8ta<^, ainsi que la coquille du Mollusque est une dépendance de la peau et ne peut être considéré que comme l'analogie de la tunique épidermique des vertébrés ; tandis que le squelette de ces derniers, logé profondément dans l'économie et n'ayant aucune relation avec la peau, est composé de parties dont on ne voit point de traces chez les animaux inférieurs. Or il n'existe à cet égard aucune différence entre l'embryon et l'animal adulte. J'ajouterai aussi que le squelette de l'embryon humain, quoique corn-

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posé de pièces osseuses distinctes qui doivent bientôt se confondre plus ou moins complètement et qui restent tou* Jours séparées chez quelques Vertébrés inférieurs, n'est jamais semblable au squelette d'un Poisson, d'un Reptile ou d'un Oiseau ; aux yeux de l'anatoraiste observateur il n'en sera jamais l'équivalent.

Serait-il plus vrai de dire que l'appareil circulatoire en se constituant dans l'embryon des animaux les plus parfaits passe par tous les états que ce môme système nous présente d'une manière permanente dans les types zootogiques inférieurs 7 Non, pas davantage. Dans l'embryon fanmain, par exemple, la circulation ne se fait jamais comme' chez un Insecte, un Crustacé, ou nii' Mollusque; les o^anés affectés à cette fonction ne présentent pas l'ensemUe de caractères propres à l'appareil circulatoire dès Poissons, et à aucune période du développement ils ne peuvent être confondus|aveG leurs analogues chez un Reptile quelconque';

L'appareil respiratoire d'un Mammifère se constituer également sans passer par les dispositions variées que nôusf' offrent les organes dont les usages sont les mômes chez les* divers animaux inférieurs. M. Serres pense que les braiH' chies dortoies des Tritoniès et dés Éolides, les branchies latérales des Patelles et des Oscabrions, enfin la chambré' respiratoire creusée dans le manteau de la plupart deri' Gastéropodes, ne sont que des degrés variés des valsseauf omphalo-mésentériques , des villosités du chbri<^ ties Mammifères et de l'allantoîde des Vertébrés supérieurs. JV" voue qu'il m'est impossible de devinar sur quoi repose ' cette opinion, et Je cro^s môme qufl serait inutile delà' discuter ici; car lors môme qu'elle réunirait en sa faveut assez de faits pour être adoptée par quelques zoologistes, elle ne saurait les conduire à voir dans l'organisme nais-

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