CHAPITRE Vf
sant du Blammifère ou de FOîseau les représentants du système trachéen d'un Insecte ou d'un Myriapode, par exemple, ai même les bruncbiesd'un Poisson; et par consé* quent, çn ce qui concerne les instrum^ts de la respiration, il resterait toujours démontré que Torganogénie des animaux supérieurs n^offre pas une représentation fugace des structures demeurées permanentes dans les rangs infé^ rieurs du Ré^ne animal.
Les organes sécréteurs et l'appareil de la reproduction sont dans le même cas. En un mot, quel que soit le système d'organes dont on étudie les métamorphoses chez l'em* bryon d'un animal supérieur, on n'y retrouve jamais le tableau mobile des formes qui sont fixes et permanentes dans les divers types zoologiques dont le rang est moins élevé. On voit que la tendance générale de la nature n'est pas de se servir des modes de structure propre à ces types inférieurs comme d'autant de préliminaires dans le travail constitutif des organismes plus parfaits ; souvent elle met eti usage des procédés analogues pour obtenir des matériaux anatomiques dont Tessence et les formes définitives doivent être très-diflérentes, mais il est bien évident qu'dle ne se borne pas à avancer de plus en plus vers la perfection en suivant un seul et même plan.
L'hypothèse d^un simple arrêt de développement datis la série des changements que subissent les organes en voie de formation chez les animaux les plus élevés , ne suffit donc pas pour nous rendre compte des modifications sans nombre dont l'anatomie comparée lions révèle l'existence dans les parties correspondantes de l'économie animale chez les animaux inférieurs.
La doctrine de la concordance des formes embryonnaires des animaux supérieurs et des formes définitives des
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espèces inférieures ne saurait donc être admise, ni pour l'ensemble de l'organisme, ni pour les traits distinctifs ou caractères dits dominateurs, ni pour les grands appareils considérés isolément.
Les études embryologiques, loin de fournir, comme on Tavait espéré, une démonstration de l'unité de plan dans le Règne animal tout entier, et de rendre palpable l'enchaînement de tous les êtres animés en une longue série linéaire qui s'étendrait depuis la monade jusqu'à l'Homme, conduisent même au résultat le plus opposé. Elles nous montrent la diversitédes types fondamentaux dès le début de la vie embryonnaire et nous apprennent, mieux que ne saurait le faire Tanatomie comparée ordinaire, combien les plans d'organisation employés dans la constitution du Règne animal, diflerent entre eux par leurs linéaments généraux aussi bien que par les détails de leur mise en œuvre.
Ainsi non-seulement la structure d'un Vertébré adulte n'est pas réductible au plan anatomique d'un Mollusque ou d'un Articulé, et l'embryon du premier ne représente jamais d'une manière transitoire le mode d'organisation permanent chez ces derniers ; mais l'unité de type n'existe pas même chez les embryons de ces animaux comparés entre eux à une période quelconque de leur développement. Dès qu'un Vertébré commence à se constituer il porte en lui le cachet de son embranchement et diffère essentiellement de tout animal invertébré, soit adulte, soit embryonnaire.
En effet, lorsque la matière plastique qui doit constituer un Mammifère, un Oiseau, un Reptile ou un Poisson, laisse apercevoir les premiers résultats du travail organogéniques dont elle est le siège, une ligne longil^udinale se des-