CHAPITRE VI
mieux encore par l’apparition des parties de l’encéphale dont les Mammifères sont pourvus, et dont les Oiseaux, ainsi que les Reptiles, sont toujours privés.
Indépendamment des divers plans fondamentaux bien distincts que la nature inet en œuvre pour constituer le règne animal, il èxiste donc, un certain nombre de types secondaires, et il ne serait pas plus vrai de dire que le Mammifère, par exemple, est un Poisson perfectionné qu’il ne serait exact de représenter le Vertébré comme une conséquence du perfectionnement d’un Mollusque ou d’un Annelé. Le Mammifère et le Poisson sont tirés d’un type primordial commun ; mais, lorsque l’organisme, conformé d’après ce type. général, est prêt à prendre un cachet particulier, il n’est encore caractérisé ni comme Poisson ni comme Mammifère ; et quand il revêt l’une de ces formes secondaires, il ne passe jamais à l’autre par les progrès de son développement.
La multiplicité des types zoologiques, 'soit primordiaux, soit secondaires, me semble donc un résultat acquis à la science ; et aujourd’hui, moins que jamais, il ne serait permis de considérer le règne animal tout entier comme représenté par le développement d’un seul et même animal dont le travail organogénique s’arrêterait à des périodes diverses de la vie embryonnaire. Quel que soit le point de vue auquel on se place pour étudier celte question, on voit que l’ensemble des animaux ne forme pas une série linéaire s’étendant depuis la monade ou l'éponge jusqu’à 1 homme, et que les métamorphoses des organismes supérieurs en voie de formation ne représentent pas davantage les divers chaînons de cette série imaginaire.