‹ Introduction à létude comparative des langues indo-européennesChapitre 35 sur 129 · gr. S devant e ou y;, dans la plupart des parlers · texte numérisé non relu

gr. S devant e ou y;, dans la plupart des parlers

Exemples des diverses occlusives sonores :

Le b est relativement rare ; il ne figure dans aucun suffixe important ni dans aucune désinence; il semble secondaire dans une partie des mots où on le rencontre, ainsi skr. pibâmi « je bois », v. irl. ibim «je bois », lat. bibô (avec b initial par assimilation) a l’air d’une forme à redoublement en regard de skr .pâhi « bois », gr. TCtôt, v. si. piti « boire », lat. pôculum « coupe », et le *b indo-européen y résulte sans doute d’une altération ; d’autres mots sont imitatifs, ainsi gr. (3apêapoç, lat. balbus, etc. ; d’autres sont limités à peu de langues et ont l’air d’emprunts récents.

skr. dâmah « maison », v. si. domü, gr. B6p.oç, lat. domus.

accusatif skr. padam « pied », gr. xoSa, lat. pedem , got. fotu, arm. otn.

PHONÉTIQUE

skr. jànah « race », arm. cin « naissance », gr. yévoç, lat. genus ; skr. jantüh « race », zd yantus « tribu » ; got. kuni « race, famille ».

skr. gâyah « état de maison », zd gayô « vie », serbe gôj « prospérité » ; skr. jivâh « vivant », zd j(ï)vô, lit. gyvas, v. si. %ivü, lat. uiuos, osq. bivus « uiui » (nomin. plur.), v. irl. beo, got. qius ; cf. gr. (3toç « vie », arm. keam « je vis ».

Cette série représente des sonores ; l’arménien en a fait des sourdes douces, et le germanique, qui pousse en général le changement un degré plus loin que l’arménien, des sourdes fortes.

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