SLAVE
Le vieux slave est écrit au moyen de deux alphabets : l’un, le glagolitique, tiré d’une minuscule, est encore employé par quelques Dalmates catholiques ; l’autre, le cyrillique, tiré de la capitale grecque, est demeuré en usage chez tous les peuples appartenant à l’église orientale qui parlent une langue slave. Les deux alphabets comprennent des signes nouveaux créés pour noter les phonèmes inconnus au grec.
Les voyelles (sans quantité déterminable) sont :
Série dure : a , o, u, y, ü, ç.
Série molle : è, e , i, i, ï, e.
o et t désignent des voyelles nasales qu’on prononce à peu près comme on et in en français dans pont , vin (au lieu de ç , qu’on préfère maintenant avec raison, on employait jusqu’ici a ) ; ü et ï sont des voyelles très réduites, de timbre mal déterminé, et non pas u et i brefs y est une sorte de i postpalatal ; la position de la langue est presque celle du u, mais les lèvres ont la position de i y le ë est un e très ouvert. Les deux séries de voyelles se répondent exactement : devant les voyelles de la série dure, les consonnes se prononcent dures, devant celles de la série molle, elles se prononcent molles, c’est-à-dire avec une mouillure : le t de to n’est pas le même que le / de te ; l de loe st / « vélaire » (/), / de le est / palatale ; devant les voyelles de la série dure on trouve k et devant celles de la série molle c, ^ (aussi devant a ) et c, (^), etc.
Le système consonantique est :
TRANSCRIPTIONS
Occlusives labiales
— dentales
— gutturales Mi-occlusives sifflantes
— chuintantes
SOURDES
SONORES
NASALES
Les sifflantes et chuintantes sont :