PE
précédentes, on a vu un relèvement ménagé du point isoélectrique dans les scarlatines et quelquefois tuberculoses.
Les phénomènes que nous venons de.schématiser dans l'échelle des pH, les autres conditions étant constantes, peuvent être étendus à des systèmes fonctionnant dans des pH à peu près constants, mais avec une variation continue d'un autre élément, électrolytique ou colloïdal. Un électrolyte par exemple, amortissant le potentiel critique, élargira la zone de floculation, et en déplacera les bords par rapport au pH intéressant (qui variera légèrement d’ailleurs par effet salin). Une variation de la quantité d’électrolyte est donc grossièrement équivalente, au point de vue du résultat pratique, à une variation relative de pH. Les résultats de ce déplacement seront évidemment différents en présence d’un système de sérum normal ou d’un système de sérum pathologique, de bandes de floculation différentes.
En réalité on est obligé de schématiser les choses en considérant un système à 3 dimensions (fig. 25). D’après les données actuelles que nous avons mises en évidence pour les propriétés des sels neutres sous le nom de #assivité (1), il est infiniment probable que la troisième dimension Q devrait mettre en valeur une variable de massivité ; les variations rapides sous l'influence de ce facteur pourraient peut être expliquer comment, dans certaines réactions de précipitation, la floculation est dans de larges limites peu influencée par le pH ‘lui-même (comme dans le cas des précipitines).
Il est facile sur les données schématiques précédentes d'imaginer une interprétation générale du décalage des zones de floculation dans les diverses réactions usuelles. :
1 Consulter : VLÈS, GEx, REIss. — Mémoires sur les propriétés optiques de certaines matières colorantes susceptibles de changer de couleur dans les solutions de sels neutres. Arch. phys. biol., VI, N° 3, 1928. p. 143-223.
JIIe Partie.