AVANT-PROPOS
Quelques vieilles idées qu'on croycdt mortes, ont repris une vie nouvelle, et la science bénéficiant de tous les acquêts antérieurs perfectionne ses méthodes; seul celui qui ignorait V état antérieur des doctrines scientifiques croit que Vétat actuel résulte d'un bouleversement.
Les premiers linéaments du ccdcut tensoriel ont leurs racine^ dans le calcul vectoriel. Nous avons rappelé les principes de celui-ci dans la mesure où ils reparaissent dans celui-là. Nous avons suivi pour ce but, la méthode axiomatique d'exposition, telle qu'elle, est développée par M. Weyl dans son livre « Temps, Espace, Matière » mais nous avon^ atténué le caractère abstrait d'un tel exposé eri faisant appel à l'intuition géométrique, pour le cas de deux ou trois dimensions.
Pour les développements des théories suirmntes, nous nous sommes inspirés toujours des mémoires originaux et si nous avons défini le déplacement parallèle en ayant recours à un espace linéaire euclidien dans lequel la variété donnée est immergée, plutôt qu'en partant des axiomes de M. Weyl et en conservant toujours le point de vue intrinsèque, c'est tout d'abord pour faire conncatre un très beau mémoire de M. Levi-Civita, et ensuite pour rendre les moyens et les caractères de cette théorie plus clairs et plus intuitifs.
Notre but aura été atteint si le lecteur, après avoir étudié cette initiation aux méthodes mathématiques de la relativité, est capable de lire ensuite avec profit les mémoires et les traités dont l'objet est la physique einsteinienne.
Mon ami, M. W. Grossmann a bien voulu se charger de faire les figures, qu'il en soit ici affectueusement remercié. J'adresse aussi mes remerciements à mon collègue, M. A. Reymond qui a bien voulu relire les épreuves et me faire part de ses observations.
Neuchâtel, mai 1922.
G. JUVET.