INTRODUCTION AU CALCUL TENSORTEL
cas le plus s-implfief de beaucoup le plus fkmili«r est celui du plan.
Soient dans le plan deux vecteurs ù^, % issus d'un même point 0
(fîg. 5) : 0/li = Uj, O.-la = Ua et suppoSons-Ies de longueur égale à
1 ; désignons par 0 l'angle qu'ilS; forment. Le vecteur 0/? = X a pour composantes contra variantes les nombres ^^ et l^ qui mesurent les segments 0/ij et R^fi. La géométrie élémentaire nous-
montre tout de suite que le carré de la longueur du vecteur x est donné par la formule :
c'est-à-dire que la forme métrique fondamentale est :.
les QiTc sont donc :
S'il = 1. 9i2 = 921 = cos 6, fir„2 = 1.
Les composantes covariantes du vecteur x sont donc :
li = 9ikl
\^ cos 6 ;
\.^ = g^^k = g^^l^ + g.^^\^ = ^ cos 9 + P.
Géométriquement, il est visible que les composantes contravariantes du vecteur 0/? sont égales aux nombres qui mesurent les projections orthogonales de ce vecteur sur les vecteurs de base î-
FORMES BltlPïéAlRES ET QUADRATIQUES
^^ = OBj, ^2 = OB^. Résolvons les équations précédentes par rapport aux l\ il vient :
$«'=•-— -—[$1 - ces 0,?.,], , Hn^ 0 L J
sin^ 0 | J
et par suite 9''
sin* 0
ces 0 sinM)
sin''^ 0
Ce sont bien les mineurs respectifs des éléments gfn, g^^y Qzi' Qz du déterminant :
Il ces 0
9jc
ces 0 1
= sin» 0
divisés par ce déterminant lui-même. On vérifie aisément les formules
1 si iz^k.
0 si i = k.
Cherchons l'angle des deux vecteurs OK.et OQ dont les composantes sont les nombres (?■*) et (ti^). Abaissons les perpendiculaires
des points R et Q sur l'un des axes OA^, par exemple (fig. 5) soient DR et EQ. On a en grandeur et en signe :
OE = Ti, 0D = l,
EQ = r]^ sin 0, DR = ^^ sin G
Or, d'après une des formules les plus simples de la géométrie analytique, on a *:
OD.OE-hEQ.DR ^^ti, + $ V sin- 6
cos a =:
OR.OQ ^gncV-lKgmS^
Remplaçons \^ et tij par leurs valeurs en fonction des V' et V ; il vient :
($' -f- 5* cos OVï)! -+- 7)» cos 0) -h $«T)» sin» 0 cos a =
^Jïi | £ir)2 COS 0 -h iW cos 0 -(- 5^7)2
^gikW-gm\^ giiciS"
\jgiicW.gikr\S^
C'est bien la formule que nous avons donnée plus haut pour l'angle de deux vecteurs.
Considérons le tenseur symétrique gauche 7**= = \\^ — W^ dont les seules composantes non nulles sont :
Formons l'invariant
La racine carrée de cet invariant :
qui s'écrit ici :
est l'aire du parallélogramme construit sur les deux vecteurs OR
et OQ ; on s'en rend compte très facilement en utilisant la remarque * faite tout à l'heure.
*) Il suffit d'imaginer un système d'axes rectangulaires dont l'un est le support de Ui. pour écrire immédiatement cette formule.
FORMES BILINÉAIRES ET QUADRATIQUES 45
Applications à l'espace. — Dans l'espace, on obtient des résul-
tats analogues ; on prend trois vecteurs de base O^i, 0.42, OA^ de
longueur égale à l'unité, soient À, fx, v les angles (0.42, OA^), ->-->--»-->- ->-
(O/lj, OAy), (0.4i, 0.42). Le carré de la longueur d'un vecteur OP
dont les composantes contravariantes sont les nombres :
est donné par la formule :
ÔP' = (?*)2 -+- ($2)» ^ (f3y2 ^ 2 ?'S2 cos V -+- 2 \^\' CCS X H- 2 $«?* ces fi, on a :
yil = ^22 = 5^33 = 1
5^12 = 5^21 = cos V ; g^s = g^^ = cos X, g^^ = g^^^ = cos fi.
Abaissons de P des perpendiculaires PC^^, PC^, PC^ sur les trois axes. Les mesures des segments OC^, OCn et OC3 sont précisément encore les composantes covariantes du vecteur OP. En effet, les deux contours polygonaux OB^QP et OC^P sont équivalents ; projetons-les sur 0/4 1. On a :
OC, = l' + 1- cos v+^'cos IL car l'angle de QP avec 0.4 ^ est précisément [jl.