ÉCRITURE SINICO-JAPONAISE
De l'écrilure sinico-japonaise.
Les Japonais ont reçu de la Chine une écriture composée suivant un système tout particulier et à laquelle on a donné le nom d 'écriture idéographique.
Si quelqu’un s’avisait, pour écrire, d’employer une couronne dans le sens de « roi », — un cœur dans le sens de « aimer », — une hache, un arc et une fléché dans le sens de « guerre », en traçant les signes suivants
d ferait usage d’une écriture idéographique analogue a celle des Chinois et des Japonais, et les trois signes ci-dessus signifieraient : « Le roi aime la guerre ».
Si, ensuite, pour se faciliter les moyens de noter
les formes grammaticales de sa langue, il ajoutait les
désinences des substantifs et des verbes, au moyen de lettres alphabétiques.
moi
\ moi
comme AA
rü, ▼
me
nierai
rï ' niable
il composerait des textes identiquement semblables aux textes japonais.
Ainsi donc l’écriture idéographique ne renferme
LANGUE ÉCRITE
pas, comme notre écriture, des lettres indiquant des sons, mais seulement des images indiquant des idées.
Ces images étaient primitivement tracées d’une manière plus ou moins artistique, plus ou moins conforme aux objets qu’elles représentaient. Ainsi on écrivait :
o jÆ&.ir a
Soleil, lune, montagne, arbre, plantes, dragon, poisson, lortue, cœur, œil, char, pleuvoir.
Plus lard la forme primitive des signes s’est altérée, et, avec l’emploi du pinceau, on en est arrivé à donner à ces mêmes signes les formes suivantes :
H M di*W
La nécessité de rendre par écrit des idées com-