‹ Introduction au Cours de JaponaisChapitre 24 sur 36 · ÉCRITURE SINICO-JAPONAISE · texte numérisé non relu

ÉCRITURE SINICO-JAPONAISE

plexes ou dérivées a fait imaginer des signes à sens combinés. Ainsi :

De soleil et lune, on a fait w lumière;

De arbre et arbre, —

forêt.

D’autres fois, on a formé des signes indicatifs qui se comprenaient par l’opposition frappante de leur tracé, comme :

- en haut gauche.

en bas.

droite.

' Enfin, lorsque ces procédés ne suffisaient pas, on faisait usage de groupes phonétiques ou indicateurs de sons, de la manière suivante:

figurait « une femme. » — Voulait- on écrire le mot « mère » qui se disait ,>•>' b a dans la langue vulgaire, on traçait le signe de la femme, en y ajoutant l’image d’un objet appelé BA dans la langue vulgaire, par exemple celle du « cheval »

toi. On avait ainsi le caractère femmeba, ou « mère ». Le signe n’indique nullement

ici l’idée de « cheval ». Il rappelle purement et simplement le son toi.

LANGUE ÉCRITE

Afin de faciliter le classement des caractères idéographiques et leur recherche dans les dictionnaires, on a imaginé deux systèmes :

1° celui des clefs ou zi-bou;

2° celui des phonétiques ou zi-sei.

Des clefs el des ‘phonétiques.

On entend par clefs, certains signes généralement élémentaires qui entrent dans la composition des caractères idéographiques et peuvent être assez commodément employés pour grouper ces caractères en plusieurs séries facilement distinctes.

Le nombre des clefs communément usitées au Japon est de 214.

Quelques clefs, par exemple la clef des

plantes, occupent toujours la même place dans les signes qui en dépendent :

ïrrn&mmW

D’autres clefs, au contraire, occupent successivement toutes les positions imaginables. Telle est la

46* 04 « montagne » dans

DES CLEFS DE l’ÉCKITUHK I DÉOG II A PI1 IQ U E. 55

Il est indispensable, si l’on vent trouver un caractère idéographique dans un dictionnaire clavique : 1° de reconnaître la clef dont il dépend; 2° de savoir compter le nombre des traits joints à la clef, s’il y en a.

Nous ne donnerons pas ici la liste des 21/| clefs qu’on pourra trouver dans les grammaires chinoises et ailleurs Il eût sans doute été utile de reproduire cette liste, en y ajoutant les sons japonais de tous les signes qu’elle renferme; mais une telle reproduction nous aurait entraîné au delà des limites assignées à cet opuscule.

Quant à la manière de compter les traits additionnels, qu’il nous suffise de dire qu’elle résulte des procédés calligraphiques employés pour tracer les

I. J’ai publié à la librairie de Maisonneuve et C ie un Tableau des 214 clefs chinoises, imprimé en caractères typographiques d’une grande nettelé et collé sur un cartonnage pliant, de façon à en rendre l’usage aussi commode que possible aux étudiants. (1 fr. 30 c). J’y ai joint, outre la signification de chaque caractère, le signe * pour indiquer les clefs les plus importantes et cellesque les commençants doivent tout d’abord s’atiacher à bien connaître; le signo 0 pour indiquer la place occupée par les traits additionnels dans les caractères composés; et enfin le signe 8 pour les caractères qui reçoivent les traits additionnels au milieu même de leur tracé.

LANGUE ECRITE

signes. C’est ainsi que | , tracé d’un seul coup de pinceau, ne compte que pour 1 trait; par la même

raison, Q ne compteque pour 3 traits (J *~ | ) .

Les personnes qui voudraient de plus amples renseignements sur ce sujet pourront recourir à l’introduction placée en tête du Dictionnaire chinois du P. Basile, publié par de Guignes. Ajoutons toutefois que l’usage est seul bon maître en cette matière.

La liste des puo.\ étiques est beaucoup plus considérable que celle des clefs et présente quelques difficultés pour les commençants. Jusqu’à présent, il n’existe aucun travail sur les phonétiques sinicojaponaises et il serait dangereux de hasarder des règles au sujet de leurs transformations.

Bornons-nous à signaler le caractère le plus frappant du phonétisme sinico-japonais. Ce caractère réside dans la notation des syllabes affectées en chinois de l’accent tonique bref, syllabes qui ont invariablement au Japon une désinence consonnaire dure, parce que cette désinence existait en Chine à l’époque

t. On pourra consulter néanmoins notre brochure intitulée Tableau de» principales phonétiques chinoises, disposées suivant une nouvelle méthode. Paris. 18S8, in-8". = 2 fr. ">0 c.

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