‹ Introduction au Cours de JaponaisChapitre 26 sur 36 · PROSPECTUS · texte numérisé non relu

PROSPECTUS

On se plaint généralement des difficultés que présente l'étude des langues orientales et du peu de secours que l’on possède pour lever ces difficultés. Tandis qu'il existe pour l’étude de presque toutes les langues européennes des ouvrages méthodiques qui, par leur excellente disposition, permettent d’arriver en peu de temps aux meilleurs résultat» pratiques, on dirait que la plupart des ouvrages destinés à l'enseignement des langues de l'Asie sont au contraire composés de façon à rendre l'étude de ccs langues tout & la fois longue, pénible /t rebutante. En outre, ils ont généralement le défaut d’être publiés à des prix fort élevés et d'une façon tellement étrangère les uns aux autres, que, même en en achetant un grand nombre, on arrive rarement à se procurer tous les instruments de travail dont on a besoin.

Si ces observations sont vraies pour les idiomes de l'Orient musulman et de l’Inde, elles le sont encore davantage pour les langues de l’extrême Orient, si essentiellement différentes des nôtres par la grammaire, par le phonétisme et par le génie. La langue japonaise surtout présentait des difficultés tellement considérables que les savants orientalistes qui abordèrent avec succès, dans la première partie de ce siècle, la plupart des idiomes ignorés du monde asiatique, se virent obligés, après des tentatives infructueuses, de renoncer à l'intelligence du japonais, malgré toute l’importance qu'ils attachaient avec raison à la connaissance de sa littérature.

M. le professeur de Rosny, qui a fondé. en France l’enseignement de la langue japonaise, et auquel nous devons déjà de nombreux écrits sur la civilisation des insulaires de l’extrême Orient, a bientôt reconnu la nécessité d’introduire dans scs leçons de l’École spéciale des langues orientales un système de nature à simplifier l’acquisition de l’idiome qu’il était chargé de professer. C’est ce qui l’a engagé à profiter de l’expérience qu’il a acquise pendant huit années d’enseignement, pour rom-

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