CUIVRE
Eq'=31,6. Symb. = Cu.
On trouve le cuivre dans la nature à l’état natif. On le rencontre aussi sous la forme d’oxyde, de carbonate, de phosphate, de
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sulfate, de chlorure, de séléniate, de vanadiate, d’arsèniate, et surtout de sulfure. Ou désigne, sous le nom de pyriie cuivreuse, un sulfure de fer et de cuivre (Cu’S, Fe’S’) très-abondant, et qu’on emploie principalement dans la métallurgie du cuivre.
Le cuivre fondu ou natif cristallise en octaèdres réguliers. Il fond à 1092‘>. A la chaleur blanche, il se volatilise faiblement, et ses vapeurs brillent avec une flamme verte caractéristique. Le cuivre fondu a une densité = 8,78, qui, pour le métal fortement martelé, devient =8,952. 11 occupe le troisième rang pour la malléabilité, et le si.xième pour la ductilité. Sa ténacité est trèsgrande ; un fil de cuivre de 2 milliin. de diamètre exige mi poids (le 1 37 kilogr. pour se rompre. 11 se laisse rayer par le carbonate de chaux ; mais il est cependant plus dur que l'or et que l’argent. Le cuivre pur est rouge-brun très-éclatant; il acquiert une odeur désagréable par le frottement.
Le cuivre n’est altéré ni par l’air ni par l’oxygène secs ; dans l’air humide, il se recouvre d’une couche verte d’hydrocarbonate de cuivre. Chauffé dans l'air à une température assez peu élevée, le métal se recouvre d’une couche noire de bioxyde. Il décompose l’eau avec lenteur, même sous l’influence d’une chaleur considérable, et ne la décompose jamais en présence des acides énergiques. L’acide nitrique l’attaque et le transforme en azotate, avec formation de vapeurs rutilantes. L’acide sulfurique concentré l’attaque à chaud et donne naissance à du sulfate de cuivre et à de l’acide sulfureux. L’acide chlorhydrique agit sur ce métal avec lenteur et difficulté. L’eau régale le dissout promptement. Les acides organiques attaquent aussi le cuivre. 11 s’unit avec le soufre, le phosphore, l'arsenic, le chlore, lebrônie, l’iode, le fluor et rhydrog('“ne.
11 fonne des alliages avec la plupart des métaux. Ceux qu’il produit avec l’étain (bronze), le zinc (laiton), l’argent et l'or (monnaies) sont les plus intéressants. (V. Métaux alliés.}
L’extraction du cuivre est assez simple. C’est par des grillages successifs, qui volatilisent la plus grande partie du soufre, et par des réductions postérieures, au moyen du charlion, qu’on extrait le métal de son minerai. (V. Métaux communs.)
Pour avoir le cuivre parfaitement pur, ou réduit par l’hydrogene son oxyde purifié.
Ce métal est l’objet de nombreuses applications industrielles.
OXYDES DE CUIVRE. — Lc cuivre s’unit à l’oxygène, et forme ainsi deux combinaisons importantes :
CHAPITHE Vil. — MÉTAUX CT LEI HS COMBINAISONS. 191
l‘> Is protoxyde de cuivre (Cu’O) se rencontre à l’état naturel, sous la forme de masses rouges, et quelquefois cristallisées. Ce corps s’obtient dans les laboratoires, en calcinant dans un creuset un mélange de 5 parties de bioxyde et de 4 parties de cuivre en poudre fine. On l’obtient encore en réduisant par le glucose une solution d'acétate de cuivre. 11 forme avec les acides des sels qui ne présentent que peu d’intérêt.
2" Le bioxyde de cuivre (CuO) est un corps pulvénilent, noii', que l’on obtient en oxydant le cuivre dans un courant d’air, sous l’influence d’une température peu élevée, ou mieux en décomposant l’azotate de cuivre par la calcination. L’oxyde obtenu dans l’un ou l’autre cas est anhydre -, pour l’avoir hydraté, il faut précipiter par la potasse une solution d’un sel de cuivre ; il se dépose des flocons gélatineux d’un bleu-gris. Cet hydrate est fort instable. Si l’on porte à l’ébullition la liqueur qui le lient en suspension, il se déshydrate et se dépose sous forme d’une poudre noire. En s’unissant avec les acides, il forme des sels colorés en bleu ou en vert quand ils sont hydratés, et incolores quand ils sont anhydres.
CAKBONATEs DE CLivHE. — Le carbouate Iribasique de cuivre sert dans la fabrication despapiere peints, sous le nom de cendre bleue anglaise. Ce carbonate se rencontre dans la nature sous forme de beaux cristaux bleus. 11 porte aloi-s le nom de bleu de montagne. La nature offre aussi un carbonate cristallisé vert, connu sous le nom de molachile.
Le carbonate bibasique, que l’on obtient eu traitant une dissolution de sulfate de cuivre par du carbonate de soude dissous, est employé par les peintres sous le nom de vert minéral. Sa formule • est 2CÏiü, HO, CO*.
Enfin, lorsqu’on abandonne du cuivre dans une atmosphère humide, U se recouvre d’un sel pulvérulent, bleu verdâtre, auquel ou donne le nom de vert-de-gris, et qui u’esl autre que du carbonate de cuivre hydraté*. — Tous ces sels sont insoluldes dans l’eau et décomposables par la chaleur.
SULFATE DE CLTVKE. — Le sulfatc de cuivre, ou vitriol bleu du commerce, est représenté par la formule CuO S0*-f-5H0. A 100", il perd les ^ d*-’ "i^^is ne perd son dernier éipiivalentqu’â
243"; il est aloi-s anhydre et blanc. Le sulfate de cuivre cristallise en prismes doublement obliques d’un beau bleu; il a une saveur
< On nomme aussi vert-de-gris le sous-acétate de cuivre.
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métallique et désagréable. Il est très-soluble dans l’eau chaude, et cristallise par le refroidissement. Chauffé au rouge vif, ce sel se décompose en oxygène, acide sulfvu’eux et oxyde de cuivre.
I.e sulfate de cuivre est employé en teinture. On emploie aussi, sous le nom de vitriol de Saltzbourg, des sulfates doubles de fer et de cuivre , renfermant du sulfate de zinc et même de magnésie. On l'emploie en médecine .à la cautérisation des chairs. Il sert pour 1e chaulage des blés. Il est utilisé pour la préparation de certains sels insolubles, dont la peinture fait un grand usage : par exemple, le vert de Schèele et le vert de Schweinfurt.
SULFURES DE CUIVRE. — Le cuivTe s’unit directement avec le soufre à une température peu élevée, en produisant un dégagement de chaleur et de lumière. Le sulfure ainsi obtenu correspond au protoxyde Cu’O. Le bisulfure (CuS) se forme quand on traite une dissolution d’un sel de cuivre par l’hydrogène sulfuré.
AZOTATE DE CUIVRE. — On prépare facilement l’azotate de cuivTe (AzO‘,CuO) en attaquant du cuivre en tournures par l’acide azotique concentré. L’évaporation de la liqueur donne de beaux cristaux d’azotate de cuivre. Ce sel est déliquescent et décomposable par la chaleur.
ARSÉNiTE DE CUIVRE. — L’arséuite de cuivre (,\s0’, 2CuO), vulgairement désigné sous le nom de vert de Si'hèele, se prépare en traitant le sulfate de cuivre en dissolution par de l’arsénite de. soude. Il se forme un précipité vert d’arsénite de cuivre insoluble.
ACÉTO-ARsÉNiTE DE CUIVRE. — Le Vert de Schweinfurt, ou acéto-arsénite de cuivre, est une combinaison d’acétate et d’arsénite de cuivre, que l’on obtient en faisant réagir de l’acide arsénieux dissout sur de l’acétate basique de cuivre.
PROTOCHLORURE DE CUIVRE. — Cc sel (Cu'Cl), s’obtiont en faisant bouillir le bichlorure (CiiCl), avec du cuivre métallique ou du sucre en poudre fine. On le prépare encore en traitant le protoxyde de cuivre par l’acide chlorhydrique. Il se dépose une poudre blanche cristalline insoluble dans l’eau. Ce chlorure fond vers 400«, et se volatilise au rouge. Il est facilement altéré par l’oxygène.
BICHLORURE DE CUIVRE. — Ce sel (CuCl) se prépare en faisant agir l’eau régale sur le cuivre. On évapore à siccité, on reprend par l’eau et l’on fait cristalliser. On obtient ainsi de grandes aiguilles d’im vert foncé qui contiennent deux équivalents d’eau. A l’état anhydre, il est brun-jaune ; on l’obtient sous cette forme en faisant passer un courant de chlore en excès sur du cuivre divisé. Au rouge, il se transforme en protochlorure, Cu’Cl.
r.HAPlTHE VII. — METAUX ET LEURS TOMULNAISONS.