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CHAPITRE VIII. — CHIMIE OHOAMOL'E

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Pour le préparer, on niel dans mie cornue de "rande ca]iacité parties égales de glycérine et d’acide oxalique, et le dixiéme du poids total d’eau. On soumet pendant plusieurs heures ce mélange à une lomi>érature de lOO" environ, puis on ajoute de l’eau, et on distille en ajoutant do nouvelles (juantités d’eau, jusiju’à ce que le liquide distillé ue soit plus acide. Celui-ci est saturé par du carbonate de plomb. Use forme ainsi du formiatede plomb ijui, puriüé par cristallisation, est traité à chaud par l’hydrogène sulfuré, qui met l’acide formique en liberté.

On jiréparc aussi l'acide formique en traitant le sucre par un mélange de bio.xyde de manganèse et d’acide sulfurique.

L’acide formique s’unit avec les bases, et forme des sels, tous solubles dans l’eau, mais n’ayant aucun emploi dans les arts.

ACiuE ACÉTIQUE. — L’altératiou que sulassent au contact de l’air les liquides provenant du règne x’égétal ou animal donne presque toujours lieu à la formation d’une certaine quantité d’acide acétique. Les liquides spiritueux, soumis à l’oxydation, subissent surtout cette transformation; c'est sur cette propriété qu’est fondée la préparation du vinaigre ordinaire. La distillation du bois donne aussi de l’acide acétique que l'on désigne à l’état impur sous le nom (l'acide pyroligneux.

L’acide acétique peut être obtenu anhydre (C’H*0‘) ; sous cette forme, il constitue un liquide très-mobile, très-réfringent, parfaitement incolore, d'ime odeur forte et agréable. Sa densité égale 1 ,07. Il bout à 1 ST». .\u contact de l'eau, il tombe d’abord au fond du vase, puis finit par s’hydrater et se dissoudre.

L’acide acétique cristallisable ou monohydralé, r,‘lIW,110, est solide au-dessous de 1 7», Au-dessus de cette température, c’est un liquide incolore, d’une odeur piquante et caractéristique, d’une saveur très-acide. Il entre en ébullition à 120». Sa vapeur est inflammable et brûle avec une flamme bleue.

Ou prépare en grand l’acide acétique en oxydant l’alcool directement par l’oxygène de l’air. (V. Acide acctûiue du Dictionnaire.)

L’acide acétique étendu d’eau sert dans l’économie domestique sous le nom de vinaigre. Combiné aux diverses hases, il forme des sels dont quelques-uns ont une grande importance dans les arts.

Acétate de potasse . — Ce sel est neutre, gras au toucher, d'un asjiecl foliacé. Il est dèli([uescentet très-soluble dans l’eau et dansl’alcool. Il peut se combiner avec un second équivalent d’acide, et former un biacélatc ijui donne par la calcination de l’acide acétique cristallisable.

214 INTRODUCTION. — NOTIONS ÉI.É.MENTAIRKS.

Acétate d’alumine. — Ce sel est incristallisable et trôs-soluble dans l’eau. Ou le prépare eu traitant le sulfate d’alumine par l’acétate de plomb. 11 se forme par double décomposiliou du sulfate de plomb insoluble, et l’acétate d'alumine reste dans la liqueur.

Acétates de cuivre. — On connaît plusieurs acétates de cuivre. — Le sel neutre, appelé verdet, se présente sous la forme de beaux cristaux, verts ou bleus, suivant qu’ils se forment à chaud ou à froid, solubles dans 5 parties d’eau bouillante, elllorescents, décomposables par la chaleur. On prépare le verdet en dissolvant le vertde-jiris dans l’acide acétique, et faisant cristalliser.

Le vert-<le-gris est un mélange d’acétates bibasique et triliasiqiie. On le prépare en exposant à l'air des lames ou de la tournure de cuivre mouillées par du marc de raisin.

Acétates de plomb. — L’acétate neutre de plomb, a[ipelé quelquefois sel de .Saturne, cristallise en prismes droits rhomboidaux, doués d’une saveur sucrée, astringente et métallique. 11 fond à 190“; se dissout dans les | de son poids d’eau froide. On l’obtient en dissolvant la lilharge dans l’acide acétique, ou bien en abandonnant au contact de l'air du plomb baigné par cet acide.

L’acétate Iribasiiiue de plomb, appelé aussi extrait de Saturne, cristallise eu aiguilles d’un aspect soyeux, à réaction alcaline. On l’obtient en faisant bouillir une dissolution d’acétate neutre de plomb avec de la litharge. On emploie ce sel eu médecine.

ACIDE tanniüue ou T.ANNiN. — Le tannin, C'*H*0»,3H0, est blanc, solide, inmlore, d’une saveur extrêmement astringente. Il se dissout dans l’eau et par l'évaporation se dépose à l’état amorphe ; lorsqu'il est sec, il se conserve au contact de l’air sans s’altérer. Il se combine avec un grand nombre d’oxydes métalliques ainsi qu’avec les membranes animales. (V. Tannage.)

On prépare le tannin en épuisant, dans un appareil à déplacement, la noix de galle en iioudro par l’éther du commerce. La solution éthérée évapoi-ée donne le tannin.

ACIDES CAI.U0I K ET PYROdAi.i.KjUE. — I.orsqu’on abandonne le tannin au contact de l'air, il perd de l'acide carbonique et se transforme en acide gallique, C’IH t’,3HO, qui se présente sous la forme d'aiguilles blanches, solubles dans l'eau, l’alcool et l’éther, décoinposables par la chaleur, réduisant certains sels métalliques, et qui, chaull'ees à 21ü°, donnent un acide nouveau: l’acide pyrogallique, C‘U O', sublimable en paillettes blanches et brillantes.

ACIDE iiiiTYRioiiE. — L’acidc Ijutyrique ou acide du beuiTe rance,

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ciurimK VIII. — CHIMIE ohoamoi'k. ‘215

est liquide, incolore, doué d'une oileur désajîréahle, qui est celle du lieurre fort, et d'une ^^aveiir très-acide et brûlante. 8a densité = 0,96. Il liout à IG'i", est soluble dans l'eau et l’alcool, et dissout les corps pras neutres. L’acide butyrique concentré attaque la peau comme les acides les plus énergiques. On peut l’obtenir à l’état anhydre.

L’acide butyrique monohydraté, C*H’0’,IIO, se combine avec les bases et forme des sels ]ieu importants.

On jirépare cet acide en soumettant à la fermeutaliou les matières amylacées ou sucrées, en présence de matièçes azotées, telles que le fromage blanc, qui commencent à subir la putréfaction. Il se forme d’abord de l’acide lactique, puis ce dernier se décompose en acide butyrique. Cette réaction peut se mettre sous la forme de l'équation suivante :

C”H'*0'’r=C"lW -(- ICO’ -f SU.

ACIDE vALÉRiAJiiouE. — L’acidc valériamijue hydraté, C'^H’O^HO, est un liquide incolore, d’une saveur âcre et piquante, d’une densité =0,94, et bouillant à 175°. Sa vapeur est inllammable et brûle avec une flamme fuligineuse.

On le prépare en chaufl'antà '200" un mélange d’une partie d’alcool amyliipie et de 10 parties de chau.x potassée. La masse est délayée dans l’eau, saturée par l’acide sulfurhjue et distillée. Cet acide se rencontre à l’état naturel dans la valériane.

ACIDE CAPiiieuE. -L’acide capriqiie, C*"l['*0',HO, est solide, incolore, d’une saveur acide et piipiante, d’uue odeur désagréable; il fond à 118". A l’état naturel, il se trouve dans le suint de bouc. On le prépare artiliciellement au moyeu de l’huile de coco.

ACIDE succiNioL'E. — L’acidc succinique,C*IlH)*,2110, cristallise en prismes doués d’une saveur acide, inodores, solubles dans l’eau, fusibles à 180°. distillant à 235°.

On obtient l’acide succiniqiie dans la distillation sèche du succin ou ambre jaune; mais le moyen le jdus avantageux pour le préparer consiste à faire fermenter un mélange de malate de chaux et de fromage blanc. La masse obUmue, traitée [lar l’acide sulfurique, portée à rébiillilion, liltrée, éva[)orée, laisse déposer des cristaiLX d’acide succinique. Cet acide forme avec, l’ammoniacjiie un sel que l’on emploie comme réactif propre à déceler la présence du fer.

ACIDE DENzoïQi’E. — Use rencontre à l’étal naturel dans la résine de biMijoin. Il est blanc, solide, cristallisé en aiguilles, inodore.

21 G INTHODUCTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES.

fusible à 120“, volatil à l i5“, peu soluble dans l'eau, et beaucoup plus dans l’alcool et l’étber. Sa formule est C'IIHJ’, HO.

On e.xtrait l’acide benzoïque du benjoin, en chauffant légèrement cette résine dans une capsule recouverte d’un cône en carton. L’acide benzoïque se sublime et se dépose sur les parois de ce cône. Ou prépare encore l’acide benzoïijuc en décomposant par les acides l’acide hippurique.

ACIDE ciNNA.MiQUE. — Il SC trouvc à l’état naturel dans le baume du Pérou. Cet acide, C’H’O’, HO, est solide, peu soluble dans l’eau froide, fusible à 129°, volatil à 300°.

On prépare l’acide cinnamique en chauffant le baume du Pérou avec de la potasse. Le cinnamate de potasse formé est dissous dans l’eau, et traité par un acide qui met l’acide cinnamique en liberté.

ACIDE PHÉNioi E. — Ccl acidc, C'*H‘0‘, se trouve dans les huiles provenant de la distillation du goudron de houille.

C’est un corps blanc, solide, cristallisé, fusible vera 30°, et se volatilisant à 188° sans décomposition. Sa densité= 1 ,0G ; peu soluble dans l’eau, U l’est au contraire en toutes proportions dans l’alcool et l’éther. Il se combine avec les alcalis.

ACIDE PicniQUE. — L’acide picrique ou phénique trinitré, C"H*(Az0‘)*0’, est solide, cristallisé en lamelles rectangulaires jaunes, solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther. Sa saveur est trèsamère. Chauffé lentement, il se volatilise, mais porté brusquement à une température élevée, il détone.

On prépare cet acide en faisant agir 7 parties d’acide azotique sur une d’huile de goudron de houille. On chaull’e jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs rutilantes. Par le refroidissement, il se dépose des cristaux d’acide picrique qu’on purilie j>ar cristallisation. On les emploie pour la teinture de la soie et de la laine.

ACIDE HIPPURIQUE. — Cet acido , C'H’AzO’, HO, se rencontre dans l’urine des herbivores. Il forme des cristaux solubles dans l’eau et l’alcool, presque insolubles dans l’éther. H est décomposable par la chaleur et par les acides; l’acide benzoïque se retrouve parmi les produits de cette décomposition.

ACIDE URIQUE. — L’acide uriquo, C’IPAz^O*, se présente sous la fonne de lames cristallines, blanches, douces au toucher, inodores, insipides. Il est très-peu soluble dans l’eau, presque insoluble dans l’alcool et l’éther.

Cet aciile se rencontre en quantités assez notables dans l’urine des mammifères caniassieis.

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