‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 177 sur 262 · CHAPITRE P'. — MÉTHODES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE P'. — MÉTHODES GÉNÉRALES

DÉFINITION DK i.’analyse. — L'aiml]ise rliiinique apjireiul à reconnaitro les corps, à les isoler les uns des autres, à séparer des corps composés d’autres composés délinis d’ime constitution moins comiilexe : elle est dite alors auahjse immédiate; elle enseigne également à réduire les composés à leurs éléments; dans ce cas, elle est dite analyse élémentaire.

Loi-sque les recherches analytiques se bornent à caractériser les conqiosants (])riiicipes immédiats ou éléments), l’opéralion à laqnêlle elle donne lieu est (lualilative ; lorsqu’elle va plus loin et s’occupe du dosage de ces mêmes composants, elle est ijuantitative. Montrer par quels caractères l’eau se distingue de tous les corps simples ou composés, prouver qu’elle est formée d’oxygène et d’hydrogène, séparer ces éléments, c’est faire l'analyse ynalitative de l’eau. Démontrer expérimentalement, à l’aide de la balance, que l’eau est formée de 88,8 d’oxygène et de 12,5 d’hydrogène c’est en faire l’analyse yuantilaliee.

Les notions qui servent aux chimistes pour établir la qualité des corps, sont ; leur manière d’être par rapport à nos sens; c’est ce qu’on appelle l’ensemble de leui's propriétés organoleptiques \ puis l'impression (pi’ils reçoivent des agents physiqru's, soit l’ensemhle de leurs propriétés physùpies, enlin les phénomènes auxquels ils donnent lieu au contact d’autres coiqis, et que produisent les réactions chiinigucs.

piioPRiÉTÉs oiuiANOLEPTiQiiES. — Lcs propriétés organoleptiques sont ; l’asiiect, la couleur, le toucher, l’odeur, la saveur.

L’aspect ne donne qu’une indication vague ; on dit aspect terne ou brillant, etc. ; mais l’étude attentive des formes peut souvent donner un moyen sur et précis pour reconnaitre les corps, et même pour apprécier leur degré de pureté. (V. iSotions de cristallographie, page 31 1 .)

La coideur, c'est-à-dire la manière d’être par rapport aux rayons lumineux que les corps absorbent, réllécbi.sscnt ou décomposent,

TNTBOnrCTION. — ANALYSE CHlMIyl'E,

et i}u’on olisoiTe soit en i-f'îrardant le cori)s<lirectement , soit en l’observanl à travers des verres on des liipiides colorés, est une propiièt*- très-imj)ortante, souvent earactéristiijue à elle seule. La couleur du veriuillou , celle du rose de carthaiiie, les coulem-s de cei-taines llainmes, celle par e.xemple de l’alcool Ijnilanl sur du sel, celle de l’acide lioriijue, du nitrate de stronli,ane sont dans ce cas. (les indications prennent un haut depré d(* précision, quand on les rapporte à des types cerUiim, lors([ue, jiar exeinide, on évalue la couleur eu éjrard aux Tables chromuTtqucs dressées par M. Clievreul '.

L'odeur i'Al, dans certains cas, très-rares il est vrai, un critérium infaillilde. (tn reconnaît par l’odorat, le soul're, l'arsenic, l’étain, le cuixTe, etc., etc.

La samir est souvent confondue avec l’odeur; mais il est facile de laiss(>r à chaipio caractère sa valeur spécial»; en prenant, lorstpi’on déguste une substance, la précaution bien simple de se léniier les narines.

Les saveurs sont jusqu’ici mal définies ; on dit saveur douce, fade, âcre, irritante, aciile, alcaline, résineu.se,etc.

Une substance »pii n’allécte pas le sens du goût est dite insipide

U toucher donn»' l’idée do la d»;nsité; en cela il oll’re un caractère précieux, souv»;nt sutlisant; il donne aussi l'idée de la moll»;sse l’t de la dureté, en un mot île la résistauce; l’idée de la malléabilité, de la ductilité, de la leuacilé, de la compressibilité, de l’éla.sticité.

Quelques substances ont un toucher caractéristique.

Ou dit un toucher sec, gras, onctueux ; le toucher, suivant qu’il est chaud ou froid, rend compte de la conductibilité par la chaleur.

L'ouie elle-même donne quelrpiefois des indications excellentes. L’étain fait entendre , quand ou le jiloie, un bi-uil tout sjiécial qu’on appelle le cri de Tètnin. Le sel marin tjuaud on le jette dans le feu pétille, il décrépite, »;t c’est pour le reconnaître mi caractère important.

» Il serait h »l«'*siror que Ica tenues précis reconïmaniiés par l’illustre savant vinssent rctnpla»;cr les muta va>rucs de la elasaifieation usuelle qui ne prouvent pas assez, tels que : couleur sombre, vive, éclatante, et substituer des types sérieux à des types trop nombreux et incertains cuiume : ponceau, dahlia, ambre, soufre, vermillon, etc., etc.

s 11 nVsf pas hors do propos de dire que ee n’est (|u'avec tle trrandes précautions qu’on doit »;m)di>yer les deux indications dt» l'odorat et du fzoilt.

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