DE LA CHIMIE INDUSTRIELLE
11 est aussi diCücile à riiLslbii-e d'indiquer la eoiilréc où la chimie prit naissance, que de reconnaître avec certitude le berceau de riiiunanité; mais on peut afQriner à coup sùr (jue la chimie pratique date d’aussi loin que l’homme lui-même , car il n’y a pas d’opération dans l’éconoinie domestique qui ne soit de son ressort j la production du feu , la cuisson des fruits et des viandes , la fabrication des poteries et des bricpies , la fonte des métaux, le tannap;e des peaux, lapréjiaration du vin, sont des industries tellement anciennes qu’on les trouve établies à i>eu prés partout, lorsqu’on remonte à l’épofjue où commence la luarclie progressive des peuples vers la civilisation indii|uée soit par la tradition orale, soit par les documents écrits.
Dans l’antiquité cependant brillent les noms de quelques natious privilégiées : ce sont les Indiens, les übiuois, les Kgj'jttiens, les Hébreux, les Phéniciens. Tous ces peuples ont pratiqué des industries chimiques ; tous ils nous ont légué quehjues prf>cédés précieux, qui ont survécu à la chute des empires.
L(?s Indiens savaient retirer les métaux des entrailles de la tei're, les fondre et les façonner. 11 parait probable que parmi eux l’or fut découvert le premier. La nature, en effet, nous l’offre presque toujoui-s dans un état de jjureté et d’agrégation suffisantes poulies besoins d(!s arts. L'argent, qui n’est pas rare li l’état natif, tomba peut-être aussi sous les yeux des Indiens voyageurs, et sa blancheur, sou éclat attii-èrent sans doute leur attention. Mais comment parvmrent-ils à retirer le cuivre et le fer des minerais qui les renfennent à l’état de carbonate, d’oxyde, de sulfure, etc.'? C’est là une question historique destinée à rester peut-être à jamais sans réponse. Ce qu’il y a de certain, c’est que dans l’Inde on fondait l’or, l’ai-gent, le cuivre, le fer, le plomb et l’étain ; tjue le