‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 206 sur 262 · I. — DItl. DK CIIIMIB l.NDL'STKIKLLE · texte numérisé non relu

I. — DItl. DK CIIIMIB l.NDL'STKIKLLE

380 INTllÜDi:t.TION. — A^ALYSE CHIMIQUE.

cipal, de manière à donner une ouverture C par laquelle puisse s’écouler le liquide de la burette lorsiiu’on incline celle-ci du côté de cette ouverture. Dans cet appareil, comme dans tous ceux du même penre, la graduation descend du haut eu bas ; et si, par exemple, elle a été faite en centimètres cubes, on comptera 0 en.\ pour compter 2.') ou 30 en A' ; de telle sorte que, si la burette i'tant tenue verticalement, l’on a amené, avant l’opération , le liquide au niveau du point A, c’est-à-dire ü ou point de départ, si on a laissé écouler ensuite goutte à goutte une certaine quantité de ce liquide par C en inclinant l’appareil, il suflira de relever la burette verticalemmit, de lire le cbül're correspondant au niveau actuel, pour savoir quelle est la quantité de centimètres cubes ou de toutes autres divisions employées pour- rojiération. Cette burette est la plus usitée.

Buretle anglaise.— Dans cet appareil, le petit tube est supprime, et par suite l’on évite les chances de rupture qui sont mallieureusement fort nombreuses avec la burette de Gay-Lussac, Pour remplacer cette partie de l’appareil, l’extréinité suiHirieuie est coudée sous un angle obtus, puis étirée de manière à fournir une ouverture étroite par ou doit avoir lieu l’écoulement. A l’opposé de celte courbure , on soude un petit appendice ouvert et dont l’extiémitô est bordée à la lampe. Pour faire usage de cet appareil, on saisit le tube dans la main en appuyant le pouce sur l’ouverture de l’appendice dont nous venons de parler, et ^ incline du côté opposé où se trouve l’ou-

verture étroite que l’on nomme le bec. Grâce à une différence de pression intérieure et extérieure dont ou se rend aisf'ment compte, les gouttes de liipiide ne tombent que goutte à goutte et lorsqu’on soulève légéi-ement le pouce qui appuie sur l’appendice. La graduation a lieu d’ailleurs exactement comme pour la burette de Gay-Lussac. Cette burette est préférée par plusieui's chimistes à cause de son peu de fragilité et de son maniement facile.

Burette de Mohr. —Cel apjiareil se compose d’un tube T du même diamètre que les burettes précédentes, gradué de même de haut en bas, ouvert à sa partie supérieui-e et un peu rétréci à l’inférieure. Ce tube est placé à demeure verticalement et pincé dans un support S. Ou ajuste à la partie inféneuie un petit tube de caoutchouc c que serre une pince D, et que termine un petit tube

r.HAPITRK III. — KSSAI8 PAR LES VOLEMES.

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Fig. 155. — Üurcite de Mohr.

de verre effilé t>. La jiince 1’ est la pioee importaute de l'appareil.

Klle foi-me un ressort eonstamment fermé qui serre de la manière la plus hermétique le caoutchouc c; lorsqu’on vient à écarter ce ressort en appuyant simultanément sur les deux di.sques P et F, le caouhffiouc se de.sserre eu donnant une section d’autant plus large que l’écartement du disque est jilus grand. Si donc le tube est rempli de ü(jueur normale, la pince étant au re[»os, ce liquide restera de même au repos; mais sitôt que, les disques étant un peu écartés, le caoutchouc s’ouvrira, une goutte s’écoulera par le tube v; et lorsque l’écartement deviendra considérable, la quantité do liquide écoulé augmentera proportionnellement. Ou

conçoit dés lors comment on peut, au moyen de pressions graduées , donner à l’écoulement telle valeur qu’on désire. Il est d’ailleui-s extrêmement facile de suivre sur le tube T la marche de l’opération , et de savoir immédiatement quel est le volume de liquide employé depuis le commencement jusqu’au point où l’on est parvenu.

Les pipettes, dont l'analyse volumétriqvie fait un fréquent usage, sont formées d’un tube auquel est soudé luie sorte de réservoir en verre (jui se termine eu pointe effilée. Ces appareils sont destinés à mesurer un vo lume délernûné de lûjuide ; dans ce but ils portent sur le tulie im trait fait au diamant, et dont la place a été déterminée de telle sorte que tout l’espace qui s’étend depuis ce trait jusi|u’à l’extrémité de la pointe cUilée représente e.xactement le volume cherché. 11 en est de dilférentes grandeurs, les plus usitées sont celles de 1 0, de 50 et de 1 00 cent, cubes, l'oiu- eu faire u-sage, on introduit dans le liquide à mesurer la pointe effilée

Fig. 156. — Pince de la burette de .Mohr.

Fig. 157.— pipette.

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