‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 207 sur 262 · I.NTnODtJCTION. — ANALYSE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

I.NTnODtJCTION. — ANALYSE CHIMIQUE

de la pipette, puis on aspire leiilemeiit m'ec la bouche par l’autre extrémité. Le liquide s'élève et l’opérateur laisse mouler son niveau jusqu’à ce que celui-ci dépasse le trait qui, marqué sur ce tube, indiijue le volume cherché. Anrtaut alors l’aspiration, il pose le doijît sur l’orifice supérieur de l’appareil, puis le soulevant léfiéremcnt, il laisse tomber goutte à goutte le liquide jusipi’à ce que le niveau eu soit redescendu au trait marqué sur le tube; il serre aloi-s le doigt contre l’orifice, afin d’arrêter récoulement , puis l’enlève entièrement et laisse tomber le liquide mesuré dans le vase où doit avoir lieu l’opération.

Dans les appareils que nous venons de décrire, pour- évaluer le volume du liquide emiilis-sant l’instrument, on lit le nombre de divisions correspondant au niveau du liquide. Mais l’examen de ce niveau, l'aiqiréciation du iioint e.xact de la colonne graduée auquel il correspond présente quelques difficultés, et nécessite de la part de l’ojiérateur l’emploi de certaines précautions. Ou sait, en efiet, ijue les liquides maintenus dans des tubes en verre de faible diamètre, présentent un niveau qui loin d’être plan possède une forme hémisphérique concave ou convexe suivant la nature du liquide. Pour toutes les solutions aqueuses, cette forme est concave. Si doue, portant l’apjjareil dont on fait usage (burette et pipette) à la hauteur de l’œil, de telle façon que l’axe visuel affleure ce niveau, on cherche à déterminer, à lire le nombre de divisions auquel ce niveau correspond, on éprouve un embarras sérieux par suite de l’apparence que communiipie à ce niveau la réfraction lumineuse. .\u lieu d’une seule ligne, eu effet, on en compte trois disposées comme l’indique la figure. L’une, na' représente à l’œil une ligne droite correspondant au point I I maximum aiuiuel s’élève le liquide ; au-dessous se

trouve un espace transparent qui se termine par i r s une ligne concave dont nous indiquons le point

^ extrême par la ligne tangente bl/; cette ligue courbe

tig. isa.— Mé- qu’on désigne sous le nom ile ménisque supérieur correspond au point où la colonne liquide acquiert , en s’infléchissant , une épaisseur appréciable. Au-dessous se trouve un espace obscur formant une sorte de croissant, et limité à la partie inférieure par une deuxième ligne courbe coiTespoiidanl au point le plus déprimé du licpiide, comme l’indique la ligne ccé. Cotte deu.xième ligne courbe porte le nom de ménisque inférieur. Pour apprécier dans un instrument donné, un certain volume, le chimiste peut, à volonté, choisir soit la divi-

r.HAPlTnK III. — ESSAIS PAR LES VOLI MES. .JH'.t

sion qii’aflleim> la li^'ne hU, soit celle qu’anieure la li^ne rc'; mais il doit toujours se servir du même point de comparaison. Si, par e.xemple, il adopte la lecture au moyen du ménisque infélieur, il devra toujours, dans le cours d'une même opération, adopter la division à laquelle correspond la ligne hypothétique cc' , et ne point lire tantôt au moyen d’un ménisque, tantôt au moyen de l’autre.

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