‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 39 sur 262 · mCT. I)h tHIUlE I.NDI'STRIKLLK · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION. — NOTIONS KI-ÉMENTAIRES

diminuait sensiblement de volume. L’expéiience fut continuée pendant onze jours. Ce temps écoulé, Lavoisier reconnut que l’air

Fig. 1. — Appareil de Lavoisier pour l’analyse de l'air.

renfeimé dans tout l’appareil était réduit environ aux f de son volume primitif, et que le gaz qui restait était impropre à senir à la combustion et à la respiration : c’était l’azote. Prenant alors les petites pellicules rouges forinéi's à la surface du mercure et les chauffant à une forte tenipérature, Lavoisier obtint par leur décomposition un gaz activant la respii-ation et produisant une combustion très -énergique des corps déjà enflammés : c’était l’oxygène. Réimissant les deux gaz, il retrouva dans le mélange toutes les propriétés de l’air atmosphérique , dont la composition fut dés lors connue. L’étude de l’oxygène fut ensuite continuée par Lavoisier, Grothiüs et Davy.

L’oxygène est gazeux et n’est pas liquéfiable par les moyens actuels. 11 est incolore, inodore, insiiiide et magnétique. Il est essentiel à la respiration et à la combustion, qu'il active beaucoup quand il est pur. Sa densité est égale à 1 ,10563. Un litre à 0», et à la pression normale 0">,76, pèse Igr, 121)76. 11 est peu soluble dans l’eau. Ce liquide en absorbe de sou volume. L’oxygène a une très-grande teudanci'à la combinaison. Il s’unit avec tous les corps simples ; avec les métalloïdes, il forme des acides ; avec les métaux, il donne naissance, le plus souvent, à des composés jouant le rôle de bases.

Quand on soumet l’oxygène à l’action des étincelles produites par les courants d’induction, le gaz est modifié dans ses propriétés physiques et siudout dans ses propriétés chimicjues. On lui donne alors le nom A’oxygine ozonisé, ou simplement d’o:one.

L’oxygène entre dans la comiiosition de l’eau pour 89 ceutièine.s; et forme les 21 centièmes de l’air.

CHAPITRIS VI. — MÉTALLOÏDES ET LEURS COMBINAISONS. 83 Ce gaz se prépare de plusieurs manières :

1° Pai- le clüorate de potasse : lorsque dans une cornue en verre

Fig. 2. — Pr(/paration de l’oxygène par le chlorate de potaase.

on soumet ce sel à l’action de la chaleur, il se décompose en oxygène et en chlorme de potassium :

K0,C10‘ = KGl + 0*.

2" Par le bioxyde de mercure, qui, sous l’influence d’une température élevée, se dédouble en oxygène et en mercure :

Hg0 = Hg-f-0.

3“ Par le bioxyde de manganèse soumis à l’action d’une forte chaleur. Il se forme de l’oxyde rouge de manganèse et de l’oxygène :

3 MnO* = Mn»0‘ -|- 0* = (MnO, Mn*0') + 0*.

Par le peroxyde de manganèse et l’acide sulfurique : il se forme du sulfate de manganèse, et du gaz oxygène est mis en liberté :

MnO* -f- S0‘ = MnO, SO* -f- 0.

Dans ces derniers temps, M. Boussingault a fait connaître un procédé par letpiel on peut espérer reudrti industrielle la préparation de l’oxygène. La baryte (BaO) chauffée au rouge obscur est susceptible d’absorber l’oxygène de l’air et de se transformer en bioxyde de baryum (BaO*), qui, à une temiièrature beaucoup plus forte, laisse dégager tout l’oxygène absorbé et régénère ainsi de la baryte avec laquelle on peut recommencer l’opération.

M. Boussingault opère de la façon suivante : L’air dépouillé

INTHODLCTÏON. — .VOTIU.NS ÉLÉSIENT.UUE8.

d’acide carbonique par un passage à travers un flacon renfemiant une solution de baryte caustique D, arrive dans un tube de porcelaine ou de grès B, verni intérieurement, placé sur un fourneau long et contenant de la baryte caustique.

Voici comment se fait l’expérience :

Au moyen du flacon C, on fait passer un courant d’air sur la baryte chauffée au rouge sombre : l’oxygène est absorbé. Quand on voit, par un calcul approximatif, que toute la baryte est passée

Fig. 3 — Appareil pour la préparation de l’oxygtne parle bioxyde de baryum.

à l’état de bioxyde de barj um, on chauffe à la température du rouge cerise le bio.xyde de baryrmi ; l’oxygène se dégage et se rend dans l’éprouvette E. Quand tout dégagement gazeux a cessé, on laisse refroidir le tube de porcelaine au rouge obscur, et on fait passer de l’air de nouveau ; ou recommence, eu un mot, la série d’opérations que nous venons d’indiquer. Cette préparation de l’oxygène est des plus simples, et peut donner de grandes quantités de gaz.

L’oxygène pur n’a jusqu’ici que peu d’usages. On peut cependant l’appliquer dans les fabriques de platiné, pour fondre ce métal ; au moyen d’un chalmneau particulier, on dirige la flamme formée par un mélange de gaz d’éclairage sur le métal placé dans un petit four de chaux vive.

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