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coquillage n’a jju acquêiir auprès do nos teinturiers la faveur dont jouissait la pouiqtre phénicienne.
Si l’on tourne maintenant les regards du côté de la Grèce et de Rome, on y retrouve presque tous les métaux, toutes les lichesses chimicpies de l’Inde et de l’Égypte. Les savons y étaient connus et employés. C'irant aux arts céramiipies, les figulineset les vases dits étrusques témoignent assez haut de l’hahileté des iiotiei-s grecs et romains. On découvre* chatpie jour, en fouillant le sol des contrées romaines, de nombreux échantillons qui disent combien le verre y était habilement façonné. Les éinanx teints de couleurs brillantes entraient de mille façons dans les parures des dames romaines, et il y aurait tout uu livre à faire sur les couleurs employées dans la peinture, si l’on voulait rapporter ce qiuî Pline a écrit sur ce sujet, et ce ijue les analyses de Klapndh, de Davy, de Chaptal, de Darcet, de M. Girardin, deM. Chevreul, etc., nous en ont ajjpris. La substance la plus remarquable parmi ceUes dont se servaient les peintres de l’anthiuité est sans contredit le bleu de Pouzzoles, dont nous avons déjà parlé. La pourpre leur tenait lieu de cochenille, (pioique la garance leur foui-nit aussi du rouge pour les tableaux et les étolh's. Du n’est pas encore fixé sur le procédé do peinture que les Romains appelaient encauslùiue . La cire y était-elle employée en natim; et peignait-on à une température élevée, ou bien la faisait-on dissoudre dans xme huile essentielle, ou Pavai t-on combinée avec mi alcali? C’est ce qu’on ignore. Peut-être cette substance ne servait-elle que comme une sorte de vernis mis après coup sur les peintures murales et destiné à les protéger contre les variations de l’atmo.sphère.
Les ciments et les mortiei’s des Romains sont célèbres à juste titre ; leur solidité est à l’épreuve des siècles.
A Rome, on connaissait les eaux minérales et les fontaines incrustantes, les charbons de terre et les aérolithes. On fabriquait d’excellwits engrais dans les fermes latines; les vins en étaient trèsi-enommés, surtout dans la Campanie mi l’on trouvait le célèbre cni de PaleiTie. On connaissait le vinaigre employé pour assaisonner les aliments, et pour mordi-e certaines pierres (les carbonates de chaux, par exemple). Les Romains se servaient du miel, et de plus importaient le sucre de l’Inde. Ils avaient extrait l’amidon du blé en le faisant fermenter. Ils savaient rouir et blanchir le lin et le chanvre. Le ])ajiyrus d'Egypte, celui du royaume de Naples et de la Sicile leur fournissait d’assez bon papier. Avec la noix de galle ou l’écorco de chêne et le vitriol vert, ils avaient composé
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une encre de bonne qualité à laquelle l'addition d’nne certaine quantité de gomme donnait du corps. Les parfumeui-s pi-éparaient des fards et des onguents fort estimés. Les médecins tiraient du pavot et de la laitue des sucs narcotiques ; ils connaissaient bon nombre de préparations pharmaceutiques, et savaient embaïuner les cadavres presque aussi bien que les médecins d’Egypte. Les ])oisons leur étaient connus, comme d'ailleurs à tous les peuples de l’antirjuité. C’étaient le plus souvent des sucs végétaux, quelquefois des venins d’animaux, plus rarement des préparations de cuivre, de plond) oti d’arsenic.
A la chute de l’empire romain une longue nuit commence ; tous les éléments de la société sont en fermentation. Enfin, vers le V* siècle, on entend parler d’une science sacrée, sorte de chimie empirique mêlée de pratiques superstitieuses. Puis on invente l’alambic et la distillation. C’est peut-être l’époque de la découverte de l’alcool, quoiqu’on l’attribue généralement à Geber, vers le commencement du ix*^ siècle.
Les .Arabes, moins occupés des choses du ciel que les chrétiens d’Occident, réveillèrent peu A peu les intelligences endormies. C’est à cette époque (i.x'^ siècle) que Marc le Grec écrivit im livre de pyrotechnie, où l’art de fabriquer la poudre de guerre est enseigné. Dans les guerres des croyants contre les infidèles on mit en œuvre toutes sortes de compositions incendiaires. Le naphte y prit le nom de /eu greyeois (grec), et devint la terreur des croisés.
A partir de ce moment commencent à apparaître les véritables préparations <'liimiques ; alors Geber enseigna le moyen de préparer la potasse caustiipic par la chaux ; il lit du sel ammoniac, et appliqua l’alambic à la fabrication de l’eau-forte (acide azotique) et de l’eau régale (acide chloroazotique). Il obtint le nitrate d’argent, le sublimé corrosif (deutochlorure de mercure), l’o.xyde de mercure et le foie de soufre (polysulfure de potassium).
Rhasès distilla l’huile de vitriol (acide sulfurique) et rectifia l’alcool sur la chaux et sur le carbonate de potasse fondu.
Avicenne reconnut la présence du fer dans les pierres météoriques, et Actuarius apprit à distiller les eaux de senteur (xiiK siècle).
Pendant que les médecins cherchaient, en accomplissant ces travaux, à perfectionner la préparation des médiemnents, les plus étranges transformations se produisaient sous leurs yeux : c’était tantôt du fer qui, i)longé dans une ea>i limpide et bleuâtre, se changeait en cuivre ronge trés-iiur; nne autre ft)is. du cuivre