SOUFRE
Eq' = 18. Symb.=.S.
Le soufre est connu de toute antiquité.
Il se trouve dans la nature, à l’état natif, aux enxnrons des volcans, soit éteints, soit en actirité. On le rencontre très-souvent uni à des métaux et formant ainsi des sulfures, tels que les pyrites, la blende , la galène , etc. , etc. Le soufre natif cristallise en octaèdres droits à base rhornbe dérivant du système prismatique rectangulaire droit. Leur densité = 2, 0'i.ôi. Ils sont d’une belle couleur jaune, bien connue du reste.
Le soufre est cassant et peut facilement être pulx'ôrisiL II est mauvais conducteur de la chaleur et de réleclricilé. Un bâton de
ciiAi’iTnE VI. — Mi;T.\i.i,nïi)Es et i.F.nts r.oMUiNAiso.vs. lOÂ
Boufrc s’t'ledrisp par 1p frotleniont , et «‘païul en inènie temps une odeur désagréable.
Quand on prend un bâton de soufre dans la main, il fait entendre un petit craquement, et finit par se briser, (le phénomène est dit à une inégale dilatation de la masse.
Il est insoluble dans l’eau, mais il se dissout très-bien dans certaines huiles volatiles et dans le sulfure do carbone. Si l’on évapore ces liquides, le soufre se dépose sous la forme de cristau.x identiques à ceux du soufre natif. Il peut cristalliser aussi par voie de fusion ; mais aloi’s ses cristaux ont la forme de prismes obliques â base rhombe. Le soufre est donc dimorphe. Soumis à l’action de la chaleur, le soufre donne lieu à d’intéressants phénomènes. A 1 10" il fond et fonne une masse liquide jaune qui va s’épaississant et brunissant Justpi’à 200« environ ; si à ce moment on la projette par filets minces dans l’eau froide, elle devient molle, élastiipue, et prend alors le nom de soufre mou (cet état n’est qu’éphémère, et le soufre mou repasse au bout de quelque temps à l’état nonnal). A jiartir de ?00" la masse perd sa viscosité, redevient fluide, et enfin distille à \20°. Sa vapeur, si on la refroidit brusquement, se condense sous une forme pulvérulente et constitue alors la peur de soufre.
La vapeur du soufre est jaune orangé. Elle a jiour densité 6,6ô'i à 500" et 2,228 à 1000".
Le soufre s’unit à l’oxygène, et forme sept composés acides dont quatre constituent une série que l’on nomme série thionique. En
voici la liste ;
Acide bypo^ulfuretix = S*0*
Acide hyposulfurique trisulfuré (pen(atliioniquc) = S*0*
Acide hyposulfurique bisulfuré (tétmlbiunique) = S‘0*
Acide hyposulfurique inonosulfuré (trithionique) = S>0*
Acide sulfureux = S O*
Acide hyposulfurique (dilhionique) 3= S’O*
Acide sulfurique = S
A l’exception des acides sulfureux et sulfurique qui sont d'une très-grande importance, les autres sont peu connus. Ils sont tous instables, et on ne peut se les procurer qu’en dissolution. Ils ne sont point connus à l’étal isolé et concentré.
Le soufre se combine avec tous les métaux, soit directement, comme avec le fer, le cuivre, etc.; soit indirectement, comme aved’or.
11 forme des composés définis avec les métalloïdes.