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Eq' = 2M. Symb. Fe.
Le fer est le plus important des métaux ronnus. On le trouve rarement ,à l’état natif, mais ses minerais sont excessivement nombreux dans la nature. On le rencontre sous forme de sesquioxyde anhydre, de sesquioxyde hydraté, de protoxyde combiné à l’alumine et à la silice, de carbonate, de phosphate, de sulfate, de chlorure, de-silicate, de titanate, d’arséniate, de sulfure, de bisulfure, etc. Ces deux derniers composés sont accompagnés le plus souvent de pjTites cuivreuses et dé pyrites arsenicales. De tous ces minerais , deux seulement sont employés à la fabrication du fer; ce sont : le carbonate et les oxydes. (V. Métaux communs. Fer.)
Le fer afiécte dans le commerce trois états différents, qui sont ; le fer, l’acier, la fonte.
Le fer pur possède un vif éclat métallique et une couleur blanche. Il cristallise dans le système cubique, a pour densité 7,78, et fonda lâOü“ du thermomètre à air. Il occupe le huitième rang pour la malléabilité et le quatrième pour la ductilité. C’est le métal le plus tenace ; un fil de 2“>"> de diamètre ne se rompt que sous un poids de 249^,659. Il se laisse rayer par le verre. Il est éminemment magnétiiiue; mais, chauffé au rouge, il perd cette propriété.
Le fer battu et étiré en tout sens présente une texture à petits grains brillants; lorsque le métal est étii-é en barres, cette texture devient fibreuse.
Il peut se conserver indéfiniment dans l’air sec, et est, au contraire, vivement altéré par l’air humide. Dans ce cas, sa surface se couvre de rouille (sesquioxyde) et l’o.XA dation va se propageant de plus en plus dans l’intérieur de la masse. Au rouge, le fer décompose la vapeur d’eau et se transforme en un oxyde qui porte le nom iïo.mjde magnitique, tandis que du gaz hydrogène se dégage. Il est attaqué avec beaucoup d'énergie par l’acide azotique. L’acide sulfurique étendu l’oxyde avec décomposition de l’eau. Loi-sque l'acide est concentré, il donne naissance à du sulfate de fer et à de l’acide sulfureux. L’acide chlorhydrique attaque le fer avec dégagement d’hydrogène et formation de protochlorure. L’acide carbonique, avec le concours de l'eau , transforme le 1er en carbonate avec dégagement d’hydrogène.
En s’unissant avec l’oxygène, le fer donne naissance à plusieura composés : 1“ le protoxyde (FeO), base énergique qui sature les
CHAPITRK VII. — MÉTAUX ET LEURS COMBI.NAISO.Nb. I7H-
acides les plus forts; 2» l'oxyde magnétique (Fe’0‘ = FeO, Fe’O*); 3» le sesquioxyde (Fo’O*), t[ui forme des sels avec les acides; 4» l’oxyde des battilures (4Fe0,Fe*0’ et 6Fe0,Fe’0*) ; 5» l’acide ferrique (FeO’), ijui forme des sels en se combinant avec les bases. Le fer s’unit avec les métalloïdes. Il forme des alliages avec presque tous les métaux.
On appelle acier le fer contenant une petite quantité de charbon dans sa masse ; le carbone ainsi combiné au métal lui donne certaines propriétés spéciales qu’on développe par la trempe, opération qui consiste à le refroidir brusfjiiement après l’avoir porté au rouge, et qui n'a aucune action sur le fer pur. 11 devient alors dur, sonore et cassant. L’acier est brillant, suscejitible de recevoir un beau poli. Il possède une texture Hue, à grains égaux et serrés. Il est très-ductile, très-malléable, mais il perd ces deux propriétés par la trempe. Les colorations que l’on olisen’e à la surface de l’acier trempé sont dues à l'oxydation d’iuie couche excessivement mince du métal. L’acier fond à l lOüo. Sa densité égale 7,738; après la trempe, elle devient 7, 704. Les propriétés chimiques de l’acier sont les mêmes que celles du fer. Le gaz qui se dégage quand on l’attaque par un acide exhale une odeur fétide, due à la formation d’un carbure d’hydrogène et de phosphurcs d’hydrogène.
On distingue trois sortes de foutes : la fonte grise, la fonte blanche et la fonte noire. Les fontes contiennent des quantités assez notables de charbon, de phosphore et de silicium. La fonte noire se casse très -facilement et présente une texture à gros grains, au milieu desquels on remarque des paillettes de graphite. La fonte grise possède une cassure grenue. Sa densité =6,92. Elle se laisse couper et limer facilement. Elle fond à 1200". Par la trempe, elle se transforme en fonte blanche. Oelte clernière présente im éclat métallique et une couleur analogue à celle de l’argent. Sa densité varie entre 7,43 et 7,80. Elle ne se laisse pas entamer par la lime et fond entre 1050" et 1100".
PROTOXYDE DE FER (FcO). — Il cst pouT ainsi dire inconnu, car sa tendance à l’oxydation est si grande qu’à peine isolé il absorbe de l’oxygène, et passe à l’état d’oxyde supérieur. C’est une base énergique qui sature bien les acides, et donne avec eux des sels parfaitement définis.
SESQUIOXYDE DE FER. — Le sesipiioxyde de fer (Fe'O*) se trouve en très-grande ijuantité dans la nature. A l’état anhydre, il forme de beau.\ cristaux rhoraboédriques brillants et d’ime teinte presque