Act., cap. n, 22; cap. x
pays où l'on y croit, devant les personnes disposées à y croire l. »
Il suffit de quelques mots pour faire toucher au doigt l'impudente fausseté de cette affirmation.
Pourquoi tant de révoltes chez le peuple de Dieu, tant de haine chez les pharisien^ s'ils sont disposés à croire aux miracles? Est-ce donc par la flatterie que les ambassadeurs divins cherchent à donner de l'autorité à des faits qu'ils auraient inventés? Non : c'est de ces faits qu'ils partent pour s'arroger le droit de meurtrir, sous les verges de leurs reproches, la conscience de ceux qu'ils prêchent, et de faire passer tous les esprits et tous les cœurs sous le joug d'une impitoyable domination. « Israël , écoute ton Dieu ! » dit Moïse; et, au nom de ce Dieu, il promulgue une loi sévère et pénible, et il la sanctionne par des menaces terribles; il reproche à son peuple ses lâchetés, ses ingratitudes, ses murmures, ses rébellions, ses impiétés, la prostitution de sou culte à des dieux étrangers. Il le traite comme une bête de somme, qui s'oublie pendant le sommeil du maître et ne revient au devoir que quand elle est châtiée. Il le charge d'imprécations à cause de ses infidélités passées, et, s'il lui montre l'avenir, c'est pour l'outrager par la