Mac-Gowan, article de YOuerland China Mail, 6 juin
SPIRITISME loi
de peuplade sauvage qui ne possède un évocatenr. Le spiritisme s'est constamment promené à travers le monde, dans la personne des bohémiens, des gypsy, des zingari. La sorcière, cette femme sale et ignoble du moyen âge, qu'une plume contemporaine, depuis quelque temps condamnée à l'infamie, s'est efforcée de réhabiliter , la sorcière avait pour mission suprême d'évoquer les esprits. Les vaudois, les albigeois, les manichéens, les gnostiques, toutes les sectes impures ont donné jadis aux esprits, par des débauches qu'il ne faut pas nommer, le signal de l'apparition. Gelse, Porphyre, Proclus, Jamblique, Julien l'Apostat, tous les théurges de l'antiquité faisaient parler les âmes des morts, et mettaient en mouvement des objets inanimés. Les magiciens du paganisme, nous dit Tertullien, obtenaient, des animaux impurs et des tables inspirées par les esprits, la connaissance des choses cachées. Séduits par l'exemple des nations infidèles, les Juifs consultaient un bois vil, et le bois leur répondait *. Saùl, égaré parle désespoir, demandait à la pythonisse d'évoquer l'ombre de Samuel, et l'ombre de Samuel lui apparaissait *. La terre de Chanaan était couverte
1. Popnlus meus in îïgno suo, interrogavit, et baculus sjus arnmtiavit ei. (Ose., cap. rv, 12.)