Ps. vin
en se laissant séduire par les charmes équivoques de la beauté créée et les plaisirs trompeurs que l'on trouve dans les biens d'ici-bas. La terre n'est pas une patrie, c'est un lieu de passage. Dieu seul est la demeure immatérielle et permanente, où se repose l'âme fatiguée des luttes de la vie : Inpace in idipsum, dormiam et requiescam '. Dieu seul est la source inépuisable, où l'homme s'abreuve et s'e.iivre de délices infinies : Inebriabuntur ab ubertate domus tuœ, et torrente voluplatis tuse potabis eos 2. Dieu seul est la récompense surabondante de toutes les vertus et de tous les travaux : Ego ero merces tua magna ?iimis \
Quelles idées, Messieurs, quelle élévation d'esprit! La famille et la société en reçoivent, nécessairement, une influence salutaire. La famille, c'est une réunion sacrée d'êtres que Dieu a bénis. Le père y représente la providence, la mère y exerce les doux oftices de l'amour, l'enfant en est l'espoir. Le père et la mère doivent y être révérés, comme les images de Dieu. La femme y est inférieure à l'homme; mais, pour qu'elle ne soit pas victime des brutalités de sa force et de l'inconstance de son cœur, la loi