I Cor., cap. xvi
meure. C'est pour lui que nous sommes maudits, mais nous bénissons en son nom; pour lui que nous sommes persécutés, mais nous souffrons en son honneur; pour lui qu'on nous charge de blasphèmes, mais nous le prions ; pour lui qu'on nous regarde comme la balayure du monde et le comble de l'abjection. Mais qui nous séparera de l'amour du Cluïsl? Quis nos separabit a charitate Christi? La tribulation? l'angoisse? la faim? la nudité? la persécution? la glaive '? » Non, non, ô Jésus bien-aimé! « Pour toi, nous voulons être mortifiés tout le jour, et considérés comme des brebis qu'il faut tuer. Propter te mortificamur tota die,etœstimati sumus tanquamoves occisionis 2. » Tu nous l'a dit : « Personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'il aime : Majorem charitatem nemo habet, ut animam suam ponat quis pro amîcis suis 3. » Eh bien 1 reçois donc, dans le sacrifice de notre vie, le dernier et parfait témoignage de la passion ardente que tu as fait éclore en nos cœurs !
1. Nos stùlli propter Christum... infirmi... ignobiles. Usque in hanc horam et esurimus, et sitknus, et colaphiscaeiitiiur et instabiles sumus : maledicimur, et benedicimus; persecutionem patimur, et sustinemus; blasphemamur, et obsecramus ; tanquam purgamenta hujus mundi facti sumus, omnium peripsema usque adhuc. (I Cor., cap. iv, 11-13. Rom., cap. vin, v. 35.)