‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 20 sur 110 · Nec ipse ; lui pas plus que Marc · texte numérisé non relu

Nec ipse ; lui pas plus que Marc

9. Prout assequi potuit : allusion aux renseignements que Luc dans son prologue dit avoir pris (Tœpnxoloutnxôtt räoiv dxpuBüdc).

10. Quarti evangeliorum. Le plus simple est sans doute de lire : qQuartum evangeliorum (est) Johannis (le IVe évangile

est de Jean). Westcott pense qu'il faut lire: quartum evangelit librum.

102, Ex discipulis ; d' André il est dit plus loin : ex apostolis.

Cette différence a paru être un indice du fait que l’auteur du Fragment n'envisageait pas celui du [Ve évangile comme l’un des apôtres. Mais il désigne lui-même ce Jean comme l’auteur de la [re épitre et de l’Apocalypse, ce qui ne peut s'appliquer qu’à l’apôtre. D'ailleurs le nom de Jean, tout court, comme celui de Pierre, tout court, ne peut He que l’apôtre. Combien de fois le terme général de uoînrs n'est-il pas employé au lieu du titre spécial d'ärootoloc, surtout dans le [Vme évangile ! 14 ; 11. Suis : peut-être la traduction du mot «rod de l'original. Ce pronom dépendait du premier substantif seulement (condiscipulis). Le traducteur latin l'aurait rapporté faussement à tous les deux ; ce qui n’a aucun sens à l’égard du second (ses évêques !).

12. Alterutrum, pour alterutro, pris adverbialement et employé, comme souvent, pour invicem.

12%. Ex apostolis. André est qualifié avec intention comme l’un des apétres et non pas seulement des évéques présents, ce qui implique une garantie plus solide du message divin transmis par sa. bouche.

13. Rècognoscentibus: tous les autres témoins constatant la vérité du récitet y rendant témoignage ; comp. le : « Et nous savons qu’il dit vrai» (Jean XXI, 24).

14. Suo nomine : sans autre autorité que la connaissance des choses qu’il possédait comme témoin immédiat.

15. Principia doceantur. UN s’agit des commencements différents des quatre évangiles : chez Marc, le ministère de Jean- Baptiste: chez Matthieu, là naissance de Jésus; chez Luc, lannonce de la naissance de Jean-Baptiste; chez Jean, la préexistence éternelle. Cette différence pouvait susciter des doutes ;

1 Il n’y a là aucune négation de l’apostolat de Jean. Un historien ne pourrait-il pas désigner Ney comme le plus habile général de Na-

poléon et un peu plus loin parler du maréchal Davoust, sans par là

vouloir nier le maréchalat de Ney ? Le titre spécial convient à l’homme moins connu; le plus général ne messied pas au plus célèbre.

mais le même esprit directeur (sans doute en grec fyemovixov TrVEdux), qui anime et réunit les quatre récits, doit dissiper tout soupçon. | ”

16. Praeclarum; il faut lire sans doute praeclarus et despectus (Christus).

17. Quid ergo mirum ? Si les choses se sont passées comme il vient d’être dit,.il n y a rien d'étonnant à ce que dans l’une de ses lettres (1 Jean Î, 1-4), Jean se déclare lui-même par ordre et avec insistance (constanter) visor, auditor, palpator et enfin narrator de la vie merveilleuse du Sauveur.

18. Per ordinem profitetur; ces mots me paraissent se rapporter à l’énumération minutieuse des qualités de Jean qui précède : c’est à elle aussi que se rapportait déjà le singula.

L'auteur veut prouver par là non l'authenticité du [Vne évan-

gile, mais la parfaite compétence de son auteur pour le composer.

19. Acta omnium apostolorum ; il y a ici double opposition, entre quatre livres et un seul acteur d’une part, et un seul livre et douze acteurs de l’autre.

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