‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 26 sur 110 · ORDRE DES ÉVANGILES · texte numérisé non relu

ORDRE DES ÉVANGILES

4o Matthieu, Jean, Marc, Luc ; — ainsi dans la stichométrie du Cod. Claromontanus (V[e siècle) et dans un Ms. grec du IX° siècle (probablement copié d’un Ms. du IVe). !

50 Matthieu, Jean, Luc, Marc. — C’est l’ordre du Cod. Cantabrigiensis et de plusieurs Mss. de lItala {a, b, f, ff, n, 0); 1 se trouve aussi dans la traduction gothique, dans quelques Mss. de la Peschito et chez Ambroise (voir Zahn, M, p. 371).

Enfin dans les quatre ordres suivants Jean occupe la première place : e

60 Jean, Matthieu, Marc, Luc. — D’après Zahn, c'était là l’ordre le plus ancien dans l’église d'Égypte; il se trouve dans deux vocabulaires, l’un de la Haute, l’autre de la Basse-Égypte; Zahn (I, p. 371 et suiv.) incline à attribuer cet ordre au recueil d’Origène ?.

19 Jean, Matthieu, Luc, Marc. — Ordre qui se trouve dans Chrysostome et dans un Ms. latin du XVe siècle.

8° Jean, Luc, Marc, Matthieu. — C'était probablement là le vrai ordre du Cod. X (Xe siècle) et celui du très ancien Cod. latin (k) de Bobbio, qui ne contient que des fragments de Marc et de Matthieu à.

1 Druthmar, qui venait d'indiquer comme l’ordre connu Matthieu, Marc, Luc, Jean, raconte qu'ayant trouvé ce Ms. grec, que l’on disait être celui d’'Hilaire, il demanda à un savant grec d’où venait cet ordre, et que celui-ci lui répondit : C’est comme font les bons laboureurs ; ils attèlent en tête les bœufs qu’ils estiment les plus forts.

2 Volkmar attribue également cet ordre à Tertullien parce qu’il dit (A dv. Marc. IV, 2) : Fidem ex apostolis Johannes et Matthæus insinuant, ex apostolicis Lucas et Marcus instaurant. Mais cette parole ne prouve rien quant à un ordre canonique quelconque.

3 Volkmar a cru que ces fragments formaient le commencement du manuscrit et a trouvé là un précédent intéressant en faveur de l’hy- -pothèse de la priorité de Marc. Mais il ressort de l’étude plus exacte faite par Zahn que les évangiles de Jean et de Luc étaient placés avant ces fragments au lieu de les suivre, comme le croyait Vo/kmar.

9° On trouve encore : Jean, Luc, Matthieu, Marc, dans les Mss. 90 et 399. |

C'est un fait que Marc et Luc ne sont en tête dans aucun document et que Matthieu et Jean sont assez volontiers placés l’un en tête, l’autre à la fin, selon lPexplication donnée par Druthmar (p. 180).

L'ordre indiqué en premier lieu est si constant et si général que l’on est porté à se demander si ce n’est pas celui qui fut adopté dès l’abord par ceux qui formérent le recueil des quatre évangiles. C’est l'opinion de Credner qui dit (p. 92): « Simultanément avec l’admission des

quatre évangiles, et de ces quatre seuls, a été aussi fixé :

dès le premier moment l’ordre de ces livres dans la collection canonique. » On trouvera dans l’appendice à la fin de ce chapitre d’antiques récits qui affirment comme un fait cette manière de voir. !

Quant aux ordres si nombreux, différents de cet ordre le plus général et le plus ancien, ils s'expliquent aisément par le fait qu'après la formation du recueil dans lequel

les quatre évangiles furent pour la première fois réunis,

ces écrits continuérent à se répandre tous quatre isolément dans les églises et purent ainsi se trouver différemment placés dans les recueils destinés à la lecture publique.

1 A consulter surtout sur ce sujet Credner, Gesch. des n. t. K., publié par Volkmar, 1860; Zahn, Gesch. des n. t. K. II, p. 367 à

372 ; Gregory, Prolégomènes de la 8e éd. de Tischendorf, p. 131- 138. |

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