‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 74 sur 110 · LA · texte numérisé non relu

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synopliques se rencontrent sur ce point avec le réeit de Jean, suivant lequel, après la fête de la Dédivace, Jésus fit un séjour dans cette province (X, 40-42. :

Chez Luc, comme chez Marc et Matthieu, la bénédiction des enfants est suivie de la rencontre du Jeune homme riche et des entretiens avec les disciples sur le renoncement et les dédommagements qui lui sont assurés. Dans Matthieu, suit la parabole des ouvriers appelés à différentes heures et également rétribués, qui est omise par Marc et Luc. Puis, dans tous les trois, Jésus annonce de nouveau ses prochaines souffrances et son rejet par les autorités juives. Chose étrange! Celte annonce est suivie chez Marc et Matthieu de la demande ambitieuse soit des fils de Zébédée (Marc), soit de leur mére en leur faveur (Matthieu). Nont-ils donc pas compris ce que Jésus vient de dire au sujet de son prochain rejet? Oui, car 1ls acceptent d’y être associés. Mais ils l’envisagent comme momenlané et voient sans doute dans sa résurrection qu’il leur annonce l’image d’une réhabilitation glorieuse. Luc omet ce lrail; lPignorait-il? Gela ne serait pas possible‘ si,. comme un si grand nombre l’admettent aujourd’hui, il avail composé son récit au moyen de celui de Mare ou de Matthieu et surtout de tous les deux. Dans ce cas il faudrait conclure de cette omission qu'il ne cherche pas à charger les apôtres, mais plutôt à les ménager.

À ce moment du voyage, Marc décrit en traits frappants (X, 22) Jésus marchant hardiment en tête du cortège et les apôtres le suivant à distance, étonnés et cramnufs. Ge petit tableau, dû à Marc, mais qui manque chez Luc, s’accorde bien avec la parole de Thomas, au moment où Jésus se rendait de Pérée à Béthanie (Jean XI, 16). — Guérison d'un aveugle avant d’entrer à Jéricho ; Matthieu parle de deux (Marc d’un seul, nommé Bartimée), comme guéris à

la sortie de la ville. Visite chez Zachée ; trait particulier à Luc.

Jésus, voyant en ce moment la foule remplie des plus olorieuses espérances, comme si le règne messianique allait commencer à son arrivée dans la capitale (comp. XIX, 11), cherche à calmer cette exaltation en leur faisant comprendre par la parabole des marcs que toute une économie de travail doit précéder celle de la gloire qu'ils croient si proche, et que ce sera le degré de la fidélité de chacun dans la première qui déterminera celui de sa récompense dans la seconde. Gette parabole, analogue à celle des talents (Matth. XXV), en diffère cependant sur quelques points essentiels, mais surtout quant à la pensée dominante : dans celle des talents, sommes de valeurs différentes confiées aux serviteurs, mais parité dans la récompense accordée à la fidélité; dans celle des marcs, mêmes sommes confiées à tous les serviteurs, beaucoup plus nombreux, mais différence dans les degrés de la récompense accordée à la fidéhté et punition plus sévère à l’égard de ceux qui ont délibérément agi contre les intérêts du maitre. à

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