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chose » (IE, p.427). Je ne saurais cependant me ranger au nombre de ceux que les preuves de Hobart ont convaincus. Que Luc dise raparsluuévos, paralysé, le terme scientifique, au lieu du mot vulgaire ræpahurixüe (paralytique) ; «l'écoulement s'arrêta » (£otn % buous Toù aiwartoc), au heu de : la plaie sécha (Ënodvôn n mnyà Tob aiuaroc, Marc) ;
qu’il dise : «ceux qui sont en santé » (byiaivovres), au lieu de : « ceux qui sont forts » (ioyvovres, Matthieu et Marc); qu'il emploie le terme 5dowrwxds (hydropique), dans un morceau appartenant à lui seul, etc., etc., (terme qui lui est commun avec le fameux médecin Hippocrate), iln’y a dans tout cela rien qui, me paraît-il, force à conclure à la profession de médecin de l’auteur de l’évangile. Zahn fait ressorüur, 1l est vrai, un certain nombre de traits qui conviendralent à celte supposition {p. 427), mais qui n’ont pourtant rien de réellement con-
<luant. Ge qui me semblerait plus décisif, c’est le rapport
que l’on peut constater entre le style de Luc et celui de son contemporain, le médecin Dioscoride, qui a écrit un ouvrage sur La malière médicale, dont un grand nombre d'expressions lui sont communes avec Luc (voir Vogel, p. 61, qui cite quinze termes communs aux deux écrivains). Il est assez remarquable que, comme l’affirme Vogel, p. 13, ce Dioscoride doit avoir travaillé d’après l'ouvrage d’un médecin cilicien, nommé Anazarbus, qui pouvait aisément être connu de Paul et de Luc. Mais rien de tout cela ne me paraît décisif dans la question.