IL. — V. 17-V, 90. Comme individus
En contraste avec le sombre tableau de leur conduite paienne précédente, l’apôtre trace celui de la vie nouvelle que doit produire chez eux la connaissance du Christ qui. leur a été fidèlement transmise. Il résume, comme dans l’épitre aux Colossiens, et déjà dans Rom. VI, cette vie nouvelle en deux traits : le vieil homme à dépouiller, v. 17-24, et le nouvel homme à revêtir, v.25-V, 20. Seule-
ment 1l n'oppose pas en masse, comme dans l’ép. aux Colossiens, l’homme ancien à Fhomme nouveau; il établit huit antithèses dans lesquelles il oppose séparément chaque membre de l’un au membre correspondant de l’autre : mensonge el véracité, v. 29; rancune et pardon, v. 26-27; vol et bienfaisance, v. 28; paroles vaines et discours édifiants, v. 29-30; méchanceté et charité, v. 31-V, 2 ; impureté et chasteté, v. 3-14: imprudence et sagesse, v. 19-17; ivresse charnelle et joie spirituelle, 18-20.
IT. — V, 21-VI, 9. Comme familles.
Le trait généra) est énoncé v. 21 : c’est la subordination mutuelle, en considération de ce Christ qui est Pâme de la vie de la famille, comme de celle de l’Église et de celle de Pindividu.
Et d’abord, la relation centrale, celle du mari et de la femme : de la part de l’une, soumission respectueuse; de la part de l’autre, amour tendre, ayant en vue le salut de celle qui est pour lui comme un second lui-même; car dans celte relation sacrée se reflète le grand mystère de la foi, celui de l’abaissement du Christ qui a quitté son Père pour s'unir à l’Église (v. 22-33).
Puis le premier cercle formé aulour de ce centre : la relation des parents et des enfants; de la part de ceux-ci, obéissance filiale dictée par celle qui est due au Seigneur ; de la part de ceux-là, éducation pleine de fermeté, mais exempte de dureté (VI, 1-4).
Enfin le second cercle plus extérieur encore : la relation des maitres et des esclaves ; de la part de ceux-ci, fidélité partant du cœur qui a toujours en vue le Maitre divin ; de la part de ceux-là, modération dans l'exercice d’un pouvoir dont ils rendront comple à leur propre Maître (v,