Ch. IE. De la doctrine l’apôtre passe au culte
Il parle d’abord de lacte de la prière, qui en est le centre. [l recommande d’y joindre l’intercession en faveur de tous les hommes, spécialement des autorités établies dans l’État, afin qu’elles accordent à l’Église la liberté dont elle a besoin pour réaliser ici-bas son œuvre de paix (v. 1.2). Cette intercession pour les autorités répond à la pensée de Dieu, qui veut le salut de tous. Car Dieu est un, le même pour tous, et Christ, homme et médiateur, a donné sa vie en rançon pour tous les hommes; c’est là le message dont Paul a été spécialement chargé. — Peut-être cette recommandation de veiller à ce que les chrétiens imtercèdent en faveur des magistrats, est-elle en rapport avec une époque prévue de persécution; c’est le moment pour les chrétiens de demander à Dieu d’inspirer aux autorités de l’État des sentiments de justice et de bienveillance. Mais, en même temps, c’est pour tous les hommes que les fidéles doivent élever leurs mains continuellement et en tous lieux avec un cœur pur de tout ressentiment pour les injustices dont ils peuvent être les objets (v. 1-8).
L’apôtre ajoute une recommandation spéciale relativement à la lenue des femmes dans le culte : simplicité dans le vêtement et silence plein de modestie. L'exemple d'Eve doit leur montrer combien elles se laissent facilement séduire par leur imagination. La plus sûre condition de salut pour elles, c’est la simple vie de famille, où elles peuvent se livrer modestement à la pratique de toutes les vertus chrétiennes (v. 9-15).
Ce chapitre prouve qu’à l’époque où cette lettre fut
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CONTENU. — 1e ÉPITRE A TIMOTHÉE. 645
écrite, tous les fidèles avaient encore le droit de parler et de prier dans le culte. Autrement, il n’eût pas été nécessaire d'interdire la parole aux femmes.