Ch. IH, 1-13. Le ministère
De l'Évangile au culte et du culte au ministère, la transition est naturelle. Deux charges constituaient alors le ministère régulier (Philip. [, 1), lépiscopat et le diaconat. Déjà dans l’église de Jérusalem, nous avons rencontré un conseil d’Anciens (Act. XI, 30; XV, 4; XXI, 18), que nous trouvons également établi par Paul et Barnabas en Asie- Mineure (Act. XIV, 23; XX, 17 et 28). Ces Anciens portent aussi le nom d’évêques, c’est-à-dire surveillants, et implicitement celui de pasteurs (paissez..….). À côté de ce ministère est institué déjà à Jérusalem un office destiné à l’assistance des pauvres (Act. VI), qui ne porte pas encore le nom de diaconat, mais que nous retrouvons à Philippes sous ce titre (Phil. [, 1), comme déjà à Corinthe sous celui d’avründs (1 Cor. XIE, 28), et, pour les femmes, sous celui de duéxovos (Rom. XVI, 1). Lors même que l’épiscopat et le diaconat étaient déjà établis dans les églises d’Asie, de nouveaux élus devaient continuellement remplacer ceux qui venaient à manquer; d’ailleurs de nouvelles communautés se formaient. Î[l était donc utile de donner des directions pour le choix de ces fonctionnaires.
a) L’épiscopat (v.1-7). Le mot érisxomos, au singulier, est collectif et ne prouve aucunement qu’il s'agisse ici de l’évêque unique au sens du second siècle; comp. Tite I, 7, où la qualification morale de l’évêque est présentée comme la condition à observer dans lélection des anciens (rpes- Bürepau), V. 9, ce qui prouve leur identité. Où retrouver d’ailleurs les toss@ureon dont parle V, 17, s'ils n’étaient pas compris 1c1 dans le terme collectif d’évéque?
Les qualités requises sont plutôt des conditions négati-