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ves que des postulats positifs. Paul énumère les défauts qui doivent rendre les membres de l’Église inéligibles. On a cru souvent que par l'expression : mari d'une seule femme, 11 voulait exclure ceux qui avaient contracté un second mariage, et l’on a trouvé là l’indice d’un sentiment qui s'exprime plus énergiquement au second siècle. Mais, dans notre épître même, l’auteur recommande aux jeunes veuves de se remarier (V, 14). Le second mariage n’a donc à ses yeux rien de contraire à la pureté morale; comp. 1 Cor. VII, 39; Rom. VII, 1.2. L'expression « mari d’une seule femme » ne serait pas même correcte dans le sens qu'on prétend iui donner, puisqu'une femme morte n’est plus une épouse. Il faut donc appliquer ces mots aux Cas Où il y aurait eu relation 1lhicite prolongée ou à ceux où la première femme vivrait encore après une séparation conjugale. Jésus aussi appelle un second mariage dans ces conditions un adultère (Matth. XIX, 9). Comme cette règle est par là même applicable à tous les fidèles, il n’y a aucune raison de voir ici l’idée postérieure d’une sainteté cléricale particulière. |
La qualité exprimée par le mot didaxruos, capable d’enseigner, a dans ce passage une grande importance. Nous savons par les épitres du troisième voyage que, dans les premiers temps, c'était aux dons libres qu'appartenait la tâche de l'alimentation spirituelle de l’Église. Mais dans ces épitres mêmes (Cor., Rom.) nous voyons déjà l’importance de ces dons diminuer; dans celles de la captivité plus encore. Dans celle aux Philippiens, 1l n’en est plus parlé; ce sont les charges (évêques et diacres), qui paraissent jouer le rôle principal. — L'office d'édifier l’Église n’est point encore attribué ici à l’évêque, sans doute; mais 1l doit, dès maintenant, être choisi de manière à pouvoir le remplir.