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IL. Timothée, le serviteur de l’Église (LV, 4-VI

Dans cette seconde partie, l’apôtre rappelle à Timothée ses obligalions personnelles, dans la tâche pleine de responsabilité qui lui est confiée auprès des différents membres de l’église d'Éphèse. Et d’abord : ses devoirs en face des dangers dont la roenacent les faux-docteurs (ch. IV); puis la conduite qu'il à à tenir envers les diflérentes classes de personnes qui composent son troupeau (V, 1-V[, 2);

enfin, le contraste qu'il doit y avoir entre son ministère

et celui des faux-docteurs, spécialement au point de vue du désintéressement (VI, 3-19).

7. Ch. IV. La lutte contre la fausse doctrine qui menace l'Église.

Ce danger est signalé par les prophètes, qui annoncent pour les temps qui vont suivre le déchaîinement d’un souffle diabolique. Sous l'apparence d’une sainteté supérieure se répandront dans l'Église des enseignements pernicieux, interdisant le mariage et recommandant l’abstinence de certains aliments, comme si ce n’était pas Dieu lui-même qui avait créé toutes choses afin qu'on en Jouisse avec actions de grâces, en en sanctifiant l’usage par la lecture de sa Parole et par la prière. — Assurément les prophètes de la primitive Église ne parlaient ainsi que parce qu'ils remarquaient déjà les premiers symptômes du mal. Nous

CONTENU. — 1re ÉPITRE À TIMOTHÉE. 647

les avons constatés à Rome (Rom. XIV) et à Colosses (Col. IF, 20-25). Au fond de ce faux ascétisme, on discerne aisément le principe dualiste qui s’est accentué plus tard (v. 1-5).

Un tel état de choses impose à Timothée deux devoirs : le prernier, c’est de combattre cette tendance malsaine dans son principe, en rappelant aux frères les vrais enseignements de la foi, qui excluent ces vaines pratiques ascéliques aussi bien que les absurdes légendes sur lesquelles on cherche à les appuyer (v. 6-8). Il doit affronter les souffrances et les affronts que lui attirera une telle conduite, mettant son espérance dans le Dieu vivant qui veut le salut de tous et qui a un soin particulier des siens (v. 9-11). Le second siècle de l’Église à justifié ces appréhensions des prophètes apostoliques, par le déploiement des tendances ascétiques souvent unies à un grand débordement d’immoralité.

Le second conseil se rapporte à ce que Timothée doit faire pour exercer cette influence salutaire attendue de lui; avant tout, rendre sa jeunesse respectable par les vertus dont elle est ornée (v. 12). Timothée pouvait avoir alors trente et quelques années. Rien dans les usages grecs n'empêche qu'il ne soit désigné comme jeune homme. Chez les anciens, un homme entre trente et quarante ans est encore appelé ainsi. — Il doit en même temps vaquer avec assiduité aux fonctions de son ministère, en particulier à la lecture, évidemment de l'Ancien Testament, dans les assemblées, lecture suivie de lPexhortation et de enseignement; et pour cela 11 doit travailler au rafraichissement constant de sa propre vie spirituelle et de son don d’évangélisation. Ge don précieux lui a été communiqué dans un acte solennel dans lequel les Anciens de Lystres lui imposèrent les mains et des bouches prophétiques

le désignèrent pour sa mission. C’est à cette même cérémonie que Paul fait allusion 2 Tim. 1, 6, où nous voyons qu’il lui imposa aussi lui-même les mains. — Les v. 15 et 16 insistent fortement sur l'importance de ces exhortations (v. 9-16).

2. V, 1-VI, 2. Recommandations quant aux relations de Timothée avec les diverses classes de personnes dont se compose son église actuelle.

a) Avec les hommes, vieux et jeunes; égards respectueux, relations fraternelles (v. 4).

b) Avec les femmes, âgées et jeunes; respect; pureté (v. 2).

c) Avec les veuves. Deux devoirs, selon les cas : honorer, ray (v. 8-8), et mettre sur le rôle, xarakéyechou (v. 9-16). Le premier devoir s'applique aux veuves restées solitaires, par manque d’enfants, de petits-enfants ou de parents qui puissent prendre soin d'elles. Le terme d’honorer renferme naturellement le devoir de l'assistance (comp. riwav Matth. XV, 5); Timothée doit veiller à ce que ce devoir soit rempli par l’église (v. 3-5). A cette veuve, vraiment veuve, qui met tout son espoir en Dieu, est opposée (v. 6-7) la veuve frivole et légère, qui peut subvenir à ses besoins par son travail et sur la conduite de laquelle il importe de veiller. Le v. 8 se rapporte au devoir des parents qui ont dans leur famille des veuves indigentes et ne doivent pas les laisser tomber à la charge de lPéglise.

Dés le v. 9, l’apôtre passe au second devoir. Il ne s’agit plus seulement d’honorer et d'assister ; 1l est ici question uniquement des veuves âgées (sexagénaires), ayant mené comme femmes une vie honorable et exercé au sein de Péglise l'hospitalité et la bienfaisance. Celles-ci doivent être inscrites sur un rôle, comme revêtues d’une dignité

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