D FD SE
Ur PR Te ee DR NE IN AU EP eee nier
2 Ü RC ap D rs
CONTENU. — 1re ÉPITRE À TIMOTHÉE. 653
des antinomies, dans le domaine de la science religieuse, que les faux-docteurs se plaisaient à énoncer, pour faire : briller les solutions ingénieuses qu’ils savaient en donner, solutions qui renversaient souvent les vérités de la foi (v. 20-21).
La salutation finale est adressée, d’après le Sinaïticus, PAlexandrinus et le Porfirianus, à toute l’église : «La grâce soit avec vous »; d’après la leçon gréco-latine, la Peschito et presque tous les minuscules, à Timothée seul : « soit avec toi! » Si, d’un côté, il est assez naturel qu'on ait changé le vous en toi, il ne l’est pas mois, de l’autre, qu’on ait fait l'inverse. Car dans les deux autres Pastorales, la salutation finale s’adresse indubitablement à léglise entiêre.
A la première lecture de la critique que Schleiermacher a faite de cette lettre, on est surtout frappé du reproche d’incohérence. Mais à une étude plus approfondie, cette | apparence se dissipe plus ou moins complétement, comme n nos lecteurs peuvent en juger. Cet écrit comprend deux parties : la première se rapporte à la marche générale que Timothée, comme délégué apostolique, doit imprimer à l’église ; elle traite de quatre sujets : l'Évangile, le culte, le ministére, l’église elle-même (ch. I-HP); la seconde se rapporte à la manière dont il doit, comme pasteur temporaire, travailler à écarter de l’église la fausse doctrine, se conduire envers les différentes classes de membres dont elle se compose et se distinguer tout particulièrement des faux docteurs par sa conduite désintéressée (ch. [V-VP). Cette disposition naturelle est à peine troublée par quelques digressions qui sont dans la nature du style épistolaire.
Épitre à Tite.
Trois parties : l'adresse, 1, 1-4; le corps de la lettre, 1, 9-[1, 11: la conclusion, LI, 12-15.
L'adresse est remarquablement développée et a quelque analogie avec celles de l’épitre aux Romains et de la 1re épitre de Jean. Paul n’écrit pas à Tite une lèttre d'ami. En sa qualité d’apôtre, il lui donne, comme à son substitut, les instructions nécessaires pour l’organisation de l'Église et l'impulsion à lui imprimer. De là le développement remarquable de l'adresse (v. 1-4).
C’est au service de Dieu, et comme mandataire de Jésus- Christ, pour amener à la foi ceux que Dieu a préconnus et les former par la connaissance du salut à la piété qui doit les conduire à la vie éternelle, que Paul écrit ces liones. Dieu, en effet, après avoir révélé sa Parole, lui en a confié la prédication. Il écrit à Tite, son fils spirituel, en raison de cette foi commune qui les unit.
Le corps de la lettre se rapporte d’abord au soin de l'Église en général (ch. 1), puis à la conduite de Tite énvers les diverses classes de personnes dont elle se compose (ch. Il); enfin à la relation de l'Église avec le monde (cha AI
Î. — Ch. 1, 5-16. Le presbytérat ou épiscopat; sa tâche.
Le v. 7 montre avec évidence que le presbytre et l'évêque sont aux yeux de l’auteur une seule et même personne, désignée tantôt d’après le titre hébraïque, tantôt selon le mode grec. C’est ce ministère fondamental auquel laposolat lègue le soin de l'Église et que Tite doit établir dans les communautés chrétiennes nouvellement fondées en Crête. Paul la laissé pour cela dans cette ile. Au v. 9 se retrouve l’idée qui était exprimée d’un mot dans 1 Tim.