‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 138 sur 144 · CONTENU. — ÉPITRE A TITE · texte numérisé non relu

CONTENU. — ÉPITRE A TITE

par le terme dujaxruwxée, propre à enseigner La nécessité de cette qualité chez l'évêque est démontrée par la double tâche qui lui incombe d’enseigner la vérité qui sauve et de fermer la bouche à de nombreux docteurs, sortant surtout des convertis du judaisme, vains parleurs, qui, en vue d’un gain déshonnête, pénètrent dans les familles et les bouleversent, réalisant exactement le portrait qu'Épiménide, le poète national des Crétois, a tracé de ses compatriotes. Ces gens doivent être ramenés de cet état d’égarement où les ont Jetés de vaines fables d’origine judaïque et dans lequel ils trouvent moyen de faire marcher ensemble des pratiques d’abstinence tout humaines avec la corruption du cœur et de la vie, affichant la connaissance de Dieu et le reniant par leurs œuvres.

Il est à remarquer qu'il n’est pas parlé des diacres; cela tient sans doute à ce que les églises de Crête étaient beaucoup plus récentes que celle d’Éphèse.

[. — Ch. IH. La conduite à exiger des différentes classes de membres :

a) Des hommes ägés : sobriété, prudence, charité, patience (v. 1-2).

b) Des femmes âgées : gravité dans toute la tenue; sobriété ; bonne influence sur les jeunes femmes (v. 3-5).

c) Des jeunes gens : modération (v. 6); quant à Tite lui-même, qui appartient encore à cette classe : vie exemplaire; enseignement pur; parole irréprochable (v. 7-8).

d) Des esclaves : soumission; fidélité propre à honorer l'Évangile (v. 9-10).

Cette belle tenue des membres de l'Église est seule conforme à la grande manifestation de la grâce divine par laquelle Dieu vient de faire briller son salut destiné à tous, et de laquelle doit résulter la disparition du péché envers Dieu, envers les hommes, envers nous-mêmes ; c’est là le

moyen de se préparer à lapparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ !, qui s’est donné luimême pour nous affranchir de tout mal et faire de nous le peuple de Dieu. C’est là le vrai enseignement que Tite doit maintenir fermement, se rendant en toute chose digne de respect (v. 11-15).

Gette seconde partie répond à 4 Timothée V, 1-16. Sil n'est point parlé des veuves, cela tient sans doute à la même cause que la non mention des diacres (voir plus haut).

HE. — Ch. I, 4-44. La relation de l’Église avec le monde.

Le mot irouiuvnoxe, rappelle-leur (aux chrétiens), montre que ce n’est pas là pour eux quelque chose de nouveau. Le premier devoir à leur inculquer est la soumission aux autorités de l'État; le second, Pempressement à concourir au bien général; le troisième, une conduite pleine de douceur envers leurs concitoyens non chrétiens. Une telle conduite est imposée au chrétien, d’un côté, par le souvenir: de ce qu’il était autrefois lui-même, de l’autre, par l'amour miséricordieux que Dieu a fait éclater envers nous. S'il nous a sauvés et régénérés par le baptême et par l’effusion de son Esprit, ce n’est pas en raison de nos œuvres de justice, c’est en vertu de sa pure miséricorde, afin qu'après avoir reçu la grâce de la justification, nous devenions héritiers de la vie (v. 1-7).

L'Évangile ainsi résumé est € la parole certaine » (rue-

1 Si nous traduisons : « la gloire de notre grand Dieu et Sauveur J.-C., » et non : «du grand Dieu et de notre Sauveur, » nous le faisons par trois raisons : 40 Dans le second sens, il eût été plus correct de répéter l’article devant le substantif owrñcos. 20 Jamais dans le N.T. l’épithète de grand n’est donnée à Dieu; elle serait oiseuse. Il en est autrement dès que le terme de grand Dieu est appliqué à J.-C. 30 Jamais la Parousie n’est présentée comme l’apparition de Dieu lui-même. L’intuition contraire ressort même positivement de 1 Tim. VI, 44-16.

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