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un coup de la grâce. « Ge fait, dit-il, reste toujours une € révélation », dans le plein sens du mot. L'âme de Saul fut saisie par la puissance divine d’une vérité que Jamais elle n’eût pu produire d'elle-même, mais qui, sous l’empire des dispensations intérieures et extérieures, se dévoila à lui comme le mot de l'énigme, comme l’apaisement du conflit interne, comme la puissance de Dieu à salut !. »
Keim également est à la recherche d’une cause objective, qui ne soit pourtant pas une apparition sensible. De même qu'il compare les apparitions de Jésus ressuscité à des Ctélégrammes du ciel» et qu’il y voit des communications spirituelles du Seigneur glorifié ?, c’est aussi un prodige
du même genre, de nature purement spirituelle, qu’il parait
admettre ici. Il en est peut-être de même de Reuss, quand, dans un langage un peu ambigu, il déclare que la & conversion de Paul reste toujours, sinon un miracle absolu au sens traditionnel du mot..…., du moins un problème psychologique aujourd’hui insoluble*. » Baur lui-même résu-
mail ainsi sa discussion sur ce fait: € On ne parvient par |
aucune analyse ni psychologique, ni dialectique, à sonder le mystère de lacte par lequel Dieu révéla son Fils en Paul #. »
La difficulté générale est celle-ci : Plus vous accumulez, comme le fait Pfleiderer, les impressions antérieures favorables, plus le caractère brusque et violent de la crise devient incompréhensible ; plus vous les diminuez, moins la transformation elle-même est naturellement explicable.
On parle de l'influence que peuvent avoir exercée sur Saul ses relations avec Etienne. Nous constaloms, au con-
1 Paulinismus, 2e éd., p. 16.
2 Leben Jesu, UE, p. 605.
3 Ep. paulin. |, p. 14.
# Das Christenthum, etc. 3° éd. p. 45.