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bientôt toutes les petites épîtres (1 Thess., Col., Philém., Philipp.), et enfin s’attaquant même aux quatre plus grandes. Ce sera là le sujet d'autant de questions à examiner dans le cours de l'étude suivante. Pour le moment disons seulement que la langue si évidemment et profondément gréco- Juive des quatre plus grandes ne parle pas en faveur de leur composition à Rome au second siècle par un groupe de philosophes grecs. En étudiant les chiffres des hapaxlegomena que J'ai donnés plus haut, on remarquera l’étonnant rapport que présentent entre elles les grandes lettres (Rom. ; 1 et 2 Cor.), dont les hapax montent pour l’une à 96, pour l’autre à 91, pour la troisième à 92. On retrouvera le même rapport dans le chiffre des hapax des quatre plus petites, Gal., Eph., Phil., Col. Des deux tiers plus courtes, ou à peu près, que les trois plus grandes, elles ont un chiffre à peu près égal de hapax et ce chiffre s’élève assez exactement au tiers de celui des trois grandes : 35; 38; 36 el 34. Les deux aux Thessaloniciens ont des caractères particuliers, la premiére étant dans sa première moilié une simple effusion de sentiment, qui n’appelle pas, comme les enseignements, des termes spéciaux, et la seconde étant fort courte. Elles n’ont en conséquence, les deux réunies, qu'une proportion moindre de hapax : 25 sur huit chapitres. La proportion redevient plus forte dans les Pastorales (1 Tim. 73; 2 Tim. 44; Tite 31), ce qui, si elles sont authentiques, résulte naturellement des circonstances particulières et toutes nouvelles dans lesquelles elles ont été composées. Il serait difficile de comprendre comment des proportions si naturelles et si concordantes pourraient se trouver dans des écrits dont la composition proviendrait d’un certain nombre de faussaires, écrivant d’une manière indépendante.
Qu'il nous manque un certain nombre de lettres écrites