‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 39 sur 144 · LEA D 5 1 SARA PA PE FERA · texte numérisé non relu

LEA D 5 1 SARA PA PE FERA

comme le veulent Wäeseler et Volkmar. Ge séjour ne fut

qu'une courte visite à laquelle il est impossible, d’après les Actes, d’assigner une destination aussigrave.D’ailleurs, comment comprendre qu'après une décision solennelle comme celle qui est rapportée Act. XV, la question de la circoncision de Tite eût encore pu être soulevée, comme le rap porte Gal. 11? IT faut ou recourir aux explications les plus orcées, comme le fait Wieseler, ou faire du récit d’Act. XV un roman, comme Volkmar. Il est plus simple de reconnaitre avec nous l'identité des deux voyages Gal. Il et MDI ANT

Une révélation semblable à celles que Paul avait reçues dans plusieurs moments décisifs de son apostolat (à Jérusalem, voir le discours Act. XXIE, 47-18; à Corinthe, XVII, 9; à Jérusalem, XXII, 11; dans le naufrage, XXVII, 93) vint calmer ses inquiétudes et résoudre ses doutes.

Dès qu’il fut arrivé, Paul exposa son enseignement évanélique; à qui? Le aûroic, à eux (v. 2), est très général: à ceux de Jérusalem. Mais il est déterminé par la proposition explicative suivante : &et cela privément à ceux qui sont envisagés comme les autorités » (voir p. 123). Il s’agit done d’une confabulation intime qu'il eut avec les apôtres ou du moins avec ceux qui représentaient en ce moment le collège apostolique à Jérusalem, Jacques, Pierre et Jean (v. 9). Cest ainsi une tout autre réunion que celle à laquelle fut convoquée toute l’église et où Paul et Barnabas racontérent leur premier voyage de mission (Act. XV, 4), et même que celle, presque aussi générale, qui fut la conséquence de celle-là (v. 6-21). Un exposé, comme celui que désigne le mot dveléunvy, est quelque chose de tout différent soit de la narration d’une mission, soit d’une discussion publique. — Les derniers mots : € de peur que je ne courusse (à l’avenir) ou n’eusse couru en vain, » ne

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CONTENU DE L'ÉPITRE. 233 signifient pas que Paul ait remis alors aux apôtres le droit de décider de la vérité ou de la fausseté de lPévangile qu’il leur exposait; 1l savait de qui 1l le tenait. Mas il le leur exposa dans le but d'obtenir leur assentiment à sa mamère de prêcher, comprenant bien que, s'ils la désapprou- 4 valent, toute son œuvre, ne pouvant plus s’appuver sur le fondement posé à Jérusalem par le Seigneur lui-même, resterait comme suspendue en l’air et finirait par crouler.

V. 3-9. Paul s’interrompt ici à l’occasion de cette sup- * position : courir ou avoir couru en vain. Mais, ajoute-t-il, : : cette crainte ne dura pas longtemps; elle s’évanouit bien vite par le fait qu'un païen, comme Tite, put participer au culte, aux agapes, sans avoir élé soumis à la circoncision. Ge fait remarquable fut l'application immédiate de la décision prise dans la grande assemblée à l’instigation de Pierre et de Jacques (Act. XV, 6 et suiv.). Voir sur ce passage Gal. I, 3-5 p. 124-195.

V. 6-10. Au v. 6 Paul reprend le récit de la conférence privée avec les apôtres, commencé v. 2. Par cette forme

: adversalive : drd dè roüv doxoivrov, mars de la part de ceux | qui font autorité, 11 oppose la conduite des apôtres aux exigences qui s'étaient produites dans l’assemblée de l’église, et 1l renoue avec le v. 2; c'est ce qu'indique d’ail-

leurs clairement le retour de l'expression oi doxobvres et l'emploi du terme reocavarihesbar, qui fait évidemment allu-

sion à celui de avebéunv (v. 2). Avant de dire la réponse

qu'il reçut des apôtres, auxquels il avait exposé sa concep-

tion évangélique, Paul fait observer (v. 6) que sa déférence envers eux n'allait pas jusqu’à compromettre sa propre indépendance. Ce n’était pas d’eux qu'il tenait son évan

oile et son mandat: ce métaient pas eux qui pouvaient, quant à lui (moi, éuot), décider de la valeur de lun ou

de l’autre, et cela sous prétexte de certaines circonstances

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